Ultime solution alternative au problème Israël–Palestine


(extrait de l’article publié sur le site Israpundit traduit et complété par Eli Laik le 12 mars 2017 pour le blog Les Francophones d’Israël, nouvelle traduction par ‘Ami Artsi עמי ארצי  le 14 et le 15 mars 2017 pour Yisraëlia)

Avec un nouveau président américain, de nouvelles idées émergent sur la façon de résoudre la débâcle d’Israël-Palestine. L’une des plus prometteuses provient du Conseil d’Opposition jordanien qui favorisent un nouvel Etat palestinien… en Jordanie.

Par Ted Belman

Le parti républicain a unanimement approuvé une plate-forme pro-Israël à leur convention en juillet 2016 qui stipule :

« Les États-Unis cherchent à aider à l’établissement d’une paix complète et durable au Moyen-Orient, devant être négociée entre ceux vivant dans la région »

David Friedman et Jason Greenblatt, représentant Donald Trump, ont participé à l’élaboration du texte et sont entièrement d’accord avec sa version définitive.

Toute référence au peuple palestinien ou à une solution à deux États a disparu. De plus, la plateforme inclus les mots « Nous rejetons la fausse allégation selon laquelle Israël est un « occupant », s’il n’est pas occupant, il est alors considéré comme un pays souverain.

En conséquence, la recherche d’une solution alternative est enclenchée. Une telle solution pourrait trouver son inspiration de l’accord de courte durée Fayçal-Weizmann de 1919. L’essence de cet accord était que la Palestine, comme elle s’appelait alors, devait être divisée en deux Etats : un pour les Arabes et un pour les Juifs. ‘Haïm Weizmann, au nom des Juifs, a accepté d’aider à développer l’État arabe, et, de son côté, l’Émir Fayçal Ben ‘Hussein a accepté d’accueillir l’installation juive dans l’Etat juif et a favorisé des relations coopératives amicales.

‘Haïm Weizmann & l’Émir Fayçal

 

Bien que les Britanniques n’aient pas participé à cet accord, ils ont séparé la Transjordanie de la Palestine en 1922, avec le Jourdain pour frontière entre les deux. La Transjordanie (la Jordanie) a ainsi  reçu 78% des terres promises aux Juifs. Sur les 22% restants de la terre, entre le fleuve du Jourdain et la mer Méditerranée, devra s’ériger l’État juif. Ceci est stipulé dans le Mandat pour la Palestine signé par la Société Des Nations en 1922.

Le 30 juin 1922, une résolution commune des deux chambres du congrès des États-Unis (‘Ami Artsi : la Chambre des Représentants et le Sénat) est approuvée à l’unanimité « le Mandat pour la Palestine », confirmant l’inaliénable droit des Juifs à s’installer en Palestine… n’importe où du fleuve du Jourdain à la mer Méditerranée.

En ce qui concerne les Arabes vivant dans la Palestine juive, le Journal Officiel du Congrès contient le passage suivant :

« (2) Que s’ils ne consentent pas à un gouvernement juif et son règne, il devra leur être exigé de vendre leurs terres à une juste évaluation et se retirer dans le territoire arabe qui leur a été assigné par la Société Des Nations dans la reconstruction générale des pays de l’Orient.

(3) Que s’ils ne consentent ni à un gouvernement juif et son règne, sous les conditions de la droiture et de la justice, ni à vendre leurs terres à une juste évaluation et se retirer dans leurs propres pays, ils devront être conduits hors de la Palestine par la force. »

Les États-Unis n’étant alors pas encore membres de la Société Des Nations, et afin d’être en mesure de défendre les intérêts américains en Palestine, ont constitué la Convention Anglo-Américaine de 1924, à travers laquelle ils se sont liés aux termes du Mandat. Ce qui, bien sûr, implique la reconnaissance du droit juif de clôturer le Mandat sur la Palestine et le fait que toute la Palestine a vocation à être le Foyer national juif.

