Défense d’Israël, la méthode Afro-Americaine (Uri Perednik)


(Article de Uri Perednik publié le 12 juin 2014 sur le site Mida et traduit le 20 mars 2017 par ‘Ami Artsi עמי ארצי pour Yisraëlia)

Pasteur afro-américain et musicien, Dumisani Washington n’est pas un avocat d’Israël banal. Sa perspective, également, est unique.

Comment un pasteur Afro-Américain en vient à devenir un avocat principal d’Israël dans les campus des universités américaines . Et quel lien a-t-il avec Martin Luther King et avec les pays d’Afrique subsaharienne ? Dumisani Washington explique tout dans une interview révélatrice et profonde avec Mida.

RÉCIT D’UN AMOUR MULTI-FACES POUR SION

 

Pouvez-vous nous parler d’IBSI ?

IBSI a été créé en juillet 2013 en tant que groupe pro-Israël qui se concentre sur des questions culturelles qui ne sont pas toujours abordées au sein d’autres organisations.

Ceci implique de souligner :

La diversité ethnique d’Israël :  Le fait que le peuple juif soit ethniquement divers, et que 90 nations sont représentées en Israël (juives et non-juives) est important pour beaucoup de Noirs. La diversité et l’intégration sont les signes d’une société sainement pluraliste. Voir des gens qui ressemblent aux gens du monde entier vivre, travailler, prospérer en Israël aide à combattre le mensonge du racisme / de l’apartheid israélien.

Le travail historique d’Israël dans les pays africains :

Les gens conscients de l’Histoire d’Israël (ou de l’Histoire du sionisme) sont conscients que la vision de Théodor Herzl a aidé à réaliser la « reconstruction de l’Africain ». Cette vision a été une part majeure de l’Histoire d’Israël depuis sa renaissance en 1948. Longtemps avant qu’elle ne fut la première femme à occuper le poste de premier ministre, la ministre des affaires étrangères Golda Meir a été si active sur le continent que le président de Tanzanie, Julius Nyerer, l’a appelée « la mère de l’Afrique ».

Comme l’a dit mon ami et collègue, le Professeur Gil Troy, dans son livre « Le moment Moynihan« , « Au début des années 70, Israël avait des liens diplomatiques avec trente-deux pays africains, plus d’ambassades africaines  que n’importe quel pays autre que les Etats-Unis » (1). A ce jour, les organisations israéliennes continuent d’être partenaires avec les nations africaines, apportant de la technologie de toutes sortes, tout en laissant le pouvoir aux gens afin de bâtir de fortes infrastructures.

L’oppression du peuple palestinien par ses propres dirigeants (3) : L’une des plus grandes tragédies provoquées par la propagande anti-israélienne est que le focus soit retiré des véritables difficultés du peuple palestinien (3). Les habitants de la Bande de Gaza et de la Rive Occidentale (4) subissent les violations des droits humains qui inondent le monde islamiste, pourtant les médias sont dominés par des histoires et encore des histoires au sujet de « crimes contre l’humanité » prétendument commis par Israël . Depuis les années 60, aucune arme n’a été plus souvent utilisée contre Israël que le racisme, et personne n’a été plus exploité par cette campagne que les Africains ou les Afro-Américains.

J’ai écrit un article dans le Times Of Israel intitulé « 7 raisons pour lesquelles la crise palestinienne & la lutte des Noirs pour la liberté ne sont en rien similaires« , sujet que je développerai dans mon prochain livre « Le Sionisme & l’Eglise Noire : Pourquoi Soutenir Israël Sera un Facteur Stratégique pour les Chrétiens de Couleur au 21ème Siècle« 

Nous avons des collègues et associés à travers les Etats-Unis aussi bien qu’en Israël, au Kenya et au Nigéria. Au Nigéria, nous sommes très fiers de travailler avec l’auteur, avocat et leader de la communauté Igbo, Remy Ilona. Remy fait un travail merveilleux parmi les Juifs igbos qui a été de plus en plus cité par les médias.

 

 

Son travail novateur « Les Igbos et Israël : Une Etude interculturelle sur la plus vieille et la plus grande diaspora juive » est un livre que vous ne devez surtout pas rater si vous vous intéressez au sujet.

IBSI n’a aucun nombre officiel de membres car nous n’avons pas commencé d’adhésion formelle. Nous prévoyons d’ouvrir nos premiers bureau américains de terrain cet automne.

