De la désinformation des médiatique quotidienne contre l’Etat juif et de la nécessité de la combattre

Titre original : De la désinformation des médiatique quotidienne contre l’Etat juif et de la nécessité de la combattre
Date de publication : 19 juin 2017, 30 juin 2017, 5 juillet 2017, 12 juillet 2017
Site de publication : Info Equitable
URL du site : infoequitable.org
URL des articles :

http://infoequitable.org/desinformation-bbc-reconnait-faute-presente-excuses

http://infoequitable.org/50-ans-doccupation-la-video-de-propagande-du-monde-contre-israel

http://infoequitable.org/lafp-propage-mythe-de-lempoisonnement-de-population-de-gaza

http://infoequitable.org/le-figaro-deforme-des-propos-de-larmee-israelienne

Auteur de l’article : InfoEquitable


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Note :

Ce ne sont que quelques exemples mais c’est un petit aperçu de ce à quoi est confronté quotidiennement l’Etat juif… Mais surtout aussi les populations du globe en matière de désinformation et de calomnies qui visent l’Etat d’Israël (… Mais à part ça, ce sont les Juifs qui « contrôlent le monde, la finance et les médias » ! LOL !).

Je publie cet article, ou plutôt cette série d’articles, pour ceux qui ne savent pas ou ceux qui entendent parler de manipulations médiatiques sans avoir précisément d’aperçu concret du phénomène.

Ce harcèlement est quotidien, et pas seulement en France et en Angleterre ! Merci à Info Equitable et à d’autres de se battre contre ces mensonges, contre ces propagandes antisémites partout où ils frappent !

Voici donc à quoi cela ressemble d’être le Juif des nations…

 

‘Ami Artsi עמי ארצי

 

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Désinformation : la BBC reconnaît sa faute et présente ses excuses

19 juin 2017

La chaîne britannique avait fait état, de manière particulièrement malhonnête, de l’attentat du vendredi 16 juin dans lequel une policière israélienne a été tuée.

Prise en flagrant délit de désinformation anti-israélienne, la British Broadcasting Corporation (BBC) vient de reconnaître publiquement son erreur. Il faut dire que le traitement pour le moins fallacieux de l’attentat commis à Jérusalem, vendredi 16 juin et qui a coûté la vie à une jeune Israélienne, a déclenché un tollé sur les réseaux sociaux. Y compris au plus haut niveau.

Le fils du président des Etats-Unis, Donald Trump Jr., a lui même réagi sur son compte Twitter pour dénoncer la malhonnêteté de la chaîne publique britannique.

Vendredi dernier donc, une jeune policière israélienne, Hadas Malka, est mortellement poignardée par un Palestinien Porte de Damas, à l’entrée de la vieille ville de Jérusalem.

Dans le même temps, deux complices ouvrent le feu sur les autres soldats qui composent la patrouille. Ces derniers ripostent et abattent les trois terroristes.

Dans les heures qui suivent la BBC rapporte l’information avec ce titre :

« Trois Palestiniens tués après une attaque mortelle au poignard à Jérusalem »

Décryptage : Nul besoin de longues explications pour souligner le caractère foncièrement mensonger de ce titre qui vaudrait un zéro pointé dans n’importe quelle école de journalisme. Les « trois Palestiniens » sont présentés comme des victimes. La jeune Israélienne assassinée – la vraie victime – passe aux oubliettes. Et c’est sur le site de la BBC, qui se flatte d’incarner la rigueur et l’éthique journalistique, que cette information tronquée a été publiée.

Donald Trump Jr. dénonce la manipulation…

De nombreux internautes réagissent immédiatement auprès de la BBC et sur les réseaux sociaux pour dénoncer cette falsification qui n’a d’autre objectif que de légitimer la violence palestinienne en désignant de manière à peine voilée les Israéliens comme responsables.

Le propre fils du président américain, Donald Trump Jr., se fend d’un tweet pour faire savoir à la BBC ce qu’il pense de sa manière de travailler.

« Vous voulez dire (qu’ils ont été abattus, ndlr) après qu’ils aient poignardé à mort une policière israélienne? On peut difficilement être plus trompeur », écrit Donald Trump Jr.

