J Street embrasse une « implantation » israélienne (Stephen M. Flatow)


(Article de Stephen M. Flatow, écrit le 26 avril 2014 sur JNS (Jewish News Service), relayé le 28 avril 2017 sur The Algemeiner, et traduit en français le 29 avril 2017 par ‘Ami Artsi עמי ארצי pour Israëlia)

J Street, le groupe de gauche qui revendique être fermement opposé aux « implantations » israéliennes, a adopté une « implantation » israélienne.

Quoi ? Comment est-ce possible ?

C’est étrange, mais la véritable histoire a commencé quand la Knesset a massivement adopté une loi interdisant de territoire tout citoyen étranger promouvant activement le mouvement anti-israélien B.D.S. La loi n’interdit pas aux citoyens Israéliens de boycotter Israël. Leur droit à rechercher la destruction de leur propre pays reste protégé.
La loi n’interdit pas l’entrée d’étrangers à qui il est arrivé d’être d’accord avec B.D.S. Leur droit de croire ce qu’ils veulent croire -tout en venant en Israël- demeure intact.
La nouvelle législation tient à l’écart les gens qui cherchent activement à saper Israël.

Pour une raison inconnue, c’était trop pour J Street qui prétend être « pro-Israël ».
Pour une raison inconnue, J Street, qui prétend ne pas soutenir B.D.S., veut qu’Israël ouvre grand ses portes aux organisateurs de B.D.S.

Bien que l’Anti-Defamation League ait décrit le mouvement B.D.S. comme antisémite, J Street veut que les activistes de B.D.S. aient un accès libre à Israël. Par chance, les législateurs israéliens ont plus de bon sens que les activistes radicaux-chics de Scarsdale et Potomac. La majorité des membres de la Knesset 

La plus grande partie des membres du parti de gauche Camp Sioniste a rejoint les membres de droite à la Knesset dans le soutien à la mesure anti-B.D.S.

La semaine dernière la section universitaire de J Street, J Street U, a mobilisé 575 étudiants juifs pour écrire une lettre au Taglit-Birthright Israel exigeant de lui qu’il refuse de coopérer à la loi israélienne.  La lettre exige que le Taglit s’abstienne de tout tri de voyageurs pour Israël pour déterminer s’ils sont des activistes de B.D.S. Ou, autrement dit, J Street veut que les promoteurs de B.D.S. soient autorisés à utiliser le Taglit pour arriver en Israël sous sa protection de façon à ce qu’ils puissent éviter d’être coincés par les autorités frontalières.

Et c’est là que ça devient très intéressant.

Les 575 signataires se sont décrits comme ayant déjà participé aux voyages organisés par le Taglit , ou comme se préparant à le faire dans un futur proche. Et la lettre évoque ce qu’elle dit être la politique du Birthright de ne pas voyager en « Cisjordanie », et est ainsi censée reconnaître « une distinction » entre l’Israël pré-1967 et les « implantations » juives au-delà des lignes de 1967.  Mais c’est alors le Jewish Telegraphic Agency, révéla que la lettre des 575 était accompagnée d’une photo où des participants au Taglit (peut-être même, parmi eux, quelques uns des 575 signataires) posaient et souriaient devant le plus connue des « implantations » juives au-delà les lignes de 1967.

Oops !

C’est exact, dans la photo, nous voyons de jeunes Juifs souriants, hommes et femmes, visitant un lieu situé au-delà des lignes de 1967 – une « implantation », en « territoire occupé ». Et il est présent dans chaque itinéraire des voyages organisés par le Birthright. Tous les étudiants de J Street U qui ont participé à un voyage organisé par le Taglit l’ont forcément visité. Il s’appelle le Mur Occidental.

Partiticpants au Taglit Birthright visitant le Mur Occidental dans la Ville Antique de Jérusalem, le 18 août 2014. Photo de Flash90

 

C’est exact : l’Autorité Palestinienne considère le Mur Occidental comme un « territoire arabe occupé », comme le fait chaque pays arabe, et la plupart des autres pays, pour ce que ça vaut. A leurs yeux, le Mur Occidental et le Quartier juif à proximité sont des « implantations illégales ».

C’est un pari gagné de penser que beaucoup de voyages du Birthright visitent d’autres parties de Jérusalem que les Arabes considèrent tout autant comme des « implantations » : HaGiv’at Hatsarfatit (French Hill), Ramot, Gilo, la partie Est de Talpiot et bien davantage.

Mon avis n’est pas que les gamins de J Street U qui visitent les « implantations » israéliennes sont des hypocrites. Peut-être certains le sont. Ou peut-être sont-ils juste naïfs. Peut-être sont-ils si peu informés qu’ils n’ont même pas réalisé que quand ils se rendent au Mur Occidental et dans beaucoup d’autres endroits de Jérusalem, ils se rendent dans des « implantations ».

Non, mon avis est qu’ils (ainsi que la totalité de la gauche juive) se leurrent s’ils pensent que les « implantations » juives qui se trouvent en dehors des vallées de Judée et de Samarie sont un obstacle à la paix. 