Dès lors, de nombreuses tentatives ont lieu, sans succès, pour diviser la Palestine juive en deux Etats, transgressant par là-même, les termes du Mandat au lieu de les appliquer. La Résolution 181 qu’a fait passer l’Assemblée Générale de l’O.N.U en 1947, recommandait une partition, mais a été rejetée par les Arabes. Les Juifs, par contre, ont tiré avantage de celle-ci en déclarant leur indépendance  en 1948. Israël doit son indépendance à cette déclaration (‘Ami Artsi : le Mandat) et non pas à la Résolution 181, qui n’était qu’une recommandation, précipitant le mouvement.

[ajout d’Eli Laik du blog Les Francophones d’Israël : La résolution 181 en tant que recommandation n’aurait eue force de loi qu’en cas d’accord des 2 parties, la partie ayant rejeté l’accord en 1948, ne peut par la suite s’en réclamer.

Dès avant la proclamation de l’État juif d’Israël le 14 Mai 1948, de nombreuses troupes arabes s’infiltrèrent en Judée et en Samarie, parallèlement les Jordaniens demandaient à tous les Arabes vivant entre la mer et le Jourdain d’abandonner leur terres afin qu’ils jettent les Juifs à la mer.

Les Arabes étaient 650 000, les 170 000 n’ayant pas obtempéré ont reçu la nationalité israélienne immédiatement. Des 480 000 Arabes ayant obéi aux Sirènes jordaniennes 100 000 en raison du rapprochement familial ont rejoint Israël et obtenu la nationalité. Les 380 000 restant sont donc des réfugiés au sens international du terme, ils ont pour  finalité d’être assimilé par les pays d’accueil, cette intégration doit se réaliser immédiatement.

Les Jordaniens, les Syriens, et les Égyptiens ont toujours refusé cette intégration cantonnant les réfugiés dans des camps insalubres, leur refusant la nationalité, et leur refusant tout travail, ils sont depuis, à la charge de l’ONU, un organisme spécifique l’UNRWA, qui s’est empressé de leur donner un statut de réfugié inter-générationnel (du jamais vu), faisant que les 380 000 réfugiés de l’époque, décédés pour la plupart, voient octroyé à leurs descendants de la 4è génération (5 000 000 personnes), le statut de réfugiés.

L’UNRWA perçoit les 4/5 du budget mondial consacré par l’ONU aux réfugiés qui sont bien plus nombreux dans le monde entier que les réfugiés arabes de ce conflit.

À la suite de la guerre d’Indépendance, en 1949, un cessez-le-feu est intervenu entre la Jordanie et Israël, dont les limites territoriales ne pouvaient en aucun cas être considérées comme des frontières selon les propres signatures des deux parties.]

Aucune conséquence juridique n’est arrivée depuis, pour annuler le droit des Juifs à s’installer et être souverains sur toute la terre jusqu’au fleuve Jourdain.

[La Jordanie a alors occupé la Judée, la Samarie, et la partie Est de Jérusalem, elle en a expulsé violemment les Juifs pour que le territoire soit Judenrein (‘Ami Artsi : vidé de ses Juifs), ce qui est donc une forme d’apartheid, 53 synagogues furent incendiées afin de faire disparaître toute trace de judéité de ces territoires.

Depuis cette date, Israël s’est montré réticent à revendiquer sa souveraineté sur tous ces territoires

1948 – Expulsion des habitants juifs de Jérusalem occupée par la Légion jordanienne

La Jordanie a ensuite incité les Arabes de nombreux pays à venir s’installer en Judée, en Samarie, et dans la partie orientale de Jérusalem en transgression flarante des règles internationales sans qu’aucun des pays occidentaux ne manifeste sa désapprobation.] (‘Ami Artsi : L’Egypte s’est aussi installée dans la Bande de Gaza)

Jusqu’à présent Israël a rechigné à réclamer la souveraineté sur ces terres car les Arabes vivant là demanderaient alors la citoyenneté, ce qui aurait pour résultat un Etat binational. perspective inacceptable pour la plupart des Israéliens. Ils rejettent aussi la solution de deux Etats.

Alors quelle est l’alternative ?