Le ministère israélien des Affaires étrangères ne reste pas inactif

De son côté, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a demandé dès vendredi au directeur général du ministère des Affaires étrangères, Yuval Rotem, de protester officiellement auprès de la BBC. Une démarche similaire est introduite par l’ambassade d’Israël en Grande-Bretagne.

Dès samedi, la BBC a reconnu son erreur et présenté ses excuses dans un communiqué officiel.

« Nous reconnaissons que notre titre initial ne reflète pas correctement la nature de l’événement et en conséquence nous l’avons modifié. Bien que nous n’ayons en rien été animé de l’intention de tromper le public, nous regrettons le trouble causé. »

24 heures après l’assassinat de Hadas Malka, l’information est correctement présentée sur le site de la BBC.

« Une policière israélienne poignardée à mort à Jérusalem »

Décryptage : Ce n’est pas la première fois que la BBC, à l’instar d’autres médias européens, se rend coupable de tels dérapages. Cette dernière affaire démontre si besoin en était la nécessité de demeurer vigilant et confirme que la réactivité sur les réseaux sociaux permet de lutter de manière efficace contre la diffamation anti-israélienne. InfoEquitable entend se tenir en première ligne pour informer ses lecteurs et participer de manière concrète à cette lutte contre la désinformation.

(Si vous souhaitez reproduire cet article, merci de demander une autorisation écrite préalable au site d’InfoEquitable.)


« 50 ans d’occupation » : la vidéo de propagande du Monde contre Israël

30 juin 207

« A l’occasion des 50 ans de la guerre des Six-Jours, Le Monde a sorti un dossier intitulé « Israël-Palestine, 50 ans d’occupation », sous la direction de son correspondant Piotr Smolar. En voici l’introduction :
Le 10 juin 1967, Israël remportait une victoire éclair et spectaculaire sur les armées arabes, prenant le contrôle de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie, du plateau du Golan et de la bande de Gaza, lors de la guerre des Six-Jours. En un demi-siècle, les colonies se sont multipliées dans les territoires occupés. Avec le temps, ce régime de domination a affecté les deux sociétés, israélienne comme palestinienne. A partir du 29 mai, Le Monde publie une série d’articles à cette occasion. »

Israël, régime de domination à renverser ?

C’est semble-t-il la première fois que Le Monde qualifie le système politique d’un pays de « régime de domination ». Or, là où la référence à un « régime de domination » est la plus courante, c’est dans le marxisme : elle désigne la classe bourgeoise à renverser. En d’autres termes, conscient ou non de la connotation historique de la terminologie choisie, Le Monde parle du gouvernement israélien pourtant démocratiquement élu comme d’un pouvoir à renverser. Un langage violent que le journal n’utiliserait pas pour parler de la Turquie à Chypre, de la Chine au Tibet ou… de la France dans certains territoires d’Outre-mer où sa légitimité historique est bien plus discutable que celle des Juifs dans la région où leur peuple est né.

Une guerre sortie de son contexte

Autre biais de cette présentation : l’Histoire de la guerre n’a pas commencé le 10 juin 1967. Dans les semaines qui la précédèrent, les pays arabes massèrent leurs armées aux frontières d’Israël, l’Egypte bloqua l’accès vital d’Israël à la mer Rouge en fermant le détroit de Tiran et chassa les troupes de l’ONU qui devaient garantir le calme dans le Sinaï. Ne pas parler de ces préparatifs permet de présenter Israël comme un conquérant assoiffé de territoires alors que, dans les semaines qui précédèrent l’offensive israélienne, c’étaient les pays arabes qui ne faisaient pas mystère de leur intention d’envahir et éliminer Israël.

A chacun ses héros : des « martyrs » palestiniens à « celles qui disent non à Tsahal »

Piotr Smolar a bien travaillé. Sept longs articles composent la série et la démonstration de toutes les inexactitudes qui y figurent prendrait plusieurs fois leur longueur. Avant de nous concentrer sur la vidéo qui en constitue le fleuron, voici la liste des articles de la série :

Demander à quelqu’un qui sont ses héros est un bon moyen de connaître ses valeurs. N’y avait-il pas d’autre moyen de parler des terroristes palestiniens, ces « martyrs » (traduction malheureuse du shahid assassin qui n’a rien à voir avec le martyr chrétien victime de persécutions), que comme des « sombres héros de la Palestine » ? Qui plus est en illustrant l’article avec la mère de l’un d’entre eux posant devant la stèle érigée en mémoire de son fils, sans même commenter le fait que le monument a la forme de la carte d’Israël : un appel à la destruction d’Israël et à son remplacement par une « solution à un Etat », arabe.

