La condition du Juif parmi les non-Juifs au passé et au présent (on apprend de l’Histoire !) (‘Ami Artsi עמי ארצי)


J’aurais pu intituler cet article comme la chanson de Michael Jackson « They Don’t Care About Us » tant je m’y retrouve en tant que Juif, faisant donc partie d’un peuple qui a été la cible d’attaques répétées au fil de ces millénaires de diaspora. Nous ne vivions pas mieux en Afrique du Nord qu’en Europe, au Moyen-Orient ou n’importe où dans le monde. Nous avons connu des trêves dans toutes les violences perpétrées contre nous, mais ce n’était que cela : des trêves. Mais nous avons toujours gardé la tête haute, et nous ne nous sommes jamais laissé détruire, et nous ne le ferons jamais, quoi que nous fassent les nations, elles ne pourront jamais nous détruire.

Et pourtant, elles essaient… Et elles essaient inlassablement… Que ce soit en Espagne, au Portugal, en France, en Pologne, en Allemagne, en Autriche, en Hongrie, en Russie, en Tunisie, au Maroc, en Algérie, en Libye, en Egypte, en Turquie, en Iran, au Yémen, en Ethiopie, etc… nous avons été étiquetés, isolés, animalisés, frappés, tapés, lynchés, humiliés, dupés, conspués, expropriés, spoliés, boycottés, calomniés, diffamés et, pour finir, assassinés

Theodor Herzl, un Juif de Hongrie, jusque-là assimilé, a pris pleinement conscience du fait que l’assimilation ne le sauverait pas des persécutions, après avoir été témoin de l’Affaire Dreyfus (un autre Juif assimilé qui pourtant a été frappé de plein fouet par l’antisémitisme). Bien plus tôt, les Juifs du Portugal, avaient cru, eux aussi, que l’assimilation les sauverait, tout comme les Juifs d’Espagne et les Juifs d’Allemagne, de France, d’Autriche, de Pologne, etc… Tous se retrouvaient aux côtés des Juifs non-assimilés qui n’ont pas oublié ni renoncé à leur identité et qui en restaient fiers, tous se retrouvaient flanqués d’une étoile jaune et autres signes distinctifs, parqués, interdits de métiers, interdits de droits et jetés à la vindicte populaire simplement pour être des Juifs.

Je connais encore aujourd’hui, certains Juifs en France, dans ma famille, notamment, qui, ignorant complètement notre Histoire, pensent être sauvés par l’assimilation.

Ne connaissant rien de l’Histoire de notre peuple, et parfois refusant même de s’y intéresser, ils n’en tirent aucune leçon.

Theodor Herzl pensait que seule la création d’un Etat juif pouvait protéger les Juifs de ces persécutions maladives que les non-Juifs assénaient aux Juifs inlassablement pendant tant de temps, et être, pour eux, un refuge où ils pourraient enfin vivre libres et heureux, en peuple souverain, sur leur terre ancestrale.

Il a oeuvré et combattu auprès des instances internationales pour que cet Etat puisse exister, c’est ce que l’on a appelé le sionisme moderne.

Il a mené cette lutte quand personne n’y croyait encore, pas même les Juifs, dans leur immense majorité. Il a affronté le scepticisme, les moqueries « Si vous le voulez, ça ne sera pas un rêve » avait-il déclaré à la foule sceptique.

Sans Herzl, il n’y aurait pas eu de déclaration Balfour, il n’y aurait pas eu les accords de San Remo, il n’y aurait pas eu le mandat britannique (qui avait pour mission de refaire de la Palestine un pays juif…). C’est bien la raison même de leur présence en Palestine et c’est pour cela que l’on parle de « MANDAT« . Ils ont été MANDATES pour instaurer dans toute la zone sur laquelle ils s’étaient établis, un Foyer national juif, ils s’y étaient établis pour cela.

Mais là encore, la bonté des nations était teintée de quelques réflexes antisémites : les Anglais ont offert unilatéralement aux Arabes près de 80% de la Palestine MANDATAIRE, ne laissant plus aux Juifs pour leur Etat que les près de 20% restants.

Spoliés, dupés…

 

Puis l’O.N.U en novembre 1947 rogne sur les 20% restants au peuple juif dans le cadre d’un plan de partition, prenant encore des terrains aux Juifs pour les proposer aux Arabes afin qu’ils y fassent un Etat (un de plus !) vivant aux côtés de l’Etat juif, les deux Etats vivant dans la paix et la sécurité. Ce plan de partition, c’est celui de la résolution 181.

Spoliés, dupés…


Avides de paix, les Juifs acceptent immédiatement.
Avides de guerre et de la destruction du peuple juif, les Arabes rejettent aussi sec la résolution !

En 1948, six armées régulières arabes attaquent simultanément l’Etat nouveau-né Israël (l’Egypte, la Transjordanie (appelée depuis « Jordanie »), le Liban, la Syrie, l’Irak et l’Arabie saoudite).