Considérez un seul instant, que si la Jordanie consentait à accorder la citoyenneté à tous les Palestiniens, comme la loi l’y autorise actuellement, et qu’elle invite, au retour de chacun d’entre eux, à vivre et travailler en Jordanie, le conflit atteindrait sa fin. Alors que le roi Abdullah n’a pas l’intention d’aller dans ce sens à cause de la Coalition Jordanienne d’Opposition (JOC) (‘Ami Artsi : … Joke ??), elle, le ferait. Cette coalition représente tous les groupes d’opposition en Jordanie qui soutiennent un Etat laïc. La JOC, depuis sa création il y a six ans, entretient de bonnes relations avec Israël. Il n’existe pas, en son sein, de groupe soutenant le terrorisme. Cette alliance s’est mise d’accord pour travailler ensemble dans l’objectif de former le gouvernement de Jordanie et pousser le roi Abdullah à abdiquer. Bien qu’au moins 75% des Jordaniens soient Palestiniens, le roi les a privé de leurs droits en grande partie dans le but de favoriser les groupes ethniques hachémites et bédouins.

La JOC a produit un plan détaillé, l’ « Opération Jordanie en Palestine » (‘Ami Artsi : j’aurais préféré l’ « Opération Palestine en Jordanie », mais bon…), qui identifie clairement leurs objectifs et les étapes opérationnelles pour mettre en oeuvre leur plan. Des copies sont disponibles sur demande.

Tout ce qui est nécessaire pour la réussite du projet est que les Etats-Unis briefent le Roi, qui passe la plupart de son temps hors de Jordanie, pour qu’il ne revienne pas à la maison. Ils prendraient alors des dispositions pour que l’armée jordanienne, qu’ils contrôlent, soutienne le prochain soulèvement populaire des Palestiniens et désignent qui, parmi eux, formeraient le gouvernement provisoire.

La JOC l’envisage  ainsi :

« Ce plan cherche à mettre une solution à deux États viables où la Jordanie est la patrie naturelle pour tous les Palestiniens et Israël devient souverain sur tout le sol à l’ouest du Jourdain. Cela ne pourrait arriver que si la famille royale  Hachémite corrompue, soutenant le terrorisme et ayant un double langage quitte la Jordanie. Les Palestiniens se révoltent souvent contre le régime mais la police du roi les réprime. Les médias américains ignorent cette solution des troubles en Jordanie.

Ce qui est nécessaire est que les Etats-Unis influencent l’armée jordanienne et l’agence de sécurité pour qu’elles se tiennent aux côtés de la révolution, la prochaine fois qu’elle survient. Les agences de sécurité et l’armée sécurisent déjà le pays sans la moindre influence du roi qui est, la plupart du temps, à l’étranger. Dans ces conditions, le roi ne reviendrait pas. Dès que cela se produit, un gouvernement d’intérim de Palestiniens laïcs qui veut la paix avec Israël pourrait être nommé.

Une fois ce gouvernement provisoire installé, il renforcera l’économie en arrêtant le vol de l’argent gouvernemental qui alimente la corruption. Il accordera entièrement le droit de vote aux Palestiniens. Tous les Palestiniens du monde entier seraient invités à revenir en Jordanie suivant l’acte de citoyenneté jordanien actuel qui reconnaît déjà tous les Palestiniens comme des citoyens de Jordanie. Beaucoup de Palestiniens émigreront en Jordanie parce que beaucoup ont des membres de leur famille et des amis qui vivent en Jordanie. Des possibilités de travail et des primes utiles / aides sociales leur seront rendues accessibles par le nouveau gouvernement provisoire comme encouragement supplémentaire. »

Israël, avec beaucoup de partenaires internationaux, notamment les Etats-Unis, pourrait financer la construction d’une nouvelle ville jordanienne de 1 million de personnes. Cela stimulerait beaucoup l’économie jordanienne et fournirait du travail pour les Palestiniens rapatriés. Les nouvelles habitations pourraient être rendues disponibles pour les rapatriés et les gens du pays à des prix défiant toute concurrence les poussant à revenir. La fin de la discrimination du roi Abdullah à l’encontre des Palestiniens vivant en Jordanie contribuerait également à faire de la Jordanie une destination d’immigration désirée.