Il y a aussi un article consacré à « celles qui disent non à Tsahal » : « De jeunes Israéliennes refusent de servir dans l’armée, qu’elles considèrent comme une machine répressive. » Il est normal que certains citoyens soient en désaccord avec la politique de leur propre pays; mais lorsqu’ils refusent de servir leur armée alors qu’un service militaire est obligatoire, cela s’appelle des objecteurs de conscience. Dans une démocratie, comme Israël, les citoyens peuvent utiliser les urnes pour changer la politique de leur pays; ils sont censés ensuite se conformer aux décisions prises. L’armée israélienne défend également l’ensemble du pays, y compris les territoires non contestés, contre des voisins toujours hostiles (Hamas, Hezbollah…), et c’est aussi à cela que renoncent celles qui disent non. Les activistes de La Paix maintenant et Combattants pour la paix interrogées par Piotr Smolar ont un but politique. Pourquoi ne pas interroger l’immense majorité des Israéliens qui remplissent leurs obligations militaires sans objecter ? Et ce n’est pas l’interview de Michel Sfard, membre du même courant politique minoritaire en Israël (« militant politique de gauche » selon Le Monde qui n’a pas interviewé de pendant de « militant politique de droite » dans sa série), qui donnera aux lecteurs les moyens de comprendre la société israélienne dans son ensemble.

Signe d’un déséquilibre manifeste, aucun de ces articles qui font un large écho aux récriminations palestiniennes contre Israël n’a pour sujet, par exemple, les traumatismes endurés par les Israéliens victimes d’attentats, l’incitation au terrorisme dans les écoles palestiniennes, les luttes entre les factions politiques palestiniennes ou les plans de paix refusés par les Palestiniens ces 20 dernières années.

Fleuron de la série : « Comprendre la colonisation israélienne en cinq minutes », des centaines de milliers d’internautes désinformés

Même une plume de la qualité de celle de Piotr Smolar, qui sait rendre vivants et attachants ses sujets, a un pouvoir limité. Aussi Le Monde a-t-il mis les gros moyens en joignant une production multimédia à la série.
Animations graphiques, musique, c’est un véritable petit clip de propagande qu’a concocté le journal. Sur Facebook, le post original a totalisé 2,240 partages et 289 000 vues !

Un article contenant le film a également été posté, totalisant presque 5,000 partages et donc encore bien davantage de vues; et d’autres canaux ont été utilisés (Twitter, l’insertion dans d’autres articles…).

Ce sont donc des centaines de milliers de personnes qui ont été exposées à ce petit film « didactique ».

Evidemment, les travers de la série se retrouvent dans la vidéo, qui propose pour comprendre la situation de « faire un bond dans le temps »…

 

… en 1949.

Bien commode pour ne pas parler de l’assaut arabe de 1948, lorsque les armées des pays voisins se jetèrent sur Israël afin de l’éliminer le jour même de son indépendance !

Le film montre la ligne verte, « issue de l’armistice de 1949 », qui, à l’époque, « sépare l’Etat d’Israël qui a été proclamé à peine un an auparavant des pays arabes voisins comme la Jordanie ». Curieux comme la Jordanie n’est pas appelée « régime de domination », elle qui avait envahi et occupé ce qui s’appelait désormais la Cisjordanie, allant jusqu’à en expulser tout Juif y habitant : c’est ainsi qu’un Juif expulsé en 1949 et revenant 20 ans après à Hébron ou dans l’est de Jérusalem pourrait devenir un « colon ». Le Monde appelle la ligne verte un « tracé de référence » pour un futur Etat palestinien, alors qu’une des deux parties aux conflit, Israël, ne souscrit nullement à cette référence (et que dire de l’autre partie, qui érige comme nous l’avons vu des statues à ses terroristes revendiquant 100% d’Israël comme un territoire arabe).

Même déformation pour décrire la guerre de 1967 : comme dans l’introduction de la série, le récit commence… à la fin de la guerre. « Il y a 50 ans, en 1967, l’armée d’Israël défait ses ennemis arabes pendant la guerre des Six Jours et conquiert plusieurs territoires. » Ne pas mentionner les causes de la guerre revient à falsifier l’Histoire.

