Qui est Recep Tayyip Erdoğan ? (‘Ami Artsi עמי ארצי)


Recep Tayyip Erdoğan est le président de la Turquie, oui, ça, tout le monde le sait.

Il s’est plusieurs fois illustré dans des déclarations et des actions anti-Israéliennes. C’est pourtant à lui que Netanyahou a présenté ses plus plates excuses au nom de l’Etat d’Israël, pour la mort de neuf terroristes de l’I.H.H. qui ont été tués par un soldat de Tsahal en état de légitime défense, les soldats de Tsahal étant la cible d’un lynchage sur le pont supérieur du Mavi Marmara en 2010. Des images, ainsi que de nombreux autres documents, notamment audio, ont été soigneusement cachés aux yeux du public par les médias européens qui voulaient désigner, une fois de plus, Israël comme l’agresseur et un violeur du droit international (ce que font ces médias n’est pas du journalisme, c’est de la propagande !).

« Humanitaire pacifique » à bord du Mavi Marmara

Lynchage de soldats israéliens par les membres de l’I.H.H. sur le pont supérieur du Mavi Marmara

Soldat de Tsahal à terre, lynché et ensanglanté

Soldat de Tsahal qui a été lynché et a été sauvé et défendu par un homme

Filmés par les caméras de sécurité du Mavi Marmara

Armes des terroristes récupérées sur le Mavi Marmara

Sous pressions de l’administration Obama, Netanyahou a présenté ses excuses au nom d’Israël à la Turquie, et même scandaleusement accepté d’indemniser les familles des terroristes, ce qui a scandalisé les Israéliens et l’ensemble des Juifs du monde ! Pour se protéger de l’impopularité que risquait très sérieusement de lui coûter cette humiliation publique, Netanyahou a prétexté une réconciliation nécessaire défendant les intérêts d’Israël (le pire, c’est que cette intox manifeste a pourtant pris chez certains Juifs comme j’ai pu le lire dans un commentaire posté sur un autre blog (William, si tu me lis, c’est pour toi – William qui s’est convaincu que Netanyahou avait été un fin stratège en s’excusant au nom d’Israël auprès de la Turquie et en payant des indemnités aux familles des psychopathes sanguinaires qui ont lynché les soldats de Tsahal et l’ont, fort heureusement, payé de leur vie !).

Cet événement horrible du Mavi Marmara accompagné de l’injustice du monde contre Israël avait donné naissance à un groupe satyrique israélien, Latma TV, qui a dénoncé cette injustice via son 1er clip qui a fait le buzz: « We Con The World » (« Nous Dupons le Monde »). La chanson est une parodie de la célèbre chanson de « We Are The World » de U.S.A For Africa, écrite par Michael Jackson et Lionel Ritchie en 1985 sur un sujet qui n’avait rien à voir (la famine en Ethiopie). Le clip de Latma TV récupère des images d’archives de l’horreur survenue sur le pont supérieur du Mavi Marmara, intercalées de parties studio, dans l’esprit du clip du « We Are The World » original, avec une caricature de Bruce Springsteen, Michael Jackson et Ray Charles.

Le résultat est désopilant.

Le Mavi Marmara était un bateau affrété par l’I.H.H. (organisation terroriste turque sous couverture humanitaire, liée à l’A.K.P., parti politique d’Erdoğan), dans le but avoué de briser le blocus israélien (mais surtout pas le blocus égyptien !) sur la Bande de Gaza et permettre ainsi au ‘Hamas de s’approvisionner en armes en tous genre et en toute tranquillité pour pouvoir détruire Israël.

Dernièrement, Erdoğan a, une fois de plus, manifesté son hostilité à l’Etat d’Israël. Lors de la convention « Al-Aqsa » qui s’est tenue en Turquie en 2017, il a déclaré qu’Israël était un Etat colonisateur, qui commet des massacres, et qui colonise une terre musulmane et judaïse Jérusalem. Il a appelé les musulmans à envahir le Mont du Temple pour « protéger Al Aqsa ».