Pouvez-vous nous donner des exemples d’accomplissements d’IBSI ?

Notre première campagne sur les médias sociaux était intitulée Diverse by Choice (« Divers par Choix ») (2). Nous y soulignions la diaspora juive multi-ethnique dans l’Etat juif (5) . La campagne a permit a beaucoup de personnes de prendre connaissance de la présence d’IBSI, et notre message résonnait en de nombreuses personnes qui n’étaient pas au courant que les Juifs n’étaient pas seulement des immigrants d’Europe.

Nous avons commencé à comprendre que nous étions efficaces lorsque les groupes anti-Israël ont commencé à se moquer de nos publicités, la plus haute forme de flatterie. #Diversebychoice  est un hashtag souvent utilisé qu’IBSI a initié.

C’est peu de temps après la campagne ‘Diverse by Choice’ que les gens ont commencé à nous contacter, voulant obtenir plus d’information et ont voulu m’écouter parler de nos engagements.

 

Qu’est-ce qui a fait de vous un soutien si enthousiaste d’Israël ? Avez-vous grandi dans un foyer pro-Israël ? 

J’ai grandi dans une famille Chrétienne (Baptiste) et il n’y avait pas particulièrement d’apprentissage pro-Israël. J’ai très tôt été attiré par l’Ancien Testament chrétien (le Tanakh), il a exercé sur moi une fascination pour Israël, le peuple juif et la diaspora. En grandissant, j’ai voulu en savoir plus sur les racines hébraïques de ma foi chrétienne. J’ignorais tout de l’Histoire horrible de l’Eglise envers le peuple juif. C’est une chose que j’ai apprise bien plus tard dans ma vie.

Mon affinité pour toutes choses concernant Israël m’a conduit à entreprendre des recherches indépendantes sur la situation actuelle de la Diaspora, spécialement sur les Juifs d’Ethiopie, d’Inde/ de Birmanie, et les Igbos du Nigéria. Finalement, comme je suivais les événements de l’Etat juif, j’ai pris connaissance des réalités politiques aussi bien que de la propagande antisioniste. Mon premier discours impliquait de partager ce que j’ai appris au sujet d’Israël et  de dissiper le mythe l’entourant.

Pourquoi passez-vous tant de temps à défendre Israël, plutôt que tant d’autres nobles causes ?

En tant que personne élevée comme un Chrétiens actif et socialement comme une personne consciente, il y a eu diverses causes auxquelles j’ai associé ma voix. Défendre l’Etat d’Israël était un développement naturel, tout autant que l’est un appel divin.

La combinaison des ennemis d’Israël chapardant la lutte des Noirs pour les libertés civiques, avec ma connexion à la cause du Sionisme est devenue mon impulsion.

Une autre motivation pour moi a été mon enfance. Je suis né dans le Sud ségrégationniste (à Little Rock, dans l’Arkansas) où mes deux parents ont grandi. Ils ont instillé en moi  le grand honneur et la gratitude pour l’Histoire de mon peuple qui a tant enduré, et qui pourtant a survécu et prospéré. En tant que jeune adulte, j’en suis venu à comprendre que le langage de la lutte pour les droits civiques de mon peuple allait être utilisé pour attaquer une nation libre et démocratique qui n’a pas une tâche de l’héritage de l’esclavage, des lois Jim Crow, de l’apartheid ou d’une forme légalisée de racisme. J’étais horrifié. Je devais m’insurger.

Martin Luther King Jr (à gauche) et Rabbi Avraham Joshua Heschel (à  droite de l’image, avec la barbe)

Vous avez récemment fait des lectures dans les campus à travers les Etats-Unis, au sujet de « L’héritage pro-Israël du Docteur King et la société multiethnique israélienne« . Pouvez-vous nous dire quelques mots au sujet du soutien à Israël du Docteur King et de ses disciples ?

Le Docteur King était un fervent défenseur de l’Etat d’Israël et un ami du peuple juif. Beaucoup de ceux qui connaissent son héritage connaissent aussi son lien étroit avec Rabbi [Avraham] Joshua Heschel tout autant que le soutien juif à la lutte Noire pour les droits civiques. Toutefois, beaucoup ne sont pas informés de la réaction négative que le Docteur King a reçu de certaines personnes. Particulièrement après la guerre de 1967 en Israël, lorsque des critiques internationales contre l’Etat d’Israël ont commencé à émerger. Le Docteur King est resté un ami loyal, et a fait son plus puissant plaidoyer pour Israël 1 ans après la guerre de Six Jours, et 10 jours avant sa mort.