L’Egypte avance en territoire israélien et conquiert la Bande de Gaza, la Syrie prend le Golan et la Jordanie fait de même en s’emparant de la Judée et la Samarie et s’empare de Jérusalem, détruisant les habitations juives et les synagogues, pillant celles qui restaient debout.

La communauté internationale, tout en condamnant officiellement la conquête jordanienne sur la Judée et la Samarie profite de cette opportunité pour renommer les deux régions en « West Bank » et en français « Cisjordanie ». « West bank » signifie littéralement la « rive occidentale » (sous entendu « du Jourdain »), on ne nomme plus la Judée ni la Samarie, comme c’était le cas jusque-là, et la France, elle, va même encore plus loin puisqu’elle « offre » ces régions au conquérant (Cisjordanie = Cis-Jordanie, ce qui veut dire l’autre partie de la Jordanie !)…

Depuis cette guerre, les Juifs se font tuer au Nord par les Syriens qui ont conquis le plateau du Golan et s’offrent une position stratégique, en hauteur, d’où ils tirent sur les agriculteurs juifs de Galilée, à l’Est où ils sont assassinés par les Jordaniens dès qu’ils s’aventurent dans la vieille ville pour rejoindre le Kotel Ha Ma’aravi (le Mur Occidental / le Mur des Lamentations), ou qu’ils veulent se rendre au Kever Yossef (Tombeau de Joseph) ou au Kever Ra’hel (Tombeau de Rachel) et au Sud, dès qu’ils s’approchent de ‘Hevron pour se rendre à la Ma’arat Ha Makhpella (Tombeau des Patriarches) pour y prier.

Expropriés, spoliés, chassés, tués…

-Expropriés, spoliés, chassés, tués…

 

En 1965, l’Égyptien Yasser Arafat se faisant passer pour un autochtone de la Palestine (il est pourtant né au Caire !) prend la relève du combat antisémite initié par le ‘haj Amin Al ‘Husseini. Il donne toutefois une toute nouvelle dimension à ce combat : il crée de toute pièce un peuple (« le peuple palestinien ») auquel il prétend donc appartenir, et qui désigne en réalité le peuple arabe en provenance des pays qui ont ouvert une guerre d’anéantissement contre les Juifs. Il donne donc une dimension nationale à ce combat antisémite en le revêtant d’une apparente légitimité éthique.

Le peuple envahisseur devient le peuple envahi, et le peuple envahi est un menteur et un voleur de terres que l’on doit expulser. La propagande était lancée, le Juif redevenait l’individu malfaisant et malhonnête, manipulateur et sanguinaire…

Diffamés, calomniés…

La propagande arabe, ayant été un élément très largement sous-estimé par Israël, a eu deux ans pour distiller son venin auprès de gouvernements faussement crédules mais surtout motivés par des intérêts économiques agrémentés d’une certaine tradition antisémite. Pour rester en bons termes avec les Musulmans (possédant tout de même tous les pays du Moyen-Orient (sauf un !), les trois quarts des pays d’Afrique et certains pays d’Asie) et profiter de marchés juteux, notamment celui de l’or noir), ces gouvernements se chargeaient, eux, de diffuser ce poison au sein de leurs populations.

Les Etats-Unis sont moins touchés par ce fléau que l’Europe, non pas parce que « les Juifs contrôlent la finance de Wall Street » comme le prétendent les antisémites mais simplement parce que les U.S.A ont suffisamment de puits de pétroles sur leur territoire pour ne pas être dépendants des pays arabo-musulmans, contrairement aux pays d’Europe.

Pourquoi ne pas dépendre alors du pétrole des Etats-Unis ?

Simplement parce que l’Europe est marquée par un anti-américanisme primaire hérité de décennies de présence soviétique sur son continent et de la guerre froide qui la séparait alors du continent américain.

Mais attention : un marché reste un marché, et le fait que les Musulmans, par leur nombre et le nombre de leurs pays constituent un vivier économique non négligeable pour les plus cupides, les Juifs restent toujours sacrifiables. Les relations n’ont pas toujours été au beau fixe avec les Etats-Unis, mais les Etats-Unis ne sont peut-être pas prêts à l’excès de zèle auquel est prêt l’Europe pour plaire aux pays musulmans et bénéficier de leurs faveurs.

En 1967, les six armées régulières arabes remettent ça pour une nouvelle guerre d’extermination contre Israël

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Une fois encore, Israël réussit à les envoyer dans le décor. Sauf que cette fois, Israël prend le contrôle du Sinaï (histoire que la défaite soit cuisante et mémorable pour les Arabes et garder un atout stratégique dont il se servira 5 ans plus tard en le rendant aux Égyptiens dans le cadre d’un accord de paix avec le président Saddate (comme quoi, c’est possible, mais… ça date ! Nous n’avons plus eu pareil accord depuis ! C’est peut-être la bonne méthode, finalement…).

Lorsqu’en 1967, Israël reprend le contrôle de ses territoires volés par les forces arabes +  le désert du Sinaï qui a été conquis par Israël et ne faisait pas partie de son territoire au départ, il est traité de colonisateur, de voleur de terres.