Recep Tayyip Erdoğan

Ici, (à peine) caricaturé par le groupe satyrique Latma TV (The Three Terrors). Cliquez sur l’image pour obtenir sa taille réelle.

Là, (à peine, encore) carricaturé par Latma TV (Muslim World Council)

Mais qui est Recept Tayyip Erdoğan ? Quel est son parcours ?

Voici quelques gros points de sa bien triste existence :

« Recep Tayyip Erdoğan étudie la politique à Istanbul et travaille comme employé de l’entreprise de transport de la municipalité et en tant qu’entrepreneur indépendant. Au milieu des années 1970, il adhère et devient président de la section stambouliote de l’Organisation de jeunesse du Parti du Salut national, le M.S.P., parti islamiste alors dirigé par Necmettin Erbakan.

En 1974, Erdoğan, écrit, dirige et interprète le rôle principal d’une pièce de théâtre avant-gardiste et conspirationniste intitulée Maskomya (comprendre Mas-Kom-Ya – en turc, Mason-Komunist-Yahudi ou Maçon-Communiste-Juif en français), qui présente la franc-maçonnerie, le communisme et le judaïsme comme des périls menaçant la Turquie.

Sa carrière politique est interrompue par le putsch militaire du 12 septembre 1980 et l’interdiction faite aux membres de son parti d’exercer tout mandat, mais dès 1983, Erdoğan redevient actif politiquement dans le Parti de la Prospérité, dont le chef n’est autre que Necmettin Erbakan, qui était déjà lié à Erdoğan au sein du M.S.P. ; les deux hommes décident de rompre politiquement en 1999.

Après une campagne fouillée et préparée, Erdoğan est élu en 1994 maire d’Istanbul, grâce à une image efficace de porte-parole de l’anti-corruption.

Malgré la popularité du maire, les milieux laïcs – particulièrement les militaires – demeurent cependant très suspicieux quant aux velléités d’islamisation de la municipalité. Ainsi, à partir de 1996, alors qu’Erdoğan est maire de la ville, quelques établissements publics dépendant de la municipalité ne servent plus d’alcool.

Le 21 avril 1998, Erdoğan est condamné à une peine de 10 mois de prison, pour avoir, lors d’un meeting le 6 décembre 1997 à Siirt dans l’est du pays, repris une citation du poète nationaliste Ziya Gökalp qualifiée d’incitation à la haine : « Les minarets seront nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées seront nos casernes et les croyants nos soldats ». Conduit en prison, de son propre aveu il vit mal son séjour derrière les barreaux. À sa sortie, le 24 juillet 1999, Erdoğan change radicalement de tactique et renonce à affronter les militaires.

À l’automne de 1999, Erdoğan quitte le Parti de la vertu, qui a succédé au Parti de la Prospérité, et se prononce en faveur d’une séparation de la religion et de l’État (en Turquie, les imams sont des fonctionnaires affiliés au directorat des Affaires religieuses, lui-même dépendant directement du Premier ministre).

En 2001, Erdoğan fonde le Parti de la justice et du développement (A.K.P.), parti conservateur. Le noyau dur de l’A.K.P. est constitué par l’aile modérée du Parti de la Vertu, interdit la même année. Erdoğan en prend alors la présidence.

L’A.K.P. sort vainqueur des élections parlementaires de 2002, mais Erdoğan ne peut immédiatement remplir la charge de Premier ministre du fait de sa condamnation qui le privait de l’activité politique pendant 5 ans suivant la décision de la cour. Sous prétexte que durant les élections une procédure n’a pas été respectée à Siirt, l’A.K.P. propose de renouveler celle-ci. La Commission suprême des élections donne le feu vert pour le renouvellement des élections à Siirt. Pendant ce temps-là, à la Grande Assemblée nationale de Turquie, la majorité change certaines lois en faveur d’Erdoğan pour qu’il puisse se présenter en tant que député. L’élection se déroule uniquement dans cette ville et finalement il entre à la Grande Assemblée nationale de Turquie comme député de Siirt et devient chef du gouvernement à partir de mars 2003.