Perpétuant sa tradition, les proches amis du Docteur King, Bayard Rustin et A. Philip Randolph, ont créé BASIC (Black Americans to Support Israel Committee) en 1975. BASIC a été formé, en grande partie, à combattre la résolution « sionisme = racisme » qui allait être débattue à l’époque aux Nations Unies. Quelque 300 Afro-Américains ont signé une déclaration dans l’édition du New York Times du samedi 23 novembre 1975 , condamnant cette résolution. J’ai une reproduction de ce document sur mon blog. Bien que cette organisation ne soit plus active, elle a définitivement été la voix forte de la position pro-Israël au sein de la communauté Afro-Américaine. Ce sentiment existe encore, bien qu’il soit plus dormant ces dernières années. L’objectif d’IBSI est de lui donner à nouveau de la voix.

Quelle sorte de difficultés rencontrent vos activistes dans les universités ? Pouvez-vous nous parler d’un-e adversaire que vous avez croisé et de la façon avec laquelle vous l’avez confronté-e ?

Nos adversaires sont encore en train d’essayer de savoir comment nous répondre. Nous n’avons eu aucun type d’antagonisme comme ceux auxquels ont dû faire face nos amis Juifs sur les campus, mais nous avons eu beaucoup de conversations intéressantes.

Dans le Sud de la Californie, plus tôt, ce printemps, j’ai eu l’opportunité d’avoir un long débat/discussion avec un leader de Students for Justice in Palestine (SJP) en présence d’étudiants. J’ai mis au défit le membre du SJP d’évaluer honnêtement les violations des droits humains dont ont été victimes les Palestiniens par leur propre peuple. A la fin de ce qui fut une conversation de 2 heures, j’ai finalement dit à l’étudiant s’il y avait vraiment quoique ce soit qu’Israël pouvait faire pour que ses ennemis lui permettent de vivre en paix. L’étudiant a admis calmement « Non. Il n’y a rien qu’Israël puisse faire ». C’était un moment instructif pour l’étudiant qui m’a remercié et m’a serré la main quand nous nous sommes quittés. L’étudiant a aussi pris mes informations de contact et a voulu en savoir plus.

 

Quelle est votre opinion au sujet du mouvement BDS qui appelle à boycotter Israël ? A-t-il du succès aux Etats-Unis ?

Ironiquement, c’était l’une des questions que m’a posées l’étudiant du SJP. J’ai dit à l’étudiant que je ne voyais pas le BDS arriver à quoi que ce soit. La position dominante d’Israël en technologie, en médecine, et dans tant d’autres domaines rend certain qu’aucun pays et qu’aucune entreprise qui veulent être compétitifs ne mettront les distances avec Israël.

De même, les boycotts académiques par des organisations comme l’ASA (American Studies Association) révèlent le type d’élitisme et l’incohérence que nous voyons souvent dans une académie. Ceci ne veut pas dire que tous les professeurs d’université de l’Amérique (dans leur totalité) sont anti-Israël, mais certains le sont, et leurs campagnes pour le BDS sont une preuve. Je n’ai pas les statistiques nationales pour le BDS, mais il y a eu un récent article d’Inthetower.org qui a établi que le pourcentage d’Américains blâmant les dirigeants palestiniens pour rupture des négociations pour la paix a chuté drastiquement (de 66% à 34%).

 

Il y a un sentiment en Israël que nous sommes en train de perdre le soutien du peuple américain. Au cours de vos nombreuses visites des campus à travers les Etats-Unis, avez-vous eu l’impression que le soutien d’Israël aux Etats-Unis diminue ? Qu’en est-il du soutien spécialement dans la communauté Afro-Américaine ?