Michael Ross, un Républicain, a écrit après l’élection de Donald Trump, « Trump doit parler à Mudar Za’hran parce que Za’hran offre la solution alternative que le Président Trump recherche ».

Dans le cadre de cette solution, tous les réfugiés palestiniens enregistrés à l’UNRWA pourraient être rapatriés en Jordanie et en obtenir la citoyenneté. Ainsi la mission de l’UNRWA pourrait être terminée et l’actuel financement de l’UNRWA pourrait être transféré à la Jordanie pour l’aider à la réinstallation.

Selon Moshé Feiglin, la tête du parti Zéhout en Israël, les accords d’Oslo ont coûté à Israël plus d’un trilliard de shekels  depuis qu’ils ont été signés. En plus de cela, Israël a supporté le coût de trois opérations militaires à Gaza. Et pour terminer, Israël fournit aux Palestiniens leur énergie, l’eau et le traitement des eaux usées gratuitement ou à des prix défiant toute concurrence.

L’été dernier, Feiglin a proposé une solution dans laquelle Israël étend la loi israélienne de la Méditerranée au Jourdain :

« Nous donnerons à la population arabe se trouvant dans ces territoires trois options :

La première est une émigration volontaire à l’aide d’une généreuse subvention.

La seconde est la résidence permanente, similaire au statut de la « carte verte » aux Etats-Unis – et non plus ce qui est actuellement en vigueur dans l’Est de Jérusalem. Ce statut serait offert aux Arabes qui déclareront publiquement leur loyauté à l’Etat d’Israël en tant qu’Etat juif. Nous nous porterons garants de leurs droits de l’homme et nous ne ferons rien de ce que nous nous sommes faits à nous mêmes au Goush Katif.

La troisième option sera réservée à très peu d’Arabes, et seulement en accord avec les intérêts israéliens. Ceux qui lient leur destinée à la destinée de l’Etat juif, comme les Druzes, pourront entrer dans un processus à long terme d’accès à la citoyenneté. »

Martin Sherman a publié un plan similaire qu’il a appelé la « Solution humanitaire » par opposition à une solution strictement politique. Il a récapitulé tous ses écrits soutenant un tel plan et les a publié ici.

Avec une subvention familiale estimée à 300 000 $, lui et Feiglin ont tous deux estimé que l’émigration stimulée et compensée coûtera à Israël plus de 200 milliards de dollars U.S, mais tous deux ont soutenu que c’était réalisable et que cela en valait la peine.

Le rapatriement de Palestiniens en Jordanie, comme proposé par la JOC, faciliterait beaucoup l’émigration palestinienne et réduirait de beaucoup les subventions nécessaires pour la motiver. La mission de l’UNRWA et celle de l’Autorité Palestinienne seraient terminées.

1,75 millions de Palestiniens vivent en Judée & Samarie (sur la rive occidentale). Les 800 000 Arabes de ‘Hévron, Shekheim (Naplouse), de Ramallah et de Beit Lé’hèm pourraient rester là en tant que citoyens jordaniens.

Une nouvelle route pourrait être construite connectant toutes ces villes à Amman. Le reste devrait être transféré en Jordanie. Ramallah n’est qu’à 42 miles (67, 57 km) d’Amman, la capitale de la Jordanie. Une nouvelle autoroute pourrait être construite reliant toutes ces villes à Amman.

(‘Ami Artsi : Très mauvaise idée – la pire ! – . Elle cautionnerait la conquête jordanienne de 1948 et escamoterait le petit lopin de terre laissé aux Juifs sur tout ce qui devait leur revenir au départ., cela ferait entrer la Jordanie en terre d’Israël et cela serait une titanesque trahison et une insulte pour tous les ‘hayalim qui se sont battus et tous ceux qui sont tombés pour libérer Israël de l’emprise Jordanienne dans cette région !)

