Trump : la fabrication d’un monstre (‘Ami Artsi עמי ארצי)

Je ne suis pas pro-Trump, je ne suis pas non-plus anti-Trump. Je pense, cependant, que dans la liste des candidats en lice lors des élections présidentielles U.S, soutenir le candidat Trump était le choix le plus raisonnable.

Chacun des candidats me posait des problèmes avec leurs affiliations ou certaines de leurs revendications.

J’aurais aimé qu’une femme devienne présidente des Etats-Unis, mais pas cette femme.

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J’aurais aimé qu’un Juif devienne président, mais pas ce Juif.

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J’aurais aimé qu’un Noir devienne président des Etats-Unis, mais pas ce Noir.

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Il a déjà eu 2 mandats épouvantables et éprouvants. Et je ne voulais surtout pas qu’il rempile pour un 3è mandat ! Il avait fait bien assez de dégâts comme ça ! Or il n’y avait pas d’autre Noir, et heureusement, lui, n’était pas candidat pour un autre mandat (déjà que je ne sais pas si c’est autorisé de briguer un 3è mandat en tant que président aux Etats-Unis).

J’aurais aimé qu’un Natif (Indien d’Amérique) devienne président, mais il n’y en avait pas trace.

J’aurais aimé qu’un candidat ouvertement gay ou qu’une lesbienne devienne président-e mais aux Etats-Unis on tait ces choses-là, au nom de la bonne morale chrétienne.

.

… Et il y avait ce type… dont personne n’a jamais entendu parler en France mais qui était déjà connu aux Etats-Unis : Donald Trump !

Assez inélégant et particulièrement mal coiffé, il m’a traumatisé.

Ma première réaction a été de me dire « Oh non, pitié, pas lui ! S’il l’emporte, on va devoir supporter sa tête dans les médias pendant 4 ans, voire 8 ! »

Alors je me suis dit « Ils n’ont qu’à faire leur truc, en quoi cela me regarde-t-il ? C’est leur président, pas le mien ! »… mais c’était important car le président U.S est celui que l’on attend le plus sur les questions internationales, dont la résolution du conflit islamo-juif en Israël.

Le type vient de nulle part (en tous cas, vu depuis la France) et il dit comme ça, tout d’un coup « Je vais transférer l’ambassade U.S de Tel Aviv à Jérusalem ! »

(ce qui n’a pas manqué de foutre en pétard tous les antisémites se réclamant de l’antisionisme !)

 

Je me dis « Tiens, voilà qui est nouveau. Ça fait 26 ans qu’une loi a été votée aux Etats-Unis pour rendre obligatoire le transfert de l’ambassade U.S de Tel Aviv à Jérusalem et ça fait 68 ans que nous avons désigné Jérusalem comme capitale de notre Etat, après qu’elle ait été pendant plus de 2 000 ans la capitale de notre cœur, de notre Neshama (notre âme) et de notre identité.

Cette loi américaine sur le transfert comportait toutefois une faille : un président pouvait très bien user de son pouvoir de dérogation et renoncer à opérer ce transfert au cours de son mandat. Tous les présidents successifs depuis George Bush ont usé de cette prérogative (George Bush, Bill Clinton, George W Bush, Barack Obama) mais le 5è (Dieu doit être Tunisien ;o) ) a annoncé qu’il le ferait ! Mieux encore : il a dit qu’il était décidé à le faire et que ce serait une priorité de son mandat, s’il est élu !!

Je n’avais encore jamais vu ça avant.

Dès ce moment, la presse U.S et étrangère est devenue vraiment hargneuse, particulièrement féroce et violente envers Trump pendant toute la campagne présidentielle, pendant les élections et même aujourd’hui encore près de 2 mois après son investiture !