Encore une fois, c’est une question complexe. Il est clair que la vaste majorité des Américains reste fermement pro-Israël, même s’ils ont plus d’empathie pour la détresse du peuple palestinien (3). Ce qui intéresse principalement les groupes comme IBSI, c’est la nouvelle génération. Nous croyons que les tactiques comme celles du BDS n’ont pas forcément pour objectif de paralyser l’économie israélienne (Omar Barghouti a publiquement déclaré que son objectif ultime est une Palestine à côté d’une Palestine (7)) mais le BDS est conçu pour faire d’Israël un paria dans les cœurs et les esprits des étudiants des universités. Quant à la communauté Afro-Américaine, comme tous les groupes, nous ne sommes pas monolithiques. Cela dit, nous sommes généralement répartis en trois camps :

  1. La majorité des Afro-Américains ne voient pas le Moyen-Orient comme une priorité. Le conflit israélo-palestinien n’est pas sur leur radar (6).
  2. Il y a (et il continuera d’y avoir) une frange, une subdivision anti-israélienne. Ils sont la seconde génération de haïsseurs d’Israël depuis les années 60 à complètement embrasser le narratif palestinien. La plupart n’a jamais visité Israël.
  3. Il reste une forte base pro-Israélienne essentiellement composée de Chrétiens évangélistes. Ils voient dans le soutien à Israël – si ce n’est à toutes ses politiques – un mandat biblique, et sont représentés dans des organisations comme CUFI et AIPAC.

 

Dans votre activité, vous soulignez souvent qu’Israël est divers par choix. Que répondez-vous aux récentes déclarations de John Kerry selon lesquelles Israël pourrait devenir un Etat d’apartheid et à celles de Thomas Freedman selon lesquelles Israël est la puissance coloniale la plus active de la planète aujourd’hui ?

Ma réponse à ces deux gentlemen est que, dans des démocraties comme les Etats-Unis et Israël, tout le monde a le droit d’avoir son opinion, et j’en suis reconnaissant. Je voudrais également ajouter que des mots comme « apartheid » et « colonialisme » ont des définitions historiques et culturelles. Je ne passerais pas mon temps à les appliquer à un pays libre et multiethnique qui a entretenu cette diversité tout en luttant contre une longue ligne d’ennemis essayant de le détruire. Mais une fois encore, c’est un pays libre. (8)

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre projet musical « The Hebrew Project » ? Qu’est-ce qui le rend unique ? Prévoyez-vous de jouer en Israël ?

Je suis un musicien par profession. C’est ma passion, bien que cela n’occupe pas la majeure partie de mon temps en ce moment, mais The Hebrew Project m’est très cher. Il s’agit d’un groupe de 24 chanteurs et musiciens qui interprètent des versions Jazz/Gospel des chansons hébraïques. Nous avons sorti notre premier album le printemps dernier. Il s’intitule « Volume 1 : From Beyond the Rivers », et se base sur Sophonie (Tséfania) 3.10. Nous sommes en discussion avec notre manager, Dave Creel of Up B Management, concernant un voyage en Israël. Nous espérons y passer quelques temps en 2015.

Initiative musicale de Dumisani Washington, « The Hebrew Project »

 

Y a-t-il un dernier message que vous aimeriez passer aux lecteurs de Mida ?

Je veux simplement vous remercier pour m’avoir permit d’établir un lien avec vos lecteurs. Je veux aussi dire à tout le monde d’être à la recherche de notre nouvelle campagne médiatique. Nous sortirons une série des vidéos courtes qui se concentrent sur les parties diverses de notre plaidoyer à Israël et nous donnerons aussi aux gens la possibilité de faire des donations en ligne à la cause.

Notes personnelles de ‘Ami Artsi עמי ארצי :

(1) Israël a aidé de nombreux pays d’Afrique dès les années 50, pas seulement, à partir des années 70.  Il a condamné le régime d’apartheid et a travaillé avec les peuples subsahariens jusqu’aujourd’hui pour leur permettre d’acquérir leur autonomie. Israël n’avait pas, pour autant rompu ses liens avec l’Afrique du Sud sous apartheid, parce que ce boycott aurait davantage nuit à la population noire d’Afrique du Sud qu’aux Européens qui s’y trouvaient et qui étaient soutenus en continue par la Grande Bretagne.

(2)  Divers par Choix – Nous ne sommes pas divers par choix. Les circonstances nous ont rendu divers, tout en étant un seul et même peuple. Et nous sommes très contents de cela, mais ce n’est pas un choix, au départ. Concernant la société israélienne, par contre, elle est diverse par choix, oui.