Dire que la Cisjordanie conquise et occupée de 1949 à 1967 par la Légion arabe était « sous administration jordanienne », puis enchaîner en disant qu’ « après ses conquêtes militaires, il s’agit pour Israël d’occuper humainement le territoire » est un double standard manifeste. Et ce n’est pas le seul : il y aurait donc des « zones d’habitation palestiniennes » et des « colonies de peuplement » israéliennes : un terme neutre opposé à un terme stigmatisant.

La vidéo continue avec une visite des villes (« colonies ») juives comme Ariel, qui « a même sa propre université » (comme toute ville normale), en mode caméra cachée : le passage est sur-titré « images d’amateurs », comme si l’endroit était aussi sulfureux qu’un repère de dealers de drogue ou un centre de recherche nucléaire en Iran et qu’un journaliste y risquait sa vie ! Pour le téléspectateur, une image en caméra cachée est habituellement le signe que quelque chose de louche, de sale, se déroule : c’est le message que veut faire passer le film sur la « colonisation » alors que le reporter aurait parfaitement pu filmer les rues d’Ariel sans recourir à ce subterfuge.

Le film déroule ensuite le récit de la « colonisation », terme qui s’applique plus facilement si l’on ne mentionne pas le contexte historique : depuis l’antique Histoire juive en Judée et Samarie en passant par la déclaration Balfour, le traité de San Remo… Benyamin Nétanyahou est décrit comme étant « à la tête de la coalition la plus à droite d’Israël » (comprenez « d’extrême droite », une manière de faire des « dominateurs » juifs les nouveaux nazis… sans que jamais le terme d’extrême droite ou d’ailleurs d’extrême gauche ne soit appliqué par Le Monde à aucun parti palestinien, terroristes compris).

Quant aux accords d’Oslo, le film explique correctement qu’ils confèrent à Israël l’administration civile de la zone C de Cisjordanie et à l’Autorité palestinienne celle des zones A et B.

Mais comme le principal axe de communication est que « le problème, c’est que la Cisjordanie est complètement morcelée » (par Israël), les explications sur Oslo sont suivies de la phrase : « le problème, c’est que les colonies de peuplement ont continué de se développer et de s’étendre. » Or la carte montre bien que les implantations Israéliennes se situent toutes en zone C, une zone sur laquelle l’administration a été conférée à Israël, selon les termes d’un accord avec les Palestiniens, jusqu’à ce que de nouvelles négociations entre les deux parties fassent éventuellement un jour évoluer ce statut.

Commentaire

« L’occupation » bénéficie d’un traitement très spécial.

En juin également, les 10 ans de la confiscation du pouvoir par le Hamas à Gaza, source de trois guerres depuis, n’ont suscité aucune couverture approfondie par Le Monde.

Plus dérangeant encore : en 1967, simultanément à la guerre des Six-Jours éclatait un autre conflit – la guerre du Biafra. Elle allait durer trois ans et provoquer entre 1 et 2 millions de morts. Mais ceux-là ne semblent plus émouvoir grand monde, un demi-siècle plus tard. Comme l’ensemble des médias européens, Le Monde a préféré consacrer davantage d’encre en ce début juin aux 50 ans d’une autre guerre, dont la phase active dura moins d’une semaine et fit 100 fois moins de morts.

Ce qui était déjà un parti pris éditorial contestable s’est transformé en une véritable opération de désinformation. L’occultation des actions arabes ayant menées à la guerre de 1967, quitte à faire commencer arbitrairement l’histoire en 1949, le choix répété de sujets stigmatisant toujours une seule des parties, l’Etat juif affublé de l’infâme attribut du « dominateur », contribuent à imprimer chez les lecteurs de France l’image d’un Israël coupable, en transformant les faits. Ces procédés relèvent d’une propagande dont les effets, par le ressentiment créé contre les Juifs que certains assimileront ainsi à des oppresseurs, peuvent s’avérer dangereux.


(Si vous souhaitez reproduire cet article, merci de demander une autorisation écrite préalable au site d’InfoEquitable.)


Le Figaro déforme des propos de l’armée israélienne

5 juillet 2017

Le journal ne tient pas compte d’un tweet de l’armée qui contredit la manière dont un article a rapporté sa position.