L’O.N.U (composée majoritairement de pays musulmans hostiles à Israël) fut la première à entrer dans la danse en votant la résolution 242 invitant Israël à se retirer « de territoires » ou « des territoires », selon les interprétations des uns et des autres, ce qui ne change absolument rien sur le fond puisque cette résolution entérine la délégitimation d’Israël sur une partie de la terre qui lui a été laissée (et ce, en contradiction même avec le fait que les Arabes aient rejeté précédemment la résolution 181) !

Mais chat échaudé craint l’eau froide… fort de son expérience avec les conquêtes arabes sur son territoire, il n’est plus question pour lui d’accepter de permettre aux Arabes de se payer le luxe de faire une résolution 181 bis.

Les Arabes n’en ont pas voulu en 47, tant pis pour eux.

Les résolutions contre Israël pleuvent à l’O.N.U qui tape comme un sourd sur l’Etat juif. Golda Meir dit alors à la communauté internationale qui voulait qu’Israël se retire du plateau du Golan, de la Judée et de la Samarie, notamment de Jérusalem, et de la Bande de Gaza, « Nous préférons vos condamnations à vos condoléances ».

Frappés, tapés…

En 1993, les Etats-Unis déboulent avec une idée « toute nouvelle » (qui ne l’était pas du tout en réalité) : les accords d’Oslo. Ceux-ci proposent aussi de rogner le territoire laissé au peuple juif en échange de la paix. Le slogan était « paix contre territoires » (ce qui n’est rien d’autre que ce que proposait déjà la résolution 181 de l’O.N.U., en novembre 1947).

Yits’hak Rabbin accompagné de son fidèle vassal Shim’on Peres, tombe à pieds joints dans le piège, pensant ainsi mettre fin au conflit et trop pressé d’entrer dans les livres d’Histoire. Il signe donc ces accords avec Yasser Arafat, alors chef de l’O.L.P. (Organisation de Libération de la Palestine), accompagné de Ma’hmoud Abbas, sous l’égide de Bill Clinton (lui aussi, impatient d’entrer dans l’Histoire).

Shim’on Perez et Ma’hmoud Abbas (un proche d’Arafat encore inconnu) lors des accords d’Oslo

Les accords d’Oslo étaient, au départ censés être du donnant-donnant : les Juifs donnent des territoires, ils n’ont donc plus de territoire mais ils peuvent se réjouir d’avoir enfin la paix, puisque ce qui les intéresse, c’est la paix. Les Arabes, eux, n’étant pas intéressés par la paix, ils peuvent toujours se consoler en ayant pu amputer une partie du territoire qui avait été laissé aux Juifs. Le deal est une arnaque titanesque car on ne peut signer un accord de paix que si les deux parties veulent la paix, pas seulement l’un des deux alors que l’autre lorgne sur les territoires du premier !

Dupés !

Dans le détail, les Juifs devaient accepter le principe de l’établissement de trois zones : la zone A (territoires sous contrôle civil et militaire arabe), la zone B (territoires sous contrôle civil arabe et sous contrôle militaire israélien) et la zone C (territoires sous contrôle civil et militaire israéliens).

Pour autant, les nations continuent de zapper cette question de zones et restent figées sur l’idée de la ligne verte (ligne de cessez-le-feu tracée au crayon vert, en 1967. Cette ligne, selon les accords de cessez-le-feu signés, ne signifie en aucun cas un tracé de frontières pour aucune des parties en présence). Elles les appellent « frontières de 1967 ». Tout Juif qui se trouve au-delà est, à leurs yeux, un « colon », toute localité juive bâtie au-delà est, à leurs yeux, une « colonie ». Les nations simplifient à l’extrême l’un des principes fondamentaux des accords d’Oslo dont elles accusent régulièrement Israël d’être le transgresseur !

Houuuu, le méchant, méchant Juif ! Le malhonnête, le manipulateur, le voleur…

Dupé ! Calomnié ! Diffamé !

C’est encore la même histoire… Ceux qui s’imaginaient que montrer des gestes de bonnes volonté feraient cesser cette haine se trouvent bien idiots en constatant que rien n’y fait.

Il est, en passant, amusant de noter que tous les peuples qui nous accusent de colonisation sont eux-mêmes précisément des peuples colonisateurs et qu’ils se sont toujours illustrés (et aujourd’hui encore !) comme les plus farouches ennemis des peuples indigènes !

De leur côté, selon les accords d’Oslo, les Arabes (via l’O.L.P. de Yasser Arafat) devaient cesser la lutte armée contre Israël, devaient s’interdire toute démarche unilatérale auprès des instances internationales et retirer de leur charte la destruction de l’Etat d’Israël.

Israël a tenu parole, les Arabes, non. Arafat a prétexté qu’il est impossible, même pour lui, de modifier la charte de l’O.L.P. mais il a dit (verbalement, sans pour autant la détruire) que la charte est « caduque ».  Les nations ne le leur reprochent pas… après tout, les menteurs, ce sont les Juifs, pas les Arabes ! Eux ils font ce qu’ils peuvent devant la cruauté et l’intransigeance des J…. euh… d’Israël.