(3) difficultés du peuple palestinien, L’oppression du peuple palestinien par ses propres dirigeants, la détresse du peuple palestinien, etc. – Dumisani Washington ne semble pas savoir que cette situation est largement auto-infligée quand elle n’est pas entièrement simulée dans le but d’en rendre Israël responsable. Ça fait partie de la guerre contre Israël. Tout comme la notion même de « peuple palestinien ». Les Arabes dits « palestiniens » n’ont aucune Histoire sur cette terre, n’ont pas de vestiges ancestraux en dehors de quelques mosquées et d’un Dôme (qui ont été bâti au 7è siècle lors de la conquête islamique), mais aucune trace de vie sur cette terre depuis cette conquête (pas de vestiges archéologique, pas de langue locale spécifique, pas de traditions spécifiques, pas de plats spécifiques, pas de récit historique, pas de monnaie spécifique, etc.). Rien.

(4) la diaspora juive multiethnique dans l’Etat juif – Il n’y a pas de diaspora dans notre pays. La diaspora est, par définition, en dehors de notre pays. Par ailleurs, Dumisani Washington insiste énormément tout au long de l’interview sur la diversité ethnique des Juifs. Ce qu’il ne comprend pas, c’est que la diaspora peut nous avoir déposé dans différents pays du globe, elle peut avoir changé nos traits physiques, nos accents, nous avoir donné de nouvelles langues et de nouvelles traditions, nous restons un seul peuple, nous restons un peuple unique. Nous ne sommes pas constitués d’une constellation de différents peuples comme semble parfois le croire Dumisani Washington, et l’Etat d’Israël n’est pas un Etat pluriethnique, c’est un Etat juif où sont acceptés, sous certaines conditions (nés sur place, regroupement familial, visa temporaire), les non-Juifs. Nos coutumes et traditions (culinaires et autres) en diaspora ne sont pas non-juives, elles sont spécifiquement juives, mais juives locales.

(5) La Rive occidentale s’appelle la Judée & la Samarie. Quand on veut défendre Israël, on est censé commencer par là

(6) Le conflit israélo-palestinien n’est pas sur leur radar – C’est bien dommage car comme le disait très justement Elie Wiesel le 10 décembre 1986 « Nous devons toujours prendre parti. La neutralité aide l’oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté ». Et ce qu’il se passe en Israël est une injustice à l’échelle planétaire que subit de plein fouet le peuple juif et qui ne cesse de s’accroître. J’ajoute qu’il n’existe pas de conflit israélo-palestinien. Si l’on creuse un peu, on réalise que le conflit n’est pas à l’initiative d’Israël et est donc plutôt palestino-israélien. Si l’on creuse davantage, on  comprend que les Arabes dits « palestiniens » viennent des différents pays arabes alentour, ils ont donc différentes nationalités mais font partie d’un seul et grand peuple, le peuple arabe, et l’on en déduit donc qu’en fait ce conflit est « arabo-israélien ». Mais si l’on va au fond des choses, on découvre que ce conflit n’engage pas tous les Arabes mais uniquement les Arabes musulmans et qu’il a commencé bien avant la déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël et n’est rien d’autre donc qu’un conflit islamo-juif. C’est là sa véritable identité, son essence, son unique nature.

(7) « une Palestine à côté d’une Palestine », n’est-ce pas là un aveu clair d’Omar Barghouti sur le fait que la Jordanie est déjà la Palestine et que l’objectif du combat palestinien contre Israël n’est pas la création d’un Etat qui soit à eux mais purement et simplement la disparition du nôtre (et de nous, par la même occasion) ?

(8) Je ne passerais pas mon temps à les appliquer à un pays libre et multiethnique qui a entretenu cette diversité tout en luttant contre une longue ligne d’ennemis essayant de le détruire. Mais une fois encore, c’est un pays libre. – J’aurais aimé une réponse plus forte, plus énergique à des accusations aussi scandaleuses et infondées. J’attendais une réponse aussi forte (sinon plus) que l’offense qui nous a été faite.

Je note, en outre, que Dumisani Washington revient à nouveau sur le caractère multiethnique de l’Etat d’Israël… S’il y a des non-Juifs vivant en Israël et si la vocation d’Israël est de rechercher la paix et de protéger les peuples opprimés, la mission n°1 d’Israël est d’être l’Etat des Juifs. Prétendre, ou même suggérer, que c’est un pays d’immigration est faux. Israël est un Etat refuge où l’immigration juive est possible, où des non-Juifs peuvent s’y installer dans le cadre du regroupement familial, où des non-Juifs peuvent y vivre en tant que citoyens s’ils le souhaitent s’il y sont nés. Pour le reste, il est possible de visiter Israël en tant que touriste avec un visa de 3 mois. Ça n’en fait pas, pour autant, un Etat mauvais, et il n’est pas moins hautement éthique de le défendre.

