De la part d’un Indien pour un autre Indien (lettre ouverte de Ryan Bellerose à Nick Estes) : soutenez Israël !


(Article de Ryan Bellerose publié le 2 mai 2017 sur le site IsraellyCool et traduit le même jour par ‘Ami Artsi עמי ארצי  pour Israëlia)

Une lettre ouverte à Nick Estes : Honorez le Mouvement des Droits des Indigènes et soutenez Israël

 

Cher Nick Estes,

Dans une lettre ouverte publiée dans l’Indian Country Today, vous avez exhorté le Professeur S. James Anaya, Rapporteur Spécial aux Droits des Indigènes à l’O.N.U, d’ « honorer » les objectifs du mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (B.D.S.) et d’annuler son voyage en Israël en raison du fait qu’il serait un Etat « colonial ».

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Je comprends que M. Anaya n’ait pas tenu compte de votre appel, et je pense être en mesure de mettre un peu en lumière les raisons.

Etant donné que vous êtes un doctorant en Etudes Américaines, j’ai été surpris de constater que votre lettre était remplie jusqu’à ras bord de détails inexacts et de mensonges. Plutôt que d’argumenter sur la base de principes tangibles, vous présentez des contre-vérités en faits, répétez les mêmes points trompeurs et ambiguës que vous aviez fabriqué dans vos précédents articles, et vous cachez derrière l’argument majeur d’être un descendant de la tribu Lakota.

Puis-je vous rappeler, M. Estes, que si les Lakota ont une expérience réelle concernant la colonisation, cela ne leur garantit pas l’expertise sur l’Histoire du Moyen-Orient.

Je vous rappellerais également que B.D.S. est, en réalité, en opposition avec les peuples indigènes d’où qu’ils soient, puisqu’ils cherchent à retirer l’auto-détermination que le peuple juif a retrouvé sur sa terre ancestrale. A l’heure actuelle, le peuple juif est le seul peuple indigène avoir accomplit cela.

Dans le but d’illustrer vos véritables intentions (qui semblent être les mêmes que celles du mouvement B.D.S. : délégitimer et éliminer l’Etat d’Israël), je vais simplement reprendre votre lettre et la réfuter point par point.

Point n°1: B.D.S.

Le seul élément de votre premier argument qui soit valide est que le mouvement B.D.S. est né en 2005. Les autres points que vous tentez de soulever sont basés sur la fausse revendication selon laquelle les Juifs ne sont pas indigènes à l’Etat d’Israël, et sont donc, par conséquent, des « occupants colonisateurs ».

Je m’interroge : Si vous êtes réellement un militant des droits humains, pourquoi êtes-vous si investi dans les droits des réfugiés palestiniens qui ont quitté Israël après 1948, mais n’avoir rien à dire au sujet de près d’un million de réfugiés juifs, à travers les pays arabes et l’Iran, qui ont été forcés de quitter leurs maisons ? Que diriez-vous au sujet des droits de ces réfugiés ?

Pourquoi les Juifs ne méritent-ils pas votre soutien ainsi que celui d’autres, revendiquant, pourtant, chercher la justice pour les communautés marginalisées ?

Serait-ce parce qu’Israël, alors nouvel Etat pouvant à peine se soutenir lui-même, a intégré, juste après sa création, des centaines de milliers de réfugiés juifs, alors que les Etats arabes (de leur côté) continuent de refuser l’entrée aux réfugiés palestiniens ? Assurément, si c’est le cas, je peux voir pourquoi vous avez une telle rancoeur contre Israël… ou pas.

Vous affirmez qu’Israël doit « cesser son occupation des terres arabes palestiniennes », mais cette déclaration est elle-même paradoxale.

Voyez-vous, les Juifs peuvent tracer leur présence en Israël depuis trois mille ans, longtemps avant que les Arabes aient quitté la péninsule arabe au 7è siècle pour conquérir les pays environnants (1). Si vous affirmez que les Palestiniens sont aussi Arabes, vous validez mon argument : que les Palestiniens d’aujourd’hui sont les descendants des Arabes d’Arabie, alors que les Juifs sont les descendants du Levant.

Si nous suivions la logique de B.D.S., alors le gouvernement américain aurait, en effet, le droit de sculpter les visages de ses présidents dans le Paha Sapa, tout autant que les Arabes auraient le droit de bâtir une mosquée au sommet du Mont du Temple – un lieu historique et biblique juif – à Jérusalem. Laissez-moi vous demander, M. Estes, qui sont les colonisateurs et qui est le peuple indigène, ici ?

