La Hatikvah


 

Aussi longtemps que dans les coeurs
Vibrera une âme juive
Vers les confins de l’Orient,
Un oeil, vers Sion, regardera

Il n’est pas encore perdu, notre espoir.
Un espoir vieux de deux mille ans
D’être un peuple libre sur notre terre,
la terre de Sion et de Jérusalem.

 

 

Kol ‘od balévav pénima
Néfèsh yéhoudi homiya
Oulfa até mizra’h kadima
‘Ayin lé Tsion’ tsofiya

‘Od lo avdah tikvaténou
Hatikva bat shnot alpayim
Lihiot’ ‘am ‘hofshi bé artsénou
Erèts Tsion’ vyroushalayim

 

La Hatikvah (L’Espoir) est l’hymne national de l’État d’Israël. Elle a été écrite en Ukraine en 1878, par Naftali Herz Imber, et portait le titre suivant « Tikvaténou » (« Notre Espoir »). La musique, inspirée par le thème principal du poème symphonique de Bedřich Smetana Vltava, est composée par Samuel Cohen,.

Au premier congrès sioniste mondial en 1897, elle est adoptée comme hymne du sionisme  (moderne comme classique) puis il devient l’hymne national israélien, en 1948, à la création de l’État. Une loi officielle décrétant les symboles nationaux israéliens a été votée par la Knesset qu’en novembre 2004. C’est cette loi qui a institué officiellement la Hatikva comme hymne national israélien. Jusque-là, ce chant l’était pour tout le monde mais ce n’était pas officialisé. Pour tout le monde, ou presque (En 2007, un ministre arabe israélien, Ghaleb Majadleh, a refusé de chanter la Hatikvah. Le journal Haaretz a justifié le comportement de Majadleh en expliquant que l’hymne « devait pouvoir être chanté par tous les citoyens israéliens : Israël a besoin d’un nouvel hymne, un hymne que les Arabes puissent chanter »

Haaretz a toujours eu du mal à comprendre qu’Israël est un Etat juif, et c’est également une réalisation d’un projet juif et, justement, d’un espoir ardent et vital des Juifs de par le monde pas des Arabes, pendant  plus de 2 000 ans de diasporah… (2 593 ans, pour être précis, en 2007… Depuis la destruction du 1er Temple et la 1ère diasporah qui s’en suivit)

Il est à noter que ce chant est aussi le chant officiel de la résistance du ghetto de Varsovie au début des années 1940.

La Hatikva n’a gardé que 2 strophes de Tikvaténou qui en comportait neuf.

Voici Tikvaténou (en gras, les passages qui ont donné la Hatikva) :

Dans Tikvaténou (« notre espoir »), Imber évoque, en langue hébraïque, l’âme juive, son attachement à sa terre ancestrale, et notamment à Jérusalem, le sentiment national Juif et l’intense espoir de revenir, un jour, libres sur les lieux où ont vécu leurs ancêtres.

Ce qui caractérise l’écriture de Tikvaténou, c’est une sorte de dialogue entre le poète et  les sources hébraïques. Par exemple « notre espoir n’est pas encore perdu » (‘Od lo avda Tikvaténou) est la réponse d’Imber au prophète Yé’hezkel (Ezékiel) (37:11) qui disait  » Nos ossements sont desséchés, notre espoir est perdu ». De même, lorsqu’il évoque le regard porté vers l’orient, il répond à un autre poète : Yéhouha Halévy (Tolède, 12ème siècle) qui écrivait « mon cœur est à l’Est alors que je suis au fin fond de l’Ouest ».

Le Dr. Metmann-Cohen, professeur à Rishon’ Létsion’ apporte quelques modifications au texte en 1905. Il remplace « le vieil espoir«  par « Un espoir vieux de deux mille ans », et « retourner à notre terre ancestrale, à la ville où David a séjourné » par « être un peuple libre sur notre terre : la terre de Sion et Jérusalem »

Les modifications de Tikvaténou, et sa transformation en la Hatikva font que les vers ne riment plus, mais le poème symbolise l’ardant espoir de souveraineté nationale du peuple juif. La Hatikva est essentiellement restée confinée à la terre d’Israël jusqu’à la fin des années 1940. Partout ailleurs, on chantait surtout Tikvaténou.

 

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