__________________________________________________________________

Israel Advocacy, African American Style
Uri Perednik | 12/06/2014

An African-American pastor and musician, Dumisani Washington is not your average Israel advocate. His perspective is equally unique.

How does an African-American pastor come to be a leading advocate for Israel on American college campuses? • And what does it have to do with Martin Luther King and the countries of sub-Saharan Africa? • Dumisani Washington explains it all in a revealing and in-depth interview with ‘Mida’ • A tale of a multifaceted love for Zion

Dumisani Washington speaking at CUFI-DC Summit 2013

 

Please tell us about the IBSI.

IBSI was formed in July 2013 as a pro-Israel group that focused on cultural issues not always addressed in other organizations.

This includes emphasizing:

Israel’s ethnic diversity: The fact that the Jewish people are ethnically diverse, and that some 90 nations are represented in Israel (Jew and non-Jew) is important to many Black people. Diversity and inclusion are signs of a healthily pluralistic society. Seeing people living, working, thriving in Israel that look like people from all over the world helps combat the Israel racism/apartheid lie.

Israel’s historical work in African nations: People aware of Israel’s history (or the history of Zionism) are aware of Theodor Herzl’s vision to help realize the “redemption of the African”. That vision has been a major part of Israel’s history since her rebirth in 1948. Long before she was Israel’s first female Prime Minister, Foreign Minister Golda Meir was so active on the Continent that Tanzania’s president, Julius Nyerer called her, “the mother of Africa.”

As my friend and colleague, Professor Gil Troy said in his book “Moynihan’s Moment”, « by the early 1970s, Israel had diplomatic ties with thirty-two African countries, more African embassies than any country other than the United States.” To this day, Israeli organizations continue to partner with African nations bringing technologies of every kind, while empowering the people to build strong infrastructures.

The oppression of the Palestinian people by their own leaders: One of the greatest tragedies of anti-Israel propaganda is the focus that is removed from the true plight of the Palestinian people. The people of Gaza and the West Bank are suffering human rights abuses replete throughout the Islamist world, yet the media is dominated by story after story of Israel’s “crimes against humanity”. Since the 1960s, no weapon has been used more frequently in bludgeoning Israel than racism; and no people have been more exploited in the campaign than Africans or African-Americans.

I wrote an article in Times of Israel entitled, “7 reasons why the Palestinian crisis & the Black struggle for freedom are absolutely nothing alike”. I will expound on it in my upcoming book, “Zionism & the Black Church: Why Standing With Israel Will be a Defining Issue for Christians of Color in the 21st Century.

We have colleagues and associates across the US as well as in Israel, Kenya and Nigeria. In Nigeria, we are very proud to be working with author, attorney and leader within the Igbo community, Remy Ilona. Remy is doing a wonderful work among the Igbo Jews that have been discussed more and more in the news. His seminal work « The Igbos and Israel: An Inter-cultural Study of the Oldest and Largest Jewish Diaspora” is a must read for anyone interested in the topic.

IBSI has no official membership numbers as we have not begun formal enrollment. We plan to open our first American field offices this fall.

 

Could you give us some examples of IBSI accomplishments?

IBSI’s first social media campaign was entitled “Diverse by Choice”, in which we highlighted the multiethnic Jewish diaspora living in the Jewish State. The campaign made many people aware of IBSI’s presence, and our message resonated with many who were unaware that the Jewish people were not only immigrants from Europe. We began to understand our effectiveness as anti-Israel groups began mocking our ads – the highest form of flattery. #Diversebychoice is an oft-used hashtag that IBSI started.

It was shortly after the ‘Diverse by Choice’ campaign began that people began contacting us wanting more information; and scheduling me for speaking engagements.

 

What made you such an enthusiastic supporter of Israel? Did you grow up in a pro-Israel household?

I grew up as a Christian (Baptist) and there was no particular pro-Israel teaching. From a young age I was always drawn to the Christian Old Testament (Tanakh), which made me fascinated with Israel, the Jewish people and the Diaspora. As I got older I wanted to know about the Hebrew roots of my Christian faith. I knew nothing of the Church’s horrific history with the Jewish people. That’s something I learned much later in life.