L’Autorité Palestinienne est née de ces accords. Yasser Arafat l’a présidée et a nommé Ma’hmoud Abbas comme second. A la mort d’Arafat, c’est Abbas qui en prendra la direction.

En 2001, Arafat appelle à un second soulèvement populaire arabe contre Israël, en violation flagrante des accords d’Oslo. Là encore, les nations ne reprochent rien aux Arabes. Au contraire, pour elles, le fautif reste toujours Israël « C’est le désespoir qui les pousse ! Vous devez vous retirer de Gaza ! C’est la seule façon pour vous d’avoir la paix ! » matraquent-ils.

En 2004, Ariel Sharon décide de céder aux pressions internationales et d’enclencher le désengagement d’Israël de la Bande de Gaza… Ça ne lui a pas porté chance !… et à nous non plus !

Nous avons depuis un territoire dirigé par des terroristes qui tirent chaque jour des roquettes sur le nôtre, creusent des tunnels pour enlever les nôtres, etc… « C’est pas vrai ! Vous ne vous êtes pas désengagés de Gaza ! » affirment les uns « Vous continuez de coloniser la Cisjordanie ! » disent les autres, d’autres encore déclarent « Bin oui, mais il faut les comprendre, il leur faut maintenant un Etat ! », « Vous devez lever le blocus sur Gaza » commentent d’autres encore…

« Nous préférons vos condamnations à vos condoléances »… Il semble bien qu’Ariel Sharon préférait leurs condoléances à leurs condamnations…

En 2001, la conférence de Durban contre le racisme est scandaleusement dévoyée et instrumentalisée pour en faire précisément ce qu’elle était censée combattre : une tribune raciste.

Les pays musulmans, en tête desquels l’Iran, y affirment que sionisme = racisme et concentrent tous leurs discours les plus haineux contre les Juifs et leur Etat, en déversant mensonges sur mensonges.

« Dans le forum des ONG, l’antisémitisme se déchaîne : exposition de dessins, diffusion des Protocoles des sages de Sion, de Mein Kampf, agressions de personnes identifiées comme juives, appel au meurtre des Juifs dans un stade de deux mille personnes enthousiastes à l’issue du discours fleuve de Fidel Castro.

Pour les femmes, l’invisibilité totale : censure de toute parole, réunions annulées, suppression de phrases condamnant leur oppression dans le document final.

Le caucus des ONG européennes, quant à lui, est l’objet d’un putsch et réduit à néant pour avoir voulu se dissocier publiquement des passages du texte des ONG qui appellent au boycott d’Israël, l’assimilent à l’apartheid, parlent « d’épuration ethnique » et de « génocide », etc. Agressions, menaces, accusations, pour ceux qui résistent, d’être « payés par les Juifs », d’être des « zionist pig lovers » !

Du côté des gouvernements, les envolées oratoires n’ont pas de limite non plus. Yasser Arafat le premier n’hésite pas à utiliser ce vocabulaire : « apartheid », « épuration ethnique » « génocide ». Le Canada proteste par écrit et reste. Israël et les Etats-Unis partent. L’Union européenne hésite, puis décide de continuer les discussions pour épurer le texte des termes inadmissibles. Louis Michel, ministre des Affaires étrangères de la Belgique qui préside alors l’Union Européenne, tient jusqu’au bout. Après d’âpres négociations, le texte des gouvernements est débarrassé de ce que l’on appelle alors, selon la formule consacrée, « le langage de haine ».

Le déni des événements fut partagé également par la majorité des grandes ONG de défense des Droits de l’homme et « antiracistes » ayant pignon sur rue, au retour de Durban. Celles et ceux qui osaient parler se retrouvaient stigmatisés, accusés de faire le jeu des Juifs, voir carrément d’être des agents du Mossad  »

(Source : ONU 2001-2007 : Durban ou l’éternel retour – Cairn.info)

L’Allemagne nazie nous comparait à des rats, à des poux, les islamistes  nous comparent à des singes et des porcs… C’est un processus de déshumanisation, d’animalisation, dont l’objectif est de nous extraire de la communauté humaine, contester l’application sur nous des droits élémentaires qui la régissent (les droits humains) afin d’ensuite nous supprimer sans que cela ne dérange grand monde.

Calomniés, diffamés, insultés, animalisés…

Ma’hmoud Abbas entame des démarches unilatérales auprès des instances internationales pour obtenir ce qu’il veut sans avoir à négocier avec Israël. Il viole ainsi le dernier point que les Arabes n’avaient pas encore violé.

Histoire de confirmer sa volonté de jeter définitivement à la poubelle les accords d’Oslo, Abbas récompense les familles de terroristes abattus en tentant de tuer un Juif, verse un salaire aux terroristes ayant survécu, nomme des rues, des places, etc.  avec des noms de terroristes ayant massacré des civils, remplit les manuels scolaire de propagande antisémite classique et anti-israélienne, encourage, dans les émissions de sa télévision, les enfants à la haine et au meurtres de Juifs.