Les 1,8 millions de Palestiniens vivant dans la Bande de Gaza, dont 1,3 millions sont enregistrés comme réfugiés, seraient encouragés à émigrer en Jordanie. Après qu’un nombre suffisant soit partis, Israël pourrait étendre sa souveraineté sur la Bande de Gaza et ainsi mettre un terme à ce problème récurrent.

Considérant les subsides que l’Occident verse à l’UNRWA, à la Bande de Gaza et à l’Autorité Palestinienne, ce serait une affaire. Etant donné que la JOC a lié son destin à celui d’Israël, Israël serait heureux  de contribuer à une telle solution, le conflit représente des centaines de millions de dollars chaque année.

C’est vraiment aussi simple que ça. Et il y a encore tellement d’autres choses qui peuvent être dites pour défendre cette solution.

Le professeur Hillel Frisch, maître-assistant supérieur au Centre Begin-Sadat pour les Études Stratégiques et Yits’hak Sokoloff, un collègue du Centre d’Ingeborg Rennert pour les Études de Jérusalem à l’université de Bar-Ilan ont écrit récemment à Trump concernant l’Option jordanienne.

« L’inauguration d’une administration américaine non engagée au principe d’un Etat palestinien indépendant fournit à Israël l’occasion de préconiser une vision stratégique à long terme pour créer une Jordanie prospère qui pourrait fournir une alternative au modèle d’une solution à deux États basée sur l’Autorité Palestinienne. »

Ils ont tort de suggérer que cela puisse se faire avec le roi Abdullah. Je crois, comme la JOC, que le roi fait partie du problème et doit être remplacé par les Palestiniens.

Gidé’on Sa’ar, pré-senti comme un futur premier ministre d’Israël, dans son récent article « Adieu à la solution à deux Etats », a écrit : 

« Une solution fédérative Jordano-palestinienne offrirait l’espace aux Palestiniens en plus de leur autonomie. Nous pourrions aussi considérer l’adoption d’un cadre économique collectif Israélo-jordano-palestinien. Et il y a beaucoup d’autres idées qui pourraient être construites en résultat d’un travail calme et sérieux,  avec le soutien d’une administration U.S. »

Il a raison, mais la solution alternative ultime est celle menée par la JOC

Partage de la Palestine mandataire lors de la Conférence du Caire du 12 au 30 Mars 1921

 

 

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The Ultimate Alternate Israel-Palestine Solution

With a new U.S. president, new ideas are emerging on how to resolve the Israel-Palestine debacle. One of the most promising comes from the Jordanian Opposition Council who favor a new Palestinian state — in Jordan.

By Ted Belman

The GOP unanimously approved a pro-Israel platform at their convention in July 2016 which stipulated:

“The U.S. seeks to assist in the establishment of comprehensive and lasting peace in the Middle East, to be negotiated among those living in the region”

David Friedman and Jason Greenblatt, representing Donald Trump, participated in the drafting and were in complete agreement with the final text.

Gone was any reference to the Palestinian people or to a two-state solution. In addition, the platform included the words “We reject the false notion that Israel is an occupier.” If not an “occupier,” then presumably Israel is a sovereign.

Accordingly, the search is on for an alternate solution. Such a solution could take inspiration from the short-lived Feisal/Weizmann Agreement of 1919. The essence of this agreement was that Palestine as it then was, was to be divided into two states, one for the Arabs and one for the Jews. Chaim Weizmann on behalf of the Jews agreed to help develop the Arab state and Emir Feisal agreed to welcome Jewish settlement in the Jewish state and favored friendly cooperative relations.

Although the British didn’t breathe life into this agreement, they did separate Trans-Jordan from Palestine in 1922 with the Jordan River being the boundary between them. Trans-Jordan (Jordan) thus got 78% of the lands promised to the Jews. The remaining 22% consisting of the land between the Jordan River and the Mediterranean was to be the Jewish state. This was enshrined in the Palestine Mandate signed by the League of Nations in 1922.

On June 30, 1922, a joint resolution of both Houses of Congress of the United States unanimously endorsed the “Mandate for Palestine,” confirming the irrevocable right of Jews to settle in Palestine—anywhere between the Jordan River and the Mediterranean Sea.