Le 29 juin, l’armée israélienne est intervenue à Hébron. Cette action s’inscrivait dans le cadre d’une campagne de grande envergure pour débusquer les ateliers clandestins et les cachettes qu’utilisent les terroristes palestiniens : ceux-ci recourent à des armes à feu artisanales et bon marché qui sont désormais à l’origine de la majorité des victimes israéliennes d’attentats (des enjeux bien décrits par le Times of Israel). Selon l’armée, lors de cette opération un Palestinien a ouvert le feu sur les soldats, qui l’ont tué en répliquant.

Le Figaro a rendu compte de l’incident avec un bref article « flash actu », simplifié à l’extrême :

Or voici ce que tweetait le jour même* le compte de l’armée israélienne :

Le Figaro affirme donc que « l’armée israélienne ne précise pas si le Palestinien avait ouvert le feu sur les soldats ».

L’armée israélienne, elle, dit exactement le contraire : « un palestinien armé a ouvert le feu sur nos soldats ».

Le Times of Israel explique qu’ « un premier communiqué indiquait que l’homme portait une arme, représentait une menace et avait été abattu lors d’une opération de recherche de caches d’armes dans cette ville du sud de la Cisjordanie. »

C’est vraisemblablement à ce communiqué que faisait référence Le Figaro. Mais le tweet de l’armée donnant une information plus précise a été émis rapidement, dans la même journée du 28 juin. InfoEquitable a ensuite interpellé le journal à ce sujet le 30 juin. La phrase du Figaro était peut-être vraie initialement, mais comment justifier qu’une semaine après, en date du 5 juillet, la rédaction n’ait procédé à aucune une mise à jour ?*

Du reste de l’article, on retiendra que :

  • le titre est factuel mais, sans préciser le contexte (que faisait le Palestinien avec son arme ?), il insinue que l’armée israélienne tue des palestiniens sans raison connue;
  • l’article parle d’une « opération » de l’armée, sans aucune précision, laissant aux lecteurs le soin d’en imaginer le type. L’information était pourtant disponible, puisque le premier communiqué de l’armée cité par le Times of Israel indiquait que l’homme « avait été abattu lors d’une opération de recherche de caches d’armes. » Le Times of Israel a montré la photo fournie par l’armée d’une arme illégale saisie lors de l’opération, permettant à ses lecteurs de comprendre qu’il s’agissait d’autre chose que d’une opération punitive :

  • à quoi peut bien servir le lien glissé au milieu du texte ? « DOSSIER SPECIAL – La Guerre à Gaza » renvoie vers un dossier datant de… 2009 ! Il parle d’une situation qui n’avait rien à voir avec le sujet de l’article, si ce n’est qu’elle impliquait Israël dans une « guerre à Gaza » – suggérant un bellicisme israélien contre les Palestiniens alors que la guerre avait aussi lieu en Israël, où tombaient les roquettes du Hamas;
  • « pas de blessé israélien », conclut l’article. C’est vrai ; mais c’est dû à la réaction rapide des soldats, et conclure sur ce point après avoir ouvert l’article sur le fait qu’ils avaient abattu un Palestinien est une manière de faire croire que la violence est du côté des Israéliens – inversion de la réalité puisque l’opération de Hébron visait à protéger des vies israéliennes des attaques terroristes.

Il n’y a pas loin de ce genre de petites manipulations au mensonge véritable. Cet article le démontre en attribuant à une organisation des propos inverses à ceux qu’elle a tenus.

Vous pouvez contacter Le Figaro. Le journal s’honorerait à corriger, même tardivement, son article en indiquant que l’armée israélienne a précisé que l’homme tué par les soldats avait d’abord ouvert le feu sur eux.

(Si vous souhaitez reproduire cet article, merci de demander une autorisation écrite préalable au site d’InfoEquitable.)

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* Observation :

La date de publication du communiqué de Tsahal est identique à celle de la publication de l’article du Figaro, mais l’heure du communiqué de Tsahal est bien antérieure à celle de la publication de l’article du Figaro :

Tsahal : 28 juillet 2017 – 12h21

Le Figaro : 28 juillet 2017 – 21h17

Les captures d’écran parlent d’elles-mêmes ! Il n’y a donc aucune excuse au Figaro pour la publication d’un tel article !