Le ‘Hamas, de son côté, au pouvoir dans la Bande de Gaza depuis le désengagement israélien (merci Sharon !) bourre le crâne de ses gamins de conneries en tous genres, mais surtout du genre de la haine antisémite, se cache lâchement parmi les civils pour lancer ses roquettes sur Israël. C’est dingue comme ces gens peuvent parler à tort et à travers d’honneur et de bravoure sans jamais en avoir !

Sur la scène internationale, Abbas et le B.D.S. tentent de rendre Israël infréquentable au niveau politique, scientifique, culturel, commercial, etc.).

Isolés…

Dans les années 2010, les appels au boycott d’Israël se multiplient, la campagne B.D.S. (Boycott Désinvestissement Sanction) bat son plein et rappelle des périodes bien sombres

Manifestation appelant au boycott de tout ce qui vient des Juifs dans les années 30

En 2015, la Cour de Cassation française interdit les appels au boycott d’Israël.

En 2014, 2015, 2016,  la France viole ses propres lois en soutenant financièrement des O.N.G qui appellent au boycott d’Israël.

Boycottés

En 2016, la France et l’Union Européenne votent en faveur de l’étiquetage des produits juifs fabriqués dans ce que ces pays appellent « les colonies ».

Là encore, l’Europe reprend de vieux réflexes que l’on croyait d’une autre époque…

Etiquetés

En 2015, l’UNESCO inscrit le Kever Ra’hel (la tombe de Rachel) et la Ma’arat Ha Makhpella (le Caveau des Patriarches),  sites sacrés du judaïsme, en tant que sites musulmans.

En 2016, l’UNESCO récidive en classant le Mont du Temple (site le plus sacré pour les Juifs) et le Kotel Ha Ma’aravi comme des lieux musulmans (sites, d’ailleurs, qu’elle nomme uniquement de leur appellation arabe)

En 2017, l’UNESCO revient à la charge en ne reconnaissant pas la souveraineté israélienne sur Jérusalem

Spoliés, expropriés, dépossédés

Israël est continuellement, et depuis des années, étiqueté, isolé, animalisé, frappé, tapé, lynché, humilié, conspué, dupé, exproprié, spolié, boycotté, calomnié, et diffamé par la communauté internationale sous le prétexte de « la protection et de la défense du peuple palestinien opprimé »

Je n’ai personnellement jamais vu de peuples ou de communautés opprimés être aussi bien défendus par tous les pays de la planète que les Arabes dits « palestiniens » !  Et en tant que membre du peuple Juif, qui a été (et est toujours) persécuté, je suis bien placé pour faire cette constatation. Je pense que les Indiens d’Amérique, les Amazighs, les Maoris, les Aborigènes, etc… ne me contrediront pas.

La condition du Juif parmi les non-Juifs n’a pas changé d’un iota, en tous cas pas dans l’attitude des non-Juifs par rapport au Juif

On retrouve chez les nations EXACTEMENT les mêmes attitudes qu’elles avaient eues avant de tuer les Juifs… mais ici, le Juif, c’est l’Etat qui les représente, celui qui regroupe le plus de Juifs au monde, l’Etat juif. Aucun Etat au monde n’a, dans ses frontières, autant de Juifs que l’Etat d’Israël. Il incarne donc naturellement tous les Juifs pour toutes les nations. Et les attaques qu’elles lancent contre lui retombent sur les Juifs qui sont à portée de main, c’est à dire ceux qui se trouvent encore en diaspora.

Il est donc complètement hypocrite pour les nations de prétendre lutter contre l’antisémitisme, parce que s’attaquer à l’Etat d’Israël continuellement, falsifier son Histoire, le traîner dans la boue, le calomnier, c’est en fait une manière de porter indirectement atteinte, mais tout à fait volontairement, à l’ensemble des Juifs à travers le monde sans avoir l’air de s’en prendre aux Juifs.

L’Etat d’Israël ne nous protège pas de tout ce qu’on nous a fait, mais il nous protège de l’extermination, et il est plus difficile de détruire un Etat que de massacrer une population. Mais les nations essaient de détruire notre Etat, ne nous leurrons pas dessus, cela ne fait aucun doute. C’est pour cela que les procédés sont exactement les mêmes que ceux qui ont précédé les massacres qu’on nous a infligés.

L’Etat juif reste le Juif parmi les nations. Il est l’Etat juif parmi les Etats non-juifs. Et il subit le même sort que subit historiquement l’individu juif parmi les non-Juifs.

Qu’Israël reste sur ses gardes car les nations ne veulent probablement pas qu’il vive… Elles vont essayer de le détruire, en commençant par le morceler.