Pendant la campagne électorale, Hillary Clinton a lancé la campagne  »Love Trumps Hate’‘, qui peut se traduire de deux façons différentes (et c’est d’ailleurs le but recherché)

Discours de Bill Clinton le 3 novembre 2016, Las Vegas

1 – L’Amour l’Emporte sur La Haine

2 – (J’)Aime la Haine de Trump (Love Trump’s Hate)

Les mots, dans une campagne officielle ne sont pas confiés au premier péquenaud du coin que l’on croise dans le quartier. Il s’agit de spécialistes de la communication (souvent regroupés en agences) qui ont étudié l’accroche d’un titre, ses multiples sens et l’impact sur le public. Si le mot « trump » a été utilisé dans une campagne présidentielle où le candidat adverse s’appelait Trump, ce n’est pas une coïncidence. Ce n’est pas non plus une coïncidence si Hillary Clinton n’a pas été la représentante d’une campagne intitulée « Love Prevails On Hate »  ou « Love Beats Hate » mais d’une campagne intitulée « Love Trumps Hate » (le double sens est compris par tout le monde) et est un appel ouvert à la haine d’une personne !

(Une troisième interprétation pourrait être faite mais peu crédible puisqu’il s’agit de deux rivaux, c’est « (J’)Aime la Haine de Trump », sous entendu celle qu’il est supposé avoir envers des groupes de personnes dont les Musulmans, selon la propagande démocrate… Mais personne ne peut interpréter le propos de cette façon car si les Démocrates aimaient cette prétendue haine qu’aurait Trump vis à vis de ces communautés, ils auraient soutenu  Trump et ne le lyncheraient pas comme ils le font).

Le Trump bashing était lancé.

Les médias le disent d’extrême-droite prétendant qu’il fait partie de l’Alt Right (mouvance pour la suprématie blanche, néo-nazie, raciste, xénophobe et antisémite), le comparent au Front National et à Hitler, tronquent, déforment, manipulent ses propos, le traitent de raciste, de fasciste, d’antisémite, prétendent que c’est un président illégitime, disent de lui que c’est un dictateur, disent qu’il est lâché par son propre camp à cause de personnalités parmi les Républicains qui ont décidé de s’éloigner de lui, voire de le désavouer, sur Internet les gens aussi se déchaînent contre Trump et le navigateur Chrome ne compte plus les extensions anti-Trump.

Donald Trump est devenu la bête à abattre, il est devenu une sorte d’Israël à lui tout seul.

Si l’on en croit l’ordre chronologique des événements, le déchaînement planétaire contre Trump suit immédiatement sa déclaration sur le transfert de l’ambassade U.S de Tel Aviv à Jérusalem. En Occident, ça compromet pas mal d’intérêts en cours avec les pays d’Orient détenteurs de pétrole  (ici, , , , , , là, ou encore )

Adonis, poète syrien, réfugié en France depuis 1985, avait déclaré « Aujourd’hui, ce qui fait bouger les Européens, ce ne sont pas les idéaux, mais les intérêts, comme le pétrole, le gaz ou des espaces stratégiques. A leurs yeux, le monde arabe n’est qu’un ensemble d’intérêts et il n’y a pas de place pour l’être humain. Si rien ne change, il ne restera bientôt de l’Europe que le nom et la forme. L’idéal de démocratie qu’elle représente est clairement menacé. »

Contrairement à lui, je pense que ce qui motive l’Europe contre Israël est en parti intéressé (pétrole, marché en terme de consommateurs potentiels – il y a dans le monde aujourd’hui 2 184 673 520 (deux milliards cent quatre-vingt quatre millions six-cent soixante-treize mille) Chrétiens, 1 619 314 000 (un milliard six-cent dix neuf millions trois-cent quatorze mille) Musulmans

Mais seulement 13 746 100 (treize millions sept-cent quarante six mille cent) Juifs.)… Le marché le plus fort n’est clairement pas du côté des Juifs, mais du côté des Musulmans.)… Donc en parti intéressé mais aussi motivé par un antisémitisme viscéral qui n’a jamais complètement disparu.

Chaque jour, Trump a droit à son lot d’attaques virulentes, ça n’a pas de fin.

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cliquez sur l’image pour obtenir sa taille réelle et mieux voir les unes

Les stars se mobilisent contre lui, les Démocrates organisent, dès le lendemain de son investiture, une grande manifestation contre lui, au milieu de laquelle une marche des femmes d’un nouveau style menée par une islamiste, Linda Sarsour, qui n’a jamais caché sa passion pour la charia sur Twitter, prétendant être féministe alors qu’elle est voilée jusqu’au bout des ongles, détournant, déformant, falsifiant, instrumentalisant le féminisme pour ses ambitions personnelles de jihad, tentant de leurrer les simples d’esprit !