My affinity for all things Israel led me to independently research the current state of the Diaspora, especially the Jews of Ethiopia, India/Burma, and the Igbo of Nigeria. Finally, as I followed the current events of the Jewish state, I became aware of the political realities of advocacy as well as anti-Zionist propaganda. My speaking out initially involved sharing what I had learned about Israel and dispelling the myths surrounding her.

 

Why do you spend so much time supporting Israel, as opposed to many other worthy causes?

As one raised as an active Christian and socially conscious person, I have had various causes to which I’ve lent my voice. Advocating for the State of Israel was a natural development, as much as a divine call. The combination of Israel’s enemies pilfering the Black struggle for civil freedom, along with my connection to the cause of Zionism became my impetus.

Another motivation for me was my upbringing. I was born in the segregated south (Little Rock, Arkansas) where both my parents grew up. They instilled great honor and gratitude in me for the history of my people who endured so much, yet survived and thrived. As a young adult, I came to understand that the language of the civil rights struggle of my people was being used to attack a free, democratic nation that had no stain of legacy of slavery, Jim Crow, apartheid or legalized for of racism – I was appalled. I had to speak out.

A unique voice; Dumisani Washington’s musical initiative « The Hebrew Project »

You have been lecturing recently in campuses around the USA about « Dr. King’s pro-Israel Legacy, and Israel’s Multiethnic Society« . Can you say a few words about Dr. King’s and his followers’ support to Israel?

Dr. King was a staunch supporter of the State of Israel and a friend of the Jewish people. Many who know of his legacy know of his close relationship with Rabbi [Avraham] Joshua Heschel as well as the Jewish support for the Black civil rights struggle. Many are unaware, however, of the negative push back Dr. King got from some people. Particularly after the 1967 war in Israel, international criticism against the Jewish State began to rise. Dr. King remained a loyal friend, and made his most powerful case for Israel almost 1 year after the Six Day War – and 10 days before his death.

Continuing his tradition, Dr. King’s close friends – Bayard Rustin and A. Philip Randolph – formed BASIC (Black Americans to Support Israel Committee) in 1975. BASIC was formed in large part to combat the “Zionism is Racism” resolution being debated in the UN at the time. Some 300 African-Americans signed a statement in the Sunday, November 23, 1975 edition of the New York Times condemning the Resolution. I have a reproduction of the document on my blog. Though the organization is no longer active, it definitely spoke to the strong pro-Israel stance within the Black American community. That sentiment still exists, though it has more dormant in recent years. IBSI’s goal is to give voice to it once again.

 

What kind of difficulties do your activists in universities face? Can you tell us about any opponent you had and how you faced him or her?

Our opponents are still trying to figure out how to respond to us. We have not gotten any of the type of antagonism many of our Jewish friends have faced on campus. But we have had many interesting conversations.

In Southern California earlier this spring I had the opportunity to have a long debate/discussion with a leader with Students for Justice in Palestine (SJP). I challenged the SJP member to truly evaluate the Palestinian human rights abuses perpetrated by their own people. At the end of what was about a 2-hour talk, I finally asked the student if there was truly anything Israel could do that would make its enemies allow her to live in peace. The student quietly admitted, “No. There’s nothing Israel can do.” It was an enlightening moment for the student, who thanked me and shook my hand as we parted. The student also took my contact information, and wanted to know more.

Avraham Joshua Heschel (right) and Martin Luther King at a Civil Rights march. youtube screencap.

What is your opinion of the BDS movement calling to boycott Israel? Is it successful in the USA?

Ironically, this was one of the questions the SJP member asked me. I told the student that I didn’t see BDS going anywhere. Israel’s dominant position in technology, agriculture, medicine, and more will ensure that no country or business who wants to be competitive will ever distance themselves from her. Also, academic boycotts by organizations like the ASA reveal the type of elitism and disconnectedness we often see in academia. This is not to say that America’s college professors (as a whole) are anti-Israel. But some are, and their campaigning for BDS is evidence. I don’t have national stats on the BDS, but there was a recent article inthetower.org that stated Americans overwhelmingly (66% to 34%) blame the Palestinian (leaders) for breakdowns in the peace talks.

 

There is a feeling in Israel that we are losing the support of the American people. From your many visits to campuses around the US, is your impression that the support to Israel in the US is decreasing? What about the support to Israel specifically in the Afro-American community?