With respect to the Arabs living in Jewish Palestine, the Congressional Record contained the following:

“(2) That if they will not consent to Jewish government and domination, they shall be required to sell their lands at a just valuation and retire into the Arab territory which has been assigned to them by the League of Nations in the general reconstruction of the countries of the east.

(3) That if they will not consent to Jewish government and domination, under conditions of right and justice, or to sell their lands at a just valuation and to retire into their own countries, they shall be driven from Palestine by force.”

The US was not a member of the League of Nations at this time. In order to be able to protect American interests in Palestine, she entered into the 1924 Anglo-American Convention in which the U.S. bound itself to the terms of the Mandate. This of course meant the recognition of Jewish right to close settlement of Palestine and that all of Palestine was to be the Jewish homeland.

Since then, there were a number of unsuccessful attempts, contrary to the terms of the Mandate, to further divide Jewish Palestine into two states. UN General Assembly Resolution 181, passed in 1947, recommended partition, but was rejected by the Arabs. The Jews on the other hand took advantage of it and declared their independence in 1948. Israel owes its independence to that declaration and not to Resolution 181, which was only a recommendation, precipitating the move.

Nothing has happened of any legal consequence since, to cancel the right of the Jews to settle and be sovereign over all the land to the Jordan River.

To date Israel has been reluctant to claim sovereignty over these lands as the Arabs living there would then demand citizenship resulting in a binational state. This is unacceptable to most Israelis. They also reject the two-state solution.

So what is the alternative?

Consider for a moment, that if Jordan agrees to grant citizenship to all Palestinians, as their law currently provides, and invites the return of all of them to live and work in Jordan, the conflict would soon be ended. While King Abdullah isn’t about to do so, the Jordan Opposition Coalition (JOC) would. This coalition represents all opposition groups in Jordan that back a secular state. The JOC since its creation six years ago has supported good relations with Israel. It does not include groups that support terrorism. This alliance has agreed to work together in order to form the government of Jordan should King Abdullah abdicate. Although at least 75% of Jordanians are Palestinians, the King has disenfranchised them to a great extent in favor of the ethnic Hashemites and Bedouins.

The JOC has produced a detailed plan, Operation “Jordan in Palestine,” which clearly identifies their goals and the operational steps needed to implement their plan. Copies are available upon request.

All that is necessary for this to come to pass is for the U.S. to instruct the king, who currently spends most of his time outside Jordan, to not return home. Then it would arrange for the Jordanian army, which it controls, to support the next popular Palestinian uprising, and to designate who among them would form the interim government.

The JOC, puts it this way:

« This plan seeks to execute a feasible two-state solution where Jordan is the natural homeland for all Palestinians, and Israel becomes sovereign over all soil west to the River Jordan. This could only happen if the corrupt, terror-supporting and double-speaking Hashemite royal family leaves Jordan. The Palestinians often revolt against the regime but the king’s police force puts them down. The American media ignore this solution to the unrest in Jordan.

What is needed is for the U.S. to influence the Jordanian army and security agency to stand with the revolution the next time it breaks out. The security agencies and army are already securing the country without any influence from the king who is mostly abroad. Under these conditions, the king would not return. Once that happens an interim government of secular Palestinians who want peace with Israel could be appointed.

Once the interim government is installed, it will strengthen the economy by stopping theft of government money and ending corruption. It will fully enfranchise the Palestinians. All Palestinians around the world would be welcomed to return to Jordan pursuant the current Jordanian citizenship act, which already recognizes all Palestinians as citizens of Jordan. Many Palestinians will emigrate to Jordan in part because many have family members and friends living in Jordan. Work opportunities as well as a rewarding benefits/welfare system will be made available to them by the new interim government as further inducement. »

Israel, with many international partners, including the U.S., could finance the building of a new Jordanian city of 1 million people. This would greatly stimulate the Jordanian economy and would provide work for the returning Palestinians. The new homes could be made available to the returnees and locals at subsidized prices further incentivizing people to return. The ending of King Abdullah’s discrimination against Palestinians living in Jordan, would also contribute to making Jordan a desired immigration destination.