Ne cédons donc pas le moindre territoire, le but inavoué de telles propositions, qu’elles s’appellent « résolution 181 », « résolution 242 », « accords d’Oslo » ou « solution à deux Etats », c’est la mise en pièces du petit territoire qui nous a été laissé après que les Britanniques aient offert gracieusement près de 80% de la Palestine mandataire aux Arabes.

Malheureusement, j’ai bien peur de comprendre qu’il va nous falloir prendre notre mal en patience car ça ne cessera jamais… jusqu’à la guéoula… Ce qui ne veut pas dire que nous ne devons pas lutter contre l’antisémitisme, bien au contraire. Nous nous devons de le faire (et, de toutes façons, nous ne pouvons pas faire autrement).

Restons vivants et ne confions pas notre vie aux nations. Protégeons-nous nous-mêmes, restons vigilants, et jamais elles ne nous détruiront.

 

« … Beat me, hate me
You can never break me
Will me, thrill me
You can never kill me
Jew me, sue me
Everybody do me
Kick me, Kike me
Don’t you Black or White me »

« … Battez-moi, haïssez-moi
Vous ne pouvez jamais me casser
Imposez-moi, effrayez-moi
Vous ne pouvez jamais me tuer
Traitez-moi de Juif, attaquez-moi
Tout le monde le fait
Frappez-moi, traitez-moi de Youpin
Ne me traitez-vous pas de Noir ou de Blanc ? »

 


Texte intégral de la chanson :

Skin head, dead head
Everybody gone bad
Situation, aggravation
Everybody allegation
In the suite, on the news
Everybody dog food
Bang bang, shot dead
Everybody’s gone mad

All I wanna say is that
They don’t really care about us
All I wanna say is that
They don’t really care about us

Beat me, hate me
You can never break me
Will me, thrill me
You can never kill me
Jew me, sue me
Everybody do me
Kick me, kike me
Don’t you black or white me

All I wanna say is that
They don’t really care about us
All I wanna say is that
They don’t really care about us

Tell me what has become of my life
I have a wife and two children who love me
I am the victim of police brutality, now
I’m tired of being the victim of hate
You’re ripping me off my pride
Oh, for God’s sake
I look to heaven to fulfill its prophecy…
Set me free

Skin head, dead head
Everybody gone bad
Trepidation, speculation
Everybody allegation
In the suite, on the news
Everybody dog food
Black man, blackmail
Throw your brother in jail

All I wanna say is that
They don’t really care about us
All I wanna say is that
They don’t really care about us

Tell me what has become of my rights
Am I invisible because you ignore me?
Your proclamation promised me free liberty, now
I’m tired of being the victim of shame
They’re throwing me in a class with a bad name
I can’t believe this is the land from which I came
You know I really do hate to say it
The government don’t wanna see
But if Roosevelt was living
He wouldn’t let this be, no, no

Skin head, dead head
Everybody gone bad
Situation, speculation
Everybody litigation
Beat me, bash me
You can never trash me
Hit me, kick me
You can never get me

All I wanna say is that
They don’t really care about us
All I wanna say is that
They don’t really care about us

Some things in life they just don’t wanna see
But if Martin Luther was living
He wouldn’t let this be, no, no

Skin head, dead head
Everybody gone bad
Situation, segregation
Everybody allegation
In the suite, on the news
Everybody dog food
Kick me, kike me
Don’t you wrong or right me

All I wanna say is that
They don’t really care about us
All I wanna say is that
They don’t really care about us

All I wanna say is that
They don’t really care about us
All I wanna say is that
They don’t really care about
All I wanna say is that
they don’t really care about
All I wanna say is that
They don’t really care about us

8 thoughts on “La condition du Juif parmi les non-Juifs au passé et au présent (on apprend de l’Histoire !) (‘Ami Artsi עמי ארצי)

  1. Magistral panorama, aussi vaste que précis. Merci donc ! Et c’est vrai, il faut le dire et le redire, le « peuple palestinien » est un peuple inventé. Il y a des Arabes, il n’y a pas de « peuple palestinien », d’où ces guillemets qui s’imposent.

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    1. Merci Olivier pour ton compliment 😉

      J’ai passé la journée à écrire cet article, à vérifier chaque élément, à chercher des illustrations, à corriger les fautes d’inattention, les erreurs de style, à ajouter des passages oubliés, etc…

      Je suis donc très touché par ton commentaire.

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  2. “Je connais encore aujourd’hui, certains Juifs en France, dans ma famille, notamment, qui, ignorant complètement notre Histoire, pensent être sauvés par l’assimilation.
    Ne connaissant rien de l’Histoire de notre peuple, et parfois refusant même de s’y intéresser, ils n’en tirent aucune leçon” écris-tu. Je ne pensais pas que de tels Juifs existaient encore 😉 Ils sont un peu ringards, me semble-t-il. Être juif c’est aussi et d’abord aller à contre-courant, s’élever contre, déranger, etc. A présent, Israël irrite le monde et c’est bien ainsi, car ce faisant Israël fait progresser le monde et pas seulement en science et en technologie.