Again, this is a complex question. Clearly the vast majority of Americans remain decidedly pro-Israel, even if they have much sympathy for the plight of the Palestinian people. What groups like IBSI are primarily concerned with is the younger generation. We believe the tactics like BDS are not necessarily designed to cripple Israel’s economy (Omar Barghouti has publicly stated that his ultimate goal is a Palestine next to a Palestine). But BDS is designed to make Israel a pariah in the hearts and minds of the college students.

As for the African-American community, like any group, we are not a monolith. That said, we are generally placed into one of three camps:

1) The majority of Black Americans do not view the Middle East as a priority. The Israeli-Palestinian issue is not on their radar.

2) There is (and will continue to be) a fringe, anti-Israel subsection. They are the second generation Israel-haters from the 1960s who completely embrace the Palestinian narrative. Most have never visited Israel.

3) There remains a strong, pro-Israel base who are mostly evangelical Christians. They see support for Israel – if not all of its policies – as a biblical mandate, and are represented in organizations like CUFI and AIPAC.

 

In your activity you stress very much Israel being Diverse by choice. What is your respond to the recent quotes of John Kerry saying Israel might become an apartheid state and Thomas freedman saying Israel is the most active colonial power on the planet today« ?

My response to both of those gentlemen is that, in democracies like the US and Israel, everyone is entitled to their opinion, for which I am grateful. I would also say that words like “apartheid” and “colonialism” have historical and cultural definitions. Applying them to a free, multiethnic nation that has cultivated that diversity while fending off a long line of enemies attempting to destroy it is not how I would spend my time. But again – this is a free country.

 

Can you tell us about your musical project « The Hebrew Project« ? What makes it unique? Are you planning to perform in Israel?

I am a musician by profession. It is my passion, though not a major part of my life at the moment. But THP is very dear to me. It is a group of some 24 singers and musicians who perform a jazz/gospel version of Hebrew songs. We released our debut album last spring. It’s entitled “Volume 1: From Beyond the Rivers” based on Zephaniah 3.10. We are discussing a trip to Israel with our manager, Dave Creel of Up B Management. We hope to go some time in 2015.

 

Is there any further message you would like to pass on to « Mida » readers?

I just want to thank you for the opportunity to connect with your readers. I also want to tell everyone to be on the lookout for our new media campaign. We will be releasing a series of short videos that focus on various parts of our Israel advocacy, and will also give people the chance to make online donations to the cause.

 

2 thoughts on “Défense d’Israël, la méthode Afro-Americaine (Uri Perednik)

  1. Parmi les sionistes fervents, il y a aussi les Japonais Makuyas, un sujet passionnant.

    Considérer qu’Israël (l’Etat d’Israël), au-delà de ses gouvernants et de ses gouvernements (qui tous ont leurs mérites, qu’ils soient « de droite » ou « de gauche », qu’ils soient David Ben Gourion ou Benyamin Netanyahu), désigne la liberté et invite à la liberté est une étape vers sa propre libération. Les Chrétiens doivent pourtant se positionner, car il y a parmi eux de nombreux sionistes qui cherchent à convertir les Juifs pout hâter le retour de leur Messie… Ces Chrétiens sont à mon sens sur la mauvaise voie. Et pour ma part, je cherche à m’en dégager. Bref, j’ai des problèmes avec les « Juifs pour Jésus », avec les Juifs anti-sionistes, avec les Chrétiens évangéliques (se dire sioniste pour mieux convertir, non !), et j’en passe. J’ai des problèmes avec pas mal de monde, ce qui m’amuse plutôt.

    Dans tous les cas « Vive Israël et ceux qui le défendent sincèrement ! », et je te souhaite une excellente journée.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Olivier ;o)

      Merci pour ton commentaire et pour ton très gentil vœu à la fin de celui-ci.

      Je suis entièrement de ton avis sur tout ce que tu dis dans celui-ci… Mais concernant la droite et la gauche israélienne, hélas, non, tous ne sont pas méritants. La gauche israélienne du temps de Ben Gurion et de Golda Meir l’était. Celle d’aujourd’hui ne l’est absolument pas le moins du monde.

      Seule la droite israélienne, aujourd’hui, continue de défendre les valeurs et arbore encore les lettres de noblesse de l’ancienne gauche israélienne, celle que j’admirais tant. C’est pourquoi je suis pour la droite israélienne aujourd’hui, et pour la gauche israélienne d’avant.

      Aimé par 1 personne

Et vous, vous en pensez quoi ? (commentaire)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s