Michael Ross, a Republican, wrote after the election of Donald Trump, “Trump Must Speak to Mudar Zahran“ because Zahran offers the alternate solution that Pres Trump is looking for.

As part of this solution, all Palestinian refugees enrolled with UN Relief And Works Agency for Palestine Refugees in the Near East could be repatriated to Jordan and given citizenship. Thus UNRWA could be wound up and the current UNRWA funding could be transferred to Jordan to assist in the resettlement.

According to Moshe Feiglin, the head of the Zehut Party in Israel, the Oslo Accords have cost Israel over 1 trillion shekels since they were signed. In addition, Israel has borne the cost of three military campaigns in Gaza. Finally, Israel supplies to the Palestinians their energy, water and sewage treatment for free or at greatly subsidized prices.

Last summer, Feiglin proposed a Solution in which Israel extends Israeli law from the Mediterranean to the Jordan:

We will give the Arab population in those territories three options: The first is voluntary emigration with the aid of a generous emigration grant. The second is permanent residency, similar to the “Green Card” status in the US – not like what is currently the practice in East Jerusalem. This status will be offered to those Arabs who publicly declare their loyalty to the State of Israel as the state of the Jewish Nation. We will safeguard their human rights and will not do anything like we did to ourselves in Gush Katif. The third option will be reserved for relatively few Arabs, and only in accordance with Israeli interests. Those who tie their fate to the fate of the Jewish Nation, like the Druze, can enter a long-term process of attaining citizenship.

Martin Sherman has published a similar plan which he calls the “Humanitarian Solution” as opposed to a strictly political solution. He summarized all his writings in support of such a plan and published them here.

With an estimated $300,000 per family grant, both he and Feiglin have estimated that incentivized compensated emigration will cost Israel over $200 billion USD but both argue it is feasible and worth doing.

The repatriation of Palestinians to Jordan, as proposed by JOC, would greatly facilitate the Palestinian emigration and greatly reduce the grants needed to incentivize it. UNRWA and the Palestinian Authority would both be wound up.

1.75 million Palestinians live in Judea and Samaria (West Bank). The 800,000 Arabs in Hebron, Nablus, Ramallah, and Bethlehem could remain there as Jorandian citizens. Ramallah is only 42 miles from Amman, the capital of Jordan. A new highway could be built connecting all these cities to Amman. The rest would have to be transferred to Jordan.

The 1.8 million Palestinians living in Gaza, of which 1.3 million are registered as refugees, would be incentivized to emigrate to Jordan. After enough leave, Israel could extend its sovereignty to Gaza thereby ending that perennial problem.

Considering the subsidies that the West provides to UNRWA, Gaza and the PA, this would be a bargain. Given that JOC has tied its fate to Israel, Israel would be happy to contribute to such a solution as the present conflict costs her hundreds of millions of dollars annually.

It really is that simple. There is much more that can be said in support of it.

Prof. Hillel Frisch, a senior research associate at the Begin-Sadat Center for Strategic Studies and Yitzhak Sokoloff, a fellow of the Ingeborg Rennert Center for Jerusalem Studies at Bar-Ilan University recently wrote Trump and the Jordanian Option.

The inauguration of an American administration uncommitted to the principle of an independent Palestinian state provides Israel with the opportunity to advocate a long-term strategic vision of building up a prosperous Jordan that could provide an alternative to the model of a two-state solution based on the Palestinian Authority.

They are wrong to suggest that this can be done with King Abdullah. I believe, as does the JOC, that the king is part of the problem and must be replaced by Palestinians.

Gide’on Sa’ar, a touted future Prime Minister of Israel, in his recent article, Goodbye Two-State Solution, wrote:

A Jordanian-Palestinian federative solution would offer the Palestinians space in addition to their autonomy. We could also consider adopting a joint Israeli-Jordanian-Palestinian economic framework. And there are many other ideas that could be constructed as a result of quiet, serious work with the backing of a supportive US administration.

He is right but the ultimate alternate solution is the one put forward by the JOC.

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