L’A.K.P. domine largement le Parlement (326 députés sur 550), à cinq sièges seulement de la majorité des deux tiers qui lui permet d’amender la Constitution. Depuis 1987, c’est le premier parti à disposer d’une majorité stable et le seul depuis 1945 à n’avoir qu’une autre force politique en face de lui au Parlement. Cette situation permet au gouvernement Erdoğan de mener la politique qu’il entend sans entrave de l’opposition.

Il est élu président de la République de Turquie le 10 août 2014, avec 51,8 % des voix au premier tour, à l’issue de la première élection du chef de l’État turc au suffrage universel direct. Il affiche son ambition de renforcer les pouvoirs de la fonction présidentielle en modifiant la Constitution.

L’un des aspects essentiels de la politique menée par Erdoğan est un ancrage du pays dans un conservatisme religieux plus affirmé. Ce rejet d’une partie de l’héritage laïciste kémaliste est marqué par un grand nombre de réformes.

Il est renforcé dans son mandat par la victoire aux élections législatives de novembre 2015 de l’A.K.P., qui rassemble la majorité turco-sunnite et parvient à attirer les Kurdes dévots. Le parti retrouve ainsi la majorité absolue à la Grande Assemblée nationale qu’il avait perdue après le scrutin législatif de juin 2015.

Le 15 juillet 2016, une tentative de coup d’État militaire, finalement repoussée, menace le pouvoir d’Erdoğan. Celui-ci appelle ses partisans à braver le couvre-feu décrété par les putschistes. Quelques jours plus tard, il fait licencier des dizaines de milliers d’employés du secteur public (armée, médias, enseignement, magistrature). Au 29 juillet, plus de 18 000 personnes ont été placées en détention et 50 000 se sont vu confisquer leur passeport. Ces actions renforcent les accusations de dérive autoritaire du pouvoir turc.

Le 16 avril 2017, un référendum constitutionnel, adopté à une courte majorité, transforme le régime parlementaire en régime présidentiel, en supprimant le poste de Premier ministre et instituant à la place un poste de vice-président. La justice est réformée alors que la constitution de 1982 garantit l’indépendance de celle-ci : dans ce projet de révision constitutionnelle, le président et le Parlement interviendront directement dans la nomination de membres du Haut-Conseil des juges et procureurs (H.S.Y.K.), chargé de nommer les magistrats. Les épurations reprennent aussitôt après le scrutin, notamment dans les rangs de la police, où des poursuites sont engagées contre 11 000 policiers.

Le 24 novembre 2014, il affirme, Coran à l’appui, que « les femmes ne pouvaient être considérées comme les égales des hommes » et déclare que selon l’islam le rôle des femmes dans la société est de faire des enfants. Il affirme aussi que les féministes ne peuvent pas le comprendre « parce qu’elles n’acceptent pas l’idée même de la maternité ». Il a aussi assuré que « les deux sexes ne pouvaient pas être traités de la même façon parce que c’est contre la nature humaine » et qu’on ne peut pas mettre sur le même plan une femme qui allaite et un homme. En août, il a suscité la colère des mouvements féministes turcs en tentant de limiter le droit à l’avortement. Les associations de défense des femmes turques accusent le gouvernement d’encourager les violences conjugales. Selon elles, « plus de 200 femmes ont été tuées en Turquie par leur mari ou leur compagnon depuis le début de l’année ».