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Linda Sarsour, Marche des Femmes, le 21 javier 2016 – WASHINGTON DC

Hillary Clinton en bien mauvaise perdante soutient et participe à la manifestation anti-Trump.

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En France, des manifestations ont lieu « contre le résultat même des élections U.S » les prétendant antidémocratiques (!!!)

Les Démocrates, aux Etats-Unis, font recompter les voix, bloquent la formation du gouvernement de Trump, ce qui a pour effet (voulu) de créer un embouteillage administratif énorme et de plonger l’administration Trump dans les tracas. C’est une véritable honte et un épouvantable déshonneur pour un parti se prétendant démocratique d’agir de la sorte !

Trump fait passer une loi visant sept pays musulmans (la Libye, le Soudan, la Syrie, l’Irak, l’Iran, le Yémen et la Somalie). Les médias commencent à parler de loi anti-immigration et de Muslim Ban, propos complètement mensongers et absurdes puisque les Musulmans n’occupent pas que 7 pays dans le monde et qu’aucune mesure similaire n’est prise concernant d’autres pays musulmans : Egypte, Tunisie, Afghanistan, Pakistan, Azerbaïdjan, Turquie, Qatar, Emirats Arabes Unis, Jordanie, Tadjikistan,  Arabie Saoudite, Indonésie,  Niger, Ouzbékistan, Bengladesh, Turkmenistan, Koweit, Kazakstan, Barhein, Gabon, Guyane, Mali, Sénégal, Suriname, Togo, Burkina Faso, Djibouti, Gambie, Sierra Leone, Cameroun, Algérie, Maroc, Comores, Kirghizistan, Malaisie, Bénin, Mauritanie, Oman, Somalie, Maldives, Tchad, Ouganda, …

Les médias en France (dont des médias d’Etat, dont l’Etat français est actionnaire à 100%) commencent à mentir en désinformant la population française : ils prétendent que Trump interdit l’entrée aux Etats-Unis à 7 pays, mais cachent bien soigneusement le fait qu’il ne s’agit que d’une attente de 90 jours (et pas d’une interdiction) due au fait que ces pays sont en pleine crise politique, parfois même en guerre et que les Etats-Unis n’ont pas de représentation sur place, pas d’ambassade, et qu’il faut prendre le temps de contrôler les personnes arrivant de ces pays, pour éviter les infiltrations terroristes, or en l’absence de ces structures, les vérifications prennent beaucoup plus de temps.

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Cliquez sur l’image pour obtenir sa taille réelle et constater qu’à aucun moment il n’est fait mention d’une question d’un retard de 90 jours, qu’à aucun moment il n’est expliqué pourquoi ces 7 pays et pas d’autres, etc… Flagrant délit de désinformation !

On peut aimer ou ne pas aimer Donald Trump, on peut critiquer ses attitudes et ses mesures (je suis loin de dire que Donald Trump est parfait et je désapprouve certaines de ses mesures et certains de ses propos), mais on n’a pas le droit de contester des résultats électoraux, on n’a pas le droit de faire des comparaisons atroces, odieuses et inqualifiables, complètement déplacées et diffamatoires, on n’a pas le droit de faire des procès d’intention, de tronquer, modifier et falsifier les informations, on n’a pas le droit de lyncher ou d’appeler à un lynchage, de faire d’une personne un défouloir national et international de haine et de violence.

Les médias et l’opinion publique (encouragée par les médias) ont dépassé toutes les bornes et se sont vautré dans le mensonge, la manipulation, la calomnie et les insultes.

Devant un tel déferlement de haine infondée et incontrôlée de toutes parts, j’ai décidé de faire mes propres recherches afin de savoir qui est Donald Trump, et de trouver un peu de raison et d’objectivité sur la personne la plus honnie de la planète… et j’ai découvert des choses que jamais les médias en France ne nous disent sur Trump, et à la lumière de ces recherches, j’ai compris bien des choses sur le déroulement des événements…

H.R. McMaster, conseiller à la sécurité nationale, à propos de Donald Trump,  a déclaré en mars 2017 sur le site The Algemeiner (pourtant peu suspecté pour ses sympathies pro-Trump) que Donald Trump a été membre du Parti Démocrate

« Il y avait ceux d’entre nous qui s’étaient disputés, avant l’inauguration de Trump, sur le fait que la seule chose que pouvaient craindre les Américains et les Israéliens concernait l’idée que le leader sui generis (de son propre genre) finirait par ressembler à son prédécesseur, Barack Obama (…) Il n’est ni fasciste ni raciste ni antisémite, il était jusque tout récemment membre du parti démocrate. »

Trump a même financé la campagne d’Hillary Clinton et a été un donateur important de la fondation Clinton, comme le révèle Wikipedia english.