Point n°2: Le colonialisme

Dans votre lettre, vous écrivez que les Nations Unies ont été créées « en partie pour mettre fin au colonialisme » et qu’Israël « pratique une forme de colonialisme très proche de ce que les Etats-Unis, le Canada, la Nouvelle Zélande et l’Australie pratiquent à l’encontre des peuples indigènes ».

Les Nations Unies, cependant, ont été fondées pour fournir un corps gouvernemental au monde et l’on pourrait répondre qu’étant contrôlé par des gouvernements coloniaux, il perpétue, en réalité, le colonialisme. Ce qu’il fait.

Par exemple, L’Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et la Culture  (UNESCO) a officiellement accordé des titres de sites sacrés indigènes à ceux qui les ont colonisés – des sites comme le Mont du Temple et le Mur Occidental.

Puisque vous êtes doctorant en études historiques, je vous demanderai, M. Estes, comment les Arabes (qui ont conquis le Levant au 7è siècle) peuvent leur être indigènes, particulièrement quand le peuple juif était déjà présent pendant des milliers d’années ?

Si l’objectif de l’ « occupation colonialiste » est de « saisir les terres des Natifs (souvent par la force) et de remplacer ceux-ci avec une population occupante », alors la conquête par les Arabes du Levant et de toute la région qui l’entoure n’est-elle pas une forme d’occupation  colonialiste ? Et alors, le retour des Juifs, dans les années 1800, n’est-il pas le retour de l’exile d’un peuple indigène ?

En tant que personne qui combat, supposément, l’occupation colonialiste, il devrait vous incomber de ne pas seulement vous contenter d’en étudier toutes les formes, mais de vous tenir aussi du côté des véritables peuples indigènes plutôt que de celui de ceux qui les ont colonisé, qui ont imposé leur langue, leur religion, leurs coutumes aux peuples indigènes à travers le Moyen-Orient, y compris en Israël.

Comme vous dites, M. Estes, le colonialisme, en effet, est un crime. Mais il a été commis contre les Juifs, pas par eux.

Point n°3: Les Nations Unies

Bien que vous vous référiez aux Nations Unies comme une sorte d’arbitre impartial, il est important de noter qu’il a, en réalité, été catégoriquement partial à l’encontre d’Israël depuis sa création.

En fait, vous admettez que l’O.N.U. a étiqueté le Sionisme comme étant « raciste » dès le début, ce à quoi aucun autre mouvement de libération n’a jamais été assimilé.

Le Sionisme, dans sa plus simple définition, est la croyance que les Juifs devraient avoir droit à l’autodétermination sur leur terre ancestrale.

Quand les Nations Unies font des déclarations diffamatoires à l’encontre d’Israël sur ordre des nombreux Etats membres arabes mais refuse de condamner d’autres abus des droits humains, véritables eux, dire qu’elles ont des intentions est une évidence. Pour quelle autre raison placent-elles l’Arabie Saoudite et l’Iran (un pays qui a brutalement exécuté 437 civils innocents en 2016) dans leur Conseil des droits humains ?

Comment se fait-il que, pendant le génocide au Rwanda, en 1994, les Nations Unies n’ont dénoncé le Rwanda qu’une seule fois, mais se sont, contre toute attente, arrangées pour condamner Israël 13 fois ?

Point n°4: L’apartheid

Dans un récent discours qui a depuis été gravé dans les mémoires de trois millions personnes, le directeur exécutif de U.N Watch, Hillel Neuer, a demandé aux Etats arabes, membres des Nations Unies, après qu’ils aient lancée encore une autre résolution anti-israélienne « Où sont vos Juifs ? Combien de Juifs vivent dans vos pays ? »

M. Neuer a demandé comment Israël peut-il être accusé d’ « apartheid » quand, dans tout le moyen-Orient, non seulement la population juive a été éradiquée, mais il y a des pays qui impose un statut légal différent aux habitants selon leur appartenance ?

Les pays à majorité musulmane couvrent 99% de la totalité du Moyen-Orient. Le seul Etat juif au monde (et le seul Etat du Moyen-Orient où Musulmans, Chrétiens et Juifs peuvent vivre en harmonie) en recouvre 1.

Alors, encore une fois, où est l’apartheid ?

Point n°5: Le monde universitaire

Tandis qu’il y a, effectivement, des étudiants palestiniens, il semble que ceux qui sont impliqués dans le conflit israélo-palestinien abandonnent leur monde universitaire au lieu de la promotion d’un programme politique (2).