L’arrivée de l’A.K.P. au pouvoir a fait craindre à l’Union européenne, et à beaucoup de Turcs, que la laïcité kémaliste puisse être menacée. Le port du voile dans les universités, après plusieurs tentatives infructueuses (véto de la cour constitutionnelle, menace de dissolution) a été autorisé en février 2008 par la Grande Assemblée nationale de Turquie. Erdoğan estime qu’il faut introduire en Turquie une plus grande liberté religieuse. Son mandat a aussi été marqué par une loi sur l’adultère, qui devait criminaliser l’infidélité. Ce projet de loi a été vite abandonné sous la pression de l’armée, des médias, et de l’Union européenne.

Erdoğan récuse les accusations d’islamisme et se déclare « démocrate conservateur » ou « démocrate musulman » (en référence aux démocrates chrétiens européens), il s’affirme respectueux de la démocratie et de la laïcité et relègue la religion à la sphère privée. Erdoğan se dit proche des partis chrétiens-démocrates européens.

À partir de 2012, une fois l’élite militaire en prison lors du procès Ergenekon, Erdoğan fait davantage référence à l’Islam, rappelant ses discours télévisés des années 1990.

En 2014 et en 2015, Erdoğan fait voter de nouvelles lois autorisant le port de signes religieux dans l’administration publique pour les fonctionnaires.

Le Vatican a dénoncé la « christianophobie institutionnelle en Turquie ». Edmond Farhat, nonce apostolique à Ankara, a affirmé que la liberté religieuse n’existe que sur le papier dans ce pays. L’Église catholique romaine se plaint notamment de ce qu’aucune reconnaissance juridique ne lui ait été accordée, reconnaissance juridique qu’elle réclame depuis 1970.

L’Église orthodoxe de Constantinople attend toujours la réouverture de son Institut de théologie orthodoxe de Halki, et les églises se voient retarder, sans date, les autorisations de faire des réparations indispensables. À ce jour les étudiants grecs étudient toujours sur des photocopies, les livres étant toujours interdits. Les popes n’ont toujours pas le droit de sortir en habit de culte dans les rues.

Le commissaire européen chargé de l’élargissement, Olli Rehn, a d’ailleurs averti par écrit le gouvernement turc que la liberté religieuse appliquée en Turquie ne répondait pas encore aux critères fixés par l’Union.

Le 13 mai 2010, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan a lancé un appel à ne pas discriminer les non-musulmans. Il a envoyé une lettre publique dans laquelle il appelle explicitement à respecter les droits des minorités chrétiennes et juives, à respecter leur clergé et à éviter les commentaires discriminatoires. « Les non-musulmans sont partie intégrante de l’État turc et ont le droit de préserver leur identité et leur culture. »

Le 31 décembre 2015, lors de ses vœux du Nouvel-An, il défend le système présidentiel fort qu’il veut instaurer en Turquie en prenant pour exemple l’Allemagne d’Adolf Hitler. Il déclare ainsi « Dans un système unitaire (comme la Turquie) un système présidentiel peut parfaitement exister. Il y a actuellement des exemples dans le monde et aussi des exemples dans l’histoire. Vous en verrez l’exemple dans l’Allemagne d’Hitler. »

Le politologue Baskin Oran écrit : « Erdoğan va instaurer un régime basé sur un seul homme, qui frôle une dictature. Car il a supprimé la séparation des pouvoirs. L’exécutif, c’est lui, le législatif, c’est son parti, la justice est sous sa tutelle, les juges et les procureurs qui ouvrent des enquêtes non désirées sont immédiatement virés. Quant au quatrième pouvoir, les médias sont, en dehors de quelques exceptions, sous son contrôle »

Erdoğan est également critiqué pour avoir fait construire un nouveau palais présidentiel de plus de 1000 pièces à Ankara pour un coût plus de 490 millions d’euros

(Source : Wikipedia.fr)

 

Il est toujours bon de connaître ses ennemis…

Cadeau : des sketchs de Latma TV se moquant de ce fumier d’Erdoğan

 

‘Ami Artsi עמי ארצי

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