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    1. Ooooh oui, Olivier, c’est très triste mais oui, ça existe encore… En fait, ils sont le produit de l’antisémitisme car leur attitude relève d’une volonté de disparaître, de ne plus être Juif (même si cela est impossible, comme je le disais en commentaire dans ton blog). Et ce désire de n’être plus Juif, de disparaître résulte bien d’un malaise. Ce malaise ne vient pas de nulle part, il est forcément généré par quelque chose, et par quoi, sinon par l’antisémitisme ? Tout ça pour te dire que tant que l’antisémitisme existe, ce genre de cas existera aussi.

      On retrouve d’ailleurs cette attitude chez les Juifs des pays germaniques, dont tu m’as parlé sur ton blog. C’est le même état d’esprit. On retrouve cette volonté de disparaître, d’être enfin « comme tout le monde » (c’est à dire non-Juif).

      Mais attention, comme je l’ai écrit, au niveau particulier, l’antisémitisme peut aussi provoquer une prise de conscience chez des Juifs assimilés (cf. Herzl)…

      Ce n’est pas une question de ringardise mais plus un réflexe de personnes opprimées.

      Les blessures peuvent causer des dommages assez désastreux chez certains. Il y a même des cas encore plus graves de Juifs haïssant les Juifs et qui, pour s’assurer de leur propre destruction, oeuvreront dans l’espoir de détruire tout le peuple… C’est le cas, par exemple de Shlomo Sand, un Juif israélien qui a la haine de lui et qui crie partout à qui veut l’entendre (et ils existent chez les non-Juifs comme chez certains Juifs comme lui, hélas) que le peuple juif n’existe pas, qu’il a été inventé… C’est une des fractures provoquées par la diaspora. C’est bien laid et bien triste, mais il faut savoir que cela existe.

      On rencontre les mêmes cas de figure chez les autres groupes de personnes discriminées et persécutées. Prenons l’exemple des homosexuels : Certains homosexuels se violent eux-mêmes en se forçant à avoir des relations sexuelles avec des personnes de l’autre sexe, certains vont même jusqu’à se marier… Certains ont tant de haine d’eux-mêmes qu’ils sont autant sinon plus homophobes que les homophobes hétérosexuels, et parfois même violents contre les homosexuels.

      C’est une manière de se mutiler…

      Pas exactement, en fait. C’est une manière de mutiler la part d’eux qui est trop lourde à porter, qu’ils identifient comme la cause de leurs malheurs (alors que la cause de leurs malheur n’est pas leur homosexualité mais l’incapacité de la société hétérosexuelle a réellement les accepter et à les traiter comme des égaux).

      On retrouve aussi cela chez les Indiens d’Amérique. Certains d’entre eux ont été utilisés par les Blancs contre d’autres Indiens et parfois même contre leurs propres tribus. Si ça a fonctionné, c’est parce que ces Indiens-là ne voulaient plus être Indiens, ils voulaient être « comme tout le monde » (Blancs).

      Le schéma se répète, il est toujours le même, dans tous les groupes opprimés. Et il se retrouve naturellement aussi chez nous.

      Certains d’entre nous ont la haine d’eux-même et veulent tuer le Juif en eux. Et lorsqu’ils prennent conscience que cela n’est pas possible, ils tentent alors de détruire notre peuple car ils considère que nous sommes ce qui fait de lui un Juif.

      Pour la définition de ce qu’est être Juif, je suis bien de ton avis. Heureusement, il y a toujours une majorité de Juifs qui sont comme ce que tu décris, mais 2 000 ans de diaspora laissent des séquelles… Même si la plupart d’entre nous sommes restés forts, la diaspora a fait aussi de nous « un peuple fracturé et blessé » comme l’écrit très bien Ryan Bellerose.

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  3. Je ne puis qu’aller dans le sens de ce que tu écris. Simplement : les « Juifs honteux » sont un désastre pour les Juifs qui ne sont pas honteux et pour les non-Juifs qui considèrent avec respect l’apport des Juifs au monde, non-Juifs par ailleurs résolument sionistes. Par ailleurs, une question me préoccupe : n’est-ce pas aussi le passé de diaspora qui a en partie contribué (tout au moi renforcé) à la spécificité juive, à sa richesse particulière qui irrigue le monde ?

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    1. Oui, pour la première partie de ton mail, je crois que tu as tout-à-fait raison, Olivier. Je sais qu’ils sont un désastre, et je sais tout le mal qu’ils nous font (comment pourrais-je ne pas le savoir d’ailleurs, étant donné que ma propre mère en fait partie ?)

      Je n’essaie pas de les défendre, j’analyse simplement les mécanismes. C’est en ce sens que j’ai écrit que je ne pensais pas qu’il s’agissait de ringardise, mais d’une haine de soi générée par la souffrance occasionnée par l’antisémitisme. Je ne défends pas non plus les autres gens appartenant à des groupes opprimés qui deviennent leur propre pire ennemi puis celui de leur groupe. J’essaie seulement de mettre en lumière les mécanismes qui ont abouti à cette situation. Leur comportement reste destructeur et je le cautionne en aucune façon.