 

‘Ami Artsi עמי ארצי


L’AFP propage le mythe de l’empoisonnement de la population de Gaza

12 juillet 2017

Une dépêche évoque un plan israélien pour favoriser l’usage de la drogue chez les Palestiniens.

C’est une dépêche de l’Agence France-Presse diffusée le 2 juillet dernier.

Intitulée « A Gaza, cachets, joints et autres pilules font des ravages », elle est consacrée au problème de la consommation de drogues diverses par une partie de la population.

Selon l’AFP, si nombre de Gazaouis toxicomanes fument du cannabis, « la grande majorité se reporte sur des médicaments, pis-aller plus facile à se procurer et moins chers ».

La dépêche décrit ainsi « les ravages » causés par la consommation de drogue à Gaza puis, au détour d’un paragraphe, poursuit :

Il y a « un plan organisé pour faire entrer de grosses quantités de drogue à Gaza, » accuse Iyad al-Bozoum, un porte-parole du ministère de l’Intérieur du Hamas. Le premier bénéficiaire en est Israël, l’ennemi désigné du Hamas, et la première victime est la jeunesse, affirme-t-il.

Voilà une mise une accusation bien lancée, à peine sous le mode de l’insinuation : à en croire le responsable du Hamas, il y aurait bien un « plan organisé » destiné à empoisonner la population palestinienne dont l’instigateur ne saurait être qu’Israël.

Une accusation aussi effarante qu’invraisemblable. Jamais, dans toutes les guerres qui les ont opposés à leurs voisins arabes et palestiniens, les Israéliens n’ont utilisé de telles méthodes.

Les propos du dirigeant du Hamas rapportés complaisamment par l’AFP s’inscrivent dans la droite ligne des campagnes de diabolisation d’Israël menées depuis des années par les Palestiniens.

L’AFP ne se donne pas la peine de vérifier l’info ni de publier un démenti israélien

Ces accusations moyenâgeuses d’empoisonnement ne datent pas d’hier. A de nombreuses reprises, la propagande palestinienne a tenté (avec des succès divers) d’intoxiquer les médias occidentaux.

L’actualité tournant au ralenti en cette période estivale, le mois de juillet est sans doute jugé propice par les faussaires pour diffuser ce genre d’infos bidon. Déjà en juillet 2009, le Hamas avait inventé de toutes pièces cette histoire de chewing-gum aphrodisiaque distribué par le Mossad afin de « pervertir » les jeunes femmes palestiniennes.

L’AFP y avait consacré une dépêche (reprise ici sur le site du Nouvel Obs) comportant un démenti formel des Israéliens qualifiant à juste titre ces accusations « d’absurdes ».

Mais cette fois-ci, l’AFP ne s’est même pas donnée la peine de solliciter les Israéliens pour connaitre leur position.

L’accusation formulée par le responsable du Hamas est sans doute jugée par l’AFP suffisamment allusive pour ne se donner la peine de demander un démenti aux israéliens.

L’info est tellement grotesque que la dépêche a d’ailleurs été peu diffusée sur les sites grand public.

Challenges, L’Obs, France-Soir et L’Express ont néanmoins mordu à l’hameçon, de même que le quotidien libanais L’Orient Le Jour, qui s’est chargé de la besogne dans le monde arabe francophone, et le… Times of Israel.

Questions à l’AFP

En diffusant sans la moindre vérification une information manifestement mensongère du Hamas, l’AFP ne se met-elle pas en contradiction avec les principes qu’elle a elle-même édictés dans sa charte des bonnes pratiques éditoriales et déontologiques ?

Notamment :

la nécessité de fournir « une couverture exacte, impartiale et équilibrée » de l’actualité « indépendante et libre de toute influence politique ou idéologique »
le « devoir de rechercher la vérité des faits et de ne pas rapporter passivement l’information qui leur est soumise »
l’obligation de « ne pas rapporter les rumeurs comme des faits » et de « maintenir les critères les plus stricts de vérification »
l’obligation de « joindre toutes les parties prenantes d’une histoire et d’obtenir les commentaires de ceux que l’on critique ou que l’on accuse ».

A la lecture de cette dépêche, on est en droit de se demander si les accusations formulées à l’encontre d’Israël ne constituent pas une sérieuse entorse aux principes fondateurs de l’AFP.

(Si vous souhaitez reproduire cet article, merci de demander une autorisation écrite préalable au site d’InfoEquitable.)

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