Ils se fourvoient s’ils pensent qu’obtenir du Taglit le boycott de Shiloa’h ou de Beit El ou de Kiryat Arba va faire avancer la cause de la paix. Ce ne sera pas le cas. Si jamais il arrivait un jour se retire de Shiloa’h ou de Beit El, cela n’amènera pas la paix. Les Arabes considèrent tout autant le Mur Occidental et le Quartier juif comme des « implantations ».  Et s’ils prenaient ces lieux, alors ‘Haïfa et Tel Aviv seraient les suivantes dans leur marche pour « libérer la Palestine ». (1)

 

Stephen M. Flatow, vice président des Religious Zionists of America, est aussi avocat dans le New Jersey. Il est le père d’Alisa Flatow, qui a été assassinée dans une attaque terroriste palestinienne parrainée par l’Iran en 1995.

 

Alisa Flatow (z »l)

 

 

(1) C’est exact : Si sûrs d’eux et de leur prochaine victoire, les Arabes, qui n’ont même pas obtenu les territoires qu’ils revendiquent pour le moment, ne contestent plus seulement la légitimité d’Israël sur « Jérusalem Est », comme certains aiment l’appeler, ils contestent désormais à l’UNESCO la souveraineté Israélienne également sur la TOTALITÉ de la ville, ce qui veut dire également la partie Ouest de la ville. Ils revendiquent plus en pensant avoir déjà gagné ce qu’ils revendiquaient avant. Et effectivement, leur objectif est de détruire Israël et de faire de tout le pays un Etat arabe, et même un califat islamique fusionné avec la Jordanie. 

‘Ami Artsi עמי ארצי

________________________________________

J Street embraces an Israeli settlement
Posted on April 26, 2017 by Stephen M. Flatow/JNS.org

J Street, the left-wing group that claims to be staunchly opposed to Israeli settlements, has embraced an Israeli settlement.

What? How can that be?

This strange but true story began when the Israeli Knesset overwhelmingly adopted a law to prohibit the entry of foreign citizens who actively promote the BDS movement against Israel. The law does not prevent Israeli citizens from boycotting Israel. Their right to seek the destruction of their own country remains protected. The law does not block the entry of foreigners who happen to agree with BDS. Their right to believe what they want to believe—and still enter Israel—remains intact. The new legislation keeps out people who actively seek to undermine Israel.

For some reason, that was too much for J Street, which claims to be “pro-Israel.” For some reason, J Street, which claims it does not support BDS, wants Israel to open its doors to BDS organizers.

Even though the Anti-Defamation League has described the BDS movement as anti-Semitic, J Street wants BDS activists to have unfettered access to Israel. Fortunately, Israel’s lawmakers have more common sense than the radical-chic activists of Scarsdale and Potomac. Most Members of Knesset from the left-wing Zionist Union party joined MKs from the right in supporting the anti-BDS bill.

Last week, J Street’s campus division, J Street U, mobilized 575 Jewish students to write a letter to Taglit-Birthright Israel, demanding that it refuse to cooperate with Israeli law. The letter demands that Birthright refrain from any screening of applicants for its trips to Israel to determine if they are BDS activists. Or, to put it another way, J Street wants BDS promoters to be able to exploit Birthright and gain access to Israel under its cloak, so they can avoid being caught by the Israeli border authorities.

Then, this gets really interesting.

The 575 signatories described themselves as having already taken part in Birthright trips, or are planning to participate in them in the near future. And the letter mentioned what it said is

Birthright’s policy of not traveling to “the West Bank,” and thus supposedly recognizing “a distinction” between pre-1967 Israel and Jewish settlements beyond the 1967 lines. But when the

Jewish Telegraphic Agency reported on the letter of the 575, it attached to its report a photo of Birthright participants (maybe even including some of the 575 signatories) posing and smiling in front of the best-known Jewish “settlement” beyond the 1967 lines.

Oops!

That’s right, in the photo we see smiling young Jewish men and women visiting a site beyond the 1967 lines—a “settlement,” in “occupied territory.” It’s on the itinerary of every single Birthright trip. Every J Street U student who has gone on Birthright must have visited it. It’s called the Western Wall.

That’s right—the Palestinian Authority considers the Western Wall “occupied Arab territory.” So does every single Arab country, and most other countries, for that matter. In their eyes, the Western Wall and the Jewish Quarter surrounding it are “illegal settlements.”

It’s a safe bet that many Birthright trips visit other parts of Jerusalem that the Arabs likewise consider “settlements”—French Hill, Ramot, Gilo, Talpiot Mizrach and more.

My point is not that the J Street U kids who visit these Israeli settlements are hypocrites. Maybe some are. Or maybe they’re just naive. Maybe they’re so poorly informed that they don’t even realize that when they visit the Western Wall and many other parts of Jerusalem, they are visiting “settlements.”

No, my point is that they—and the entire Jewish left—are kidding themselves if they think that Jewish settlements that are out in the hills of Judea and Samaria are the obstacle to peace. They’re fooling themselves if they think that getting Birthright to boycott Shiloh or Beit El or Kiryat Arba is going to advance the cause of peace. It won’t. Because if the day ever comes that

Israel tears down Shiloh or Beit El, that won’t bring peace. The Arabs consider the Western Wall and the Jewish Quarter to be “settlements,” too. And if they ever take over those places, then Haifa and Tel Aviv will be next on their march to “liberate Palestine.”

Stephen M. Flatow, a vice president of the Religious Zionists of America, is an attorney in New Jersey. He is the father of Alisa Flatow, who was murdered in an Iranian-sponsored Palestinian terrorist attack in 1995.

 

 

Et vous, vous en pensez quoi ? (commentaire)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s