      Pour ce qui est de ce que nous a apporté la diaspora… Je ne sais pas… Nous avons beaucoup perdu, y compris dans notre approche du judaïsme et notre propre perception de nous-mêmes, au cours de ces millénaires de diaspora. Je ne sais pas, personnellement, ce qu’elle nous a apporté précisément, mais si elle a eu lieu c’est que c’est ainsi que les choses devaient se faire.

      Nous avons beaucoup apporté à nos pays d’accueil : la fin de l’idolâtrie et des sacrifices humains, les tribunaux, le divorce, le congé hebdomadaire, la tsedaka (qui est devenue la « charité », chez les chrétiens, même si sa motivation a été ensuite changée),…

      Ce que la diaspora nous a apporté ? Je ne saurais pas te répondre précisément… Pour le moment, je sais que nous étions dans l’obscurité, avec nulle part où aller, nous n’avions plus de chez nous, notre pays était la propriété de l’empire ottoman et d’autres puissances avant lui, et tous l’ont laissé à l’abandon. Notre terre était morte, nous en étions loin et nous étions à la merci des nations qui pouvaient faire de nous ce qu’elles voulaient, et nous ne pouvions pas grand chose contre cela.

      Les nations ont d’abord voulu effacer notre religion en nous convertissant par la force, elles ont ensuite voulu effacer notre peuple en prétendant que la judaïté était une identité religieuse et non pas une identité ethnique, au nom de l’égalité, après la révolution française, et, plus tard, elles ont déclaré que les identités religieuses devaient rester dans la sphère privée, nous ne pouvions donc publiquement plus être Juifs ni en tant que peuple ni en tant que religion, puis est venu le nazisme qui a voulu nous faire disparaître en tant que peuple, et depuis que notre pays a ressuscité et que nous y sommes revenus en masse, on nous conteste notre pays, notre lien à celui-ci (en dépit de toutes les preuves flagrantes qui existent !).

      Que te dire ? Peut-être verrai-je plus clair sur les bienfaits de la diaspora quand ce temps sera plus loin derrière nous… Mais ce n’est pas parce que nous avons à nouveau notre pays et que nous y sommes à nouveau souverains que la diaspora est de l’Histoire ancienne. Nous sommes encore dans une période de diaspora, même si c’est une période charnière.

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  4. Lorsque j’ai fait usage du mot « ringardise », il s’agissait plutôt d’un mouvement d’humeur, sans prétention à une lucidité particulière. Mais comment s’entêter à ignorer que les Juifs ont un pays, qu’ils ont retrouvé, un pays qu’ils n’ont jamais vraiment perdu ?

    Cette question sur la diaspora peut se faire par de multiples entrées. Les Juifs ont irrigué tous les pays où ils ont vécu. Mais (et c’est une question à laquelle je n’ai pas la prétention de répondre) Israël serait-il ce qu’il est s’il n’était constitué de Juifs venus du monde entier, riches d’une mémoire particulière ? Et la force d’Israël ne tient-elle pas aussi (pas exclusivement bien entendu) à l’existence de la diaspora ? Bref, on pourrait multiplier les interrogations à ce sujet et écrire un livre (épais) constitué d’une suite d’interrogations à ce sujet.

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    1. Nous étions toujours connectés à notre terre pendant ces 2 000 ans et même lors de notre 1ère diaspora (après la destruction de notre premier Temple.

      Je ne t’en veux absolument pas d’avoir parlé de ringardise, ce n’est pas bien méchant, c’est juste que je pensais que ce n’était pas tout à fait adapté à la situation.

      Oui et non, pour le reste de ton intervention. Il ne faut pas perdre de vue que même en diaspora, nous sommes beaucoup restés entre nous (que ce soit de notre propre chef ou qu’on nous l’ait imposé).

      La diversité d’Israël vient de ce que les communautés juives ont vécu en diaspora, certes, et nos pays d’accueil nous ont influencé, et même pour certains d’entre nous transformé, au point d’oublier qui ils étaient et d’où ils venaient, mais il faut connaître la fréquence des persécutions pour comprendre qu’il était difficile, pour le pays d’accueil, d’influencer en profondeur notre peuple durablement. Concrètement, il ne s’écoule pas 2 générations sans que l’antisémitisme refasse surface : Si un grand-parent est frappé par l’antisémitisme, à 20 ans, son enfant à 20 ans ne connaîtra pas l’antisémitisme, mais l’enfant de son enfant, à 20 ans, le connaîtra.

      Les ségrégations et persécutions de tous types connaissent des trêves mais sont à cadence assez soutenue tout de même. Il en résulte souvent le départ des Juifs vers un autre pays (quand ils le peuvent).

      C’est une réalité qui se vérifie chez les Juifs du monde entier. Rares sont ceux qui sont présents depuis des temps immémoriaux dans les pays d’accueil sans en avoir changé. Nous étions connus pour être un peuple nomade avant la renaissance de notre Etat, nous étions « le Juif errant ».

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