Dans les territoires sous contrôle palestinien (et dans les écoles affiliées à l’UNRWA), il est enseigné aux étudiants le révisionnisme historique d’après lequel il n’existe aucune trace de connexion entre le peuple juif et Jérusalem ou Israël. Les « professeurs » palestiniens ignorent l’archéologie, la généalogie, et même l’Histoire dans le but de promouvoir la façade selon laquelle les Palestiniens sont indigènes au pays.

M. Estes, je vous invite, en tant que militant réel pour les droits indigènes à cesser de soutenir l’inversion historique, et cesser de défendre les boycotts universitaire et culturel du seul Etat juif – et indigène – au monde

Il est primordial pour le mouvement des droits indigènes que nous identifions B.D.S. pour ce qu’il est : de l’antisémitisme froid et calculé.

Notes d’Israëlia :

(1) La quasi totalité des actuels « Palestiniens » n’est pas présente sur cette terre depuis le 7è siècle mais est arrivée par vague, successivement, lors du Mandat britannique (20è siècle) (qui a encouragé l’immigration arabe tout en interdisant l’immigration juive), en 1948 lors de la 1ère guerre d’anéantissement lancée par six armées régulières arabes (Liban, Jordanie, Syrie, Egypte, Irak et Arabie Saoudite) contre Israël, et en 1967, lors de la seconde guerre d’anéantissement lancée par les mêmes armées régulières arabes contre Israël. Il est important de le préciser.

(2) Il y a des universitaires arabes dits « palestiniens » qui se sont impliqués dans des actions terroristes ou de délégitimation internationale  d’Israël. Que Ryan ne se méprenne pas : les terroristes ne sont pas de pauvres malheureux qui n’ont pas accès à la culture ou qui s’en sont écartés, et le combat contre Israël (qui est en réalité un combat contre les Juifs) revêt bien des aspects et ne se limite pas aux actions physiques, mais aussi aux actions psychologiques : politiques, culturelles, diplomatiques, médiatiques. Et un type d’action est aussi dangereux que l’autre. Omar Barghouti, co-fondateur du B.D.S., mouvement dont il est justement question dans cet article, est étudiant à l’Université de Tel Aviv.


An Open Letter to Nick Estes: Honor the Indigenous Rights Movement and Support Israel

By Ryan Bellerose – May 2, 2017 (IsraellyCool)

Dear Nick Estes,

In an open letter published in Indian Country Today, you urged Professor S. James Anaya, UN Special Rapporteur on the Rights of Indigenous People, to “honour” the goals of the boycott, divestment, and sanctions (BDS) movement and cancel his trip to Israel on the grounds that it is a “settler colonial” state.

I understand that Mr. Anaya did not heed your calls, and I believe that I can shed some light as to why.

Since you are a doctoral candidate in American Studies, I was surprised to find your letter filled to the brim with inaccurate details and lies. Rather than argue in support of any tangible principles, you present falsehoods as facts, repeat the same misleading and ambiguous talking points you’ve made in previous articles, and hide behind the appeal to authority argumentation that comes from being a descendant of the Lakota tribe. May I remind you, Mr. Estes, that while the Lakota do have experience in regards to colonization, that does not grant them expertise on Middle Eastern history.

I will also remind you that BDS is actually antithetical to the goals of indigenous peoples everywhere, as it seeks to take away the self-determination that Jewish people have reclaimed on their ancestral lands. As it stands, the Jewish people are the only indigenous people to have accomplished this.

In a bid to illustrate your real agenda (which appears to be synonymous with that of the BDS movement: to delegitimize and eliminate the State of Israel), I will simply go through your letter point by point and refute it.

Point 1: BDS

The only part of your first argument that has any validity is that the BDS movement began in 2005. The other points you attempt to get across are built on the false claim that Jews are not indigenous to the State of Israel, and are therefore “occupying colonists.”

I wonder, if you are indeed a human rights “activist,” why you are so invested in the rights of Palestinian refugees who left Israel following 1948, but have nothing to say of the nearly one million Jewish refugees who were forced from their homes from across Arab lands and Iran? What about the rights of these refugees? Why are Jews so undeserving of your support and others who claim to seek justice for marginalized communities? Is it because Israel, then a new state that could barely stand by herself, absorbed hundreds of thousands of Jewish refugees following her creation, while most Arab states (meanwhile) continue to refuse entry to Palestinian refugees? Surely, if this is the case, I can see why you hold such a grudge against Israel… Not.

You claim that Israel must “ends its occupation of Arab-Palestinian” lands but this statement in itself is paradoxical. You see, Jews can trace their presence in Israel for almost three thousand years, far before the first Arabs left the Arabian Peninsula in the 7th century to conquer surrounding lands. If you claim that Palestinians are also Arab, you’ve made my point for me: that the Palestinians of today are descendents of Arabs from Arabia, while the Jews of today are descendents of the Levant.

If we were to follow the logic associated with BDS, then the U.S. government did indeed have the right to carve the faces of its presidents into the Paha Sapa, just as Arabs had the right to build a mosque atop the Temple Mount – a Jewish historical and biblical site – in Jerusalem. Let me ask you, Mr. Estes, who are the colonizers and who are the indigenous peoples here?

Point 2: Colonialism

In your letter, you write that the UN was “founded partly to end colonialism,” and that Israel “practices a form of settler colonialism, very much aligned with what the U.S., Canada, New Zealand and Australia practice against indigenous peoples.” The UN, however, was founded to provide a governmental body for the world, and one could argue that, with it being controlled by colonial governments, it actually perpetuates colonialism. And it has.

For example, the United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization (UNESCO) has officially granted titles to indigenous sacred sites to those who colonized them – sites like the Temple Mount and Western Wall. Since you are a doctoral candidate in historical studies, I will ask you, Mr. Estes, how the Arabs (who conquered the Levant in the 7th century) can be indigenous to it, particularly when Jewish people had already resided there for thousands of years? If the goal of “settler colonialism” is indeed to “seize native lands (often by force) and replace them with a settler population,” then wasn’t the Arabs’ conquest of the Levant and its surrounding area a form of settler colonialism? And then, wasn’t the return of the Jews in the 1800s a return of an indigenous people from exile?

As someone who supposedly struggles against settler colonialism, it would be incumbent upon you to not only study all forms of it, but to side with the actual indigenous people rather than those who colonized it and forced their language, religion and customs on indigenous peoples across the Middle East, including Israel. As you say, Mr. Estes, colonialism is indeed a crime. But it was committed against the Jews, not by them.

Point 3: The United Nations

Though you refer to the UN as some sort of unbiased arbiter, it’s important to note that it has actually been categorically biased against Israel from its inception. In fact, you admit yourself that the UN labelled Zionism as “racist” early on, something no other liberation movement has ever been defined as. Zionism, in its simplest definition, is the belief that Jews should have the right to self-determination on their ancestral lands. When the UN makes defamatory statements against Israel on behest of its many Arab member states but refuses to condemn any other actual abuser of human rights, it’s safe to say that it has an agenda. Why else would it put Saudi Arabia and Iran (a nation that executed roughly 437 innocent civilians in 2016) on its human rights councils? How is it that, during the genocide in Rwanda in 1994, the UN denounced Rwanda only once, but managed to condemn Israel a startling 13 times?

Point 4: Apartheid

In a recent speech that has since been etched into the memories of some three million viewers, UN Watch Executive Director Hillel Neuer asked Arab member states of the UN, after launching yet another anti-Israel resolution, “Where are your Jews? How many Jews live in your countries?” How, Mr Neuer asked, does Israel face accusations of “apartheid” when in the entire Middle East, not only has the Jewish population been essentially eradicated, but there are countries that explicitly have separate sets of laws for different peoples?

Muslim-majority countries currently count for 99 per cent of the landmass of the entire Middle East. The world’s only Jewish state (and the only state in the Middle East where Muslims, Christians and Jews can live harmoniously) counts for one. So where, again, is the apartheid?

Point 5: Academia

While there are indeed Palestinian scholars, it seems that those who are involved in the Israel-Palestinian conflict forsake their academia in lieu of promoting a political agenda. In the Palestinian Territories (and in UNRWA-affiliated schools), students are taught revisionist history where there is no trace of the Jewish people’s connection to Jerusalem or Israel. Palestinian “teachers” ignore archaeology, genealogy and even history in order to promote the facade that Palestinians are indigenous to the land.

Mr. Estes, I am calling on you as an actual indigenous rights activist to stop supporting the inversion of history and stop advocating for academic and cultural boycotts of the world’s only Jewish – and first indigenous – state. It is paramount to the indigenous rights movement that we identify BDS as what it is: cold, calculated, antisemitism.

 

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