La fondation Donald J. Trump a fait des dons importants en août et septembre 2016 à l’Arnold Palmer Hospital for Children ($100,000), au New York–Presbyterian Hospital ($125,000), à la Police Athletic League ($156,000), et… à la Fondation Clinton ($100,000)

Dans sa vie, Trump a financé les campagnes des deux partis, ses contributions politiques se sont adressées à 6 Démocrates et 4 Républicains.

Voici d’ailleurs le parcours politique de Donald Trump :

=> En 1987, il était membre du parti Républicain
=> De 2001 à 2008, Trump était membre du parti Démocrate, mais en 2008, il a voté pour John McCain à la présidentielle.
=> En 2009, il quitte le Parti Démocrate pour rejoindre le Parti Républicain
=> En 2011, il a soutenu les Républicains plutôt que les Démocrates
=> En décembre 2011, et pendant 5 mois, il devient un indépendant avant de revenir au Parti Républicain
=> En 2015, à la question quel président il préférait, il a répondu Bill Clinton, et non pas les Bush

« S’il songeait déjà depuis plusieurs années à la politique, ce n’est qu’après être devenu une véritable star que Donald Trump passe le pas. Le milliardaire, qui adoptait d’abord des positions démocrates, envisage de se présenter aux primaires républicaines en 1988 mais abandonne le projet. En 2000, il laisse de nouveau parler ses ambitions présidentielles au sein du Parti de la réforme de Ross Perot. Mais il finit par abandonner la course face à des sondages décevants. Il repasse alors du côté démocrate, notamment durant le mandat de Georges W. Bush, avant de revenir au sein du parti républicain. Finalement, il annonce sa candidature aux primaires républicaines le 16 juin 2015 avec l’ambition de « rendre ce pays grand à nouveau ».

Peut-on découvrir sur le site de L’Internaute 

Donald Trump a fait une proposition sociale en 2016 qui n’est pas du tout en phase avec la position officielle de son parti mais plutôt une position très clairement digne du parti Démocrate en faveur d’un congé de maternité de 6 semaines rémunéré par l’Etat.

« Le congé maternité payé n’existe pas aux Etats-Unis. Pour être couvert, il faut avoir souscrit à une assurance spécifique, ou travailler dans une entreprise qui a bien voulu le mettre en place. On peut rappeler toutefois que la loi (le Family Act) a déjà prévu un congé maternité ou paternité qui dure 12 semaines et que toutes les femmes ou les hommes peuvent le prendre; mais il n’y a aucun salaire ni allocation attaché à cette opportunité (…)
Ici comme ailleurs, Donald Trump est imprévisible : il a pris plusieurs positions par le passé, et durant cette campagne, qui sont à contre-courant de son parti. Dans le passé, il se disait proche du parti Démocrate, qu’il a d’ailleurs financé à plusieurs reprises. Mais, plus récemment, au cours de la dernière année, ses prises de position ont été parfois très déroutantes. Ainsi, il a repris certaines idées de Bernie Sanders, admettant que les Américains ne gagnent vraiment pas suffisamment d’argent pour vivre décemment et estimant que monter le taux du salaire minimum à 15 dollars pouvait être un objectif. »

Jean-Eric Braana, Atlantico, 16 septembre 2016

On fait pire comme personne d’extrême-droite néo-nazie, etc… En réalité Donald Trump  ne l’est pas ! Il n’a jamais fait partie de l’Alt Right, comme le prétendent les médias français, même si des personnes faisant partie de l’Alt Right manifestent leur soutien à Donald Trump parce qu’il a une position ferme sur l’immigration et défend des valeurs plutôt conservatrices. Donald Trump n’a jamais fait partie de cette mouvance.

Donald Trump est quelqu’un qui a toujours hésité entre le Parti Démocrate et le Parti Républicain. Il se situe donc quelque part entre les deux. Pas à l’extrême droite !

Ce que l’on comprend, après ses valses hésitations entre les Démocrates et les Républicains, et à la lumière des propos de H.R. McMaster ainsi que des déclarations de Jean-Eric Braana, c’est que certains membres du parti Républicain ont sans doute pris leurs distances avec Donald Trump, non pas parce qu’il était d’extrême droite, mais bien au contraire parce qu’il leur semblait être un Républicain peu fiable, un cheval trop fou,  imprévisible et, au moment le plus inattendu, capable de servir la politique du parti Démocrate plutôt que celle du parti Républicain dont il est pourtant le représentant officiel.

Donc pour le moment, la description de Trump faite par les médias est totalement mensongère ! Il faut chercher par soi-même pour découvrir son parcours, s’informer sur l’homme et sur le président.

J’attends de voir la suite…

Je ne sais pas comment Trump agira avec Israël… Il est possible qu’il agisse avec justice et intégrité mais il est aussi possible qu’il fasse exactement l’inverse…

Par exemple, Trump a déclaré à Netanyahou lors de sa visite à la Maison Blanche, au sujet du conflit opposant les Arabes dits « Palestiniens » aux Juifs (Israël) qu’il faudrait faire des concessions de part et d’autre …

Je n’aime pas ça… Ça ne me plaît pas du tout et ça n’augure rien de bon… Dire que les deux camps devaient faire des concessions peut a priori sembler juste et équitable…

Pourtant c’est on ne peut plus asymétrique !

Nous le dire à nous serait juste et équitable si nous avions toujours refusé d’en faire, or nous n’avons pas cessé d’en faire depuis des années, alors que les Arabes dits « Palestiniens » n’en ont jamais fait !

Il n’est pas juste d’annoncer que nous devrions faire encore d’autres concessions à l’avenir, car au final, il nous aura été demandé (à nous qui avons toute légitimité sur cette terre), de faire beaucoup plus de concessions qu’aux Arabes (qui n’ont pas de liens historiques avec le pays (en dehors de sa conquête suivie de son abandon au 7è siècle) et qui ne désirent qu’une chose : nous exterminer.

Et c’est encore moins juste quand on regarde combien nous avons déjà été bernés et trahis par les Britanniques et par le monde depuis la Palestine mandataire jusqu’aujourd’hui !!!

Peut-être que Trump ne connaît rien à notre Histoire et que, comme tous les autres, il va  exercer sur nous des pressions pour que l’on perde progressivement notre souveraineté sur notre terre et que nos vies soient à nouveau gravement menacées.

Des concessions, nous en avons trop fait.

Nous devons régler cette question du conflit, mais les Arabes dits « Palestiniens » ont eu  un nombre incalculable de fois leurs chances depuis 1948 et les ont toutes laissées passer, leur préférant les affrontement, les attentats et la guerre contre Israël !

C’est à eux, désormais, et à eux seuls, de faire des concessions. Plus à nous.

Demander aux uns et aux autres de faire des concessions, c’est renvoyer dos à dos agresseurs et agressés. C’est aux antipodes d’une attitude juste et éthique !

On ne peut pas mettre sur un pied d’égalité l’agresseur et l’agressé.

On ne peut pas, moralement, prétendre que l’un et l’autre s’équivalent.

On ne peut pas punir l’un et punir l’autre… Punir l’un des meurtres, des enlèvements, des attentats tout en lui permettant d’avancer vers son objectif et dans le même temps punir l’autre de simplement vouloir vivre libre et heureux en exigeant de lui de céder des territoires et de mettre en danger la vie de ses concitoyens, car dans ce cas, le criminel obtient et sa victime cède. Le criminel est soutenu dans ses exigences et la victime subit des pressions pour que ses droits soient bafoués.

La paix pourrait donc ne pas se faire non plus sous le mandat de Trump. S’il est comme les autres, et qu’il met dans le même sac bourreaux et victimes. On ne pourra jamais avancer de cette façon… ou si l’on cède, les choses ne pourront qu’empirer.

Bialik écrivait très justement : « S’il y a une justice qu’elle intervienne sans délai…Tout délai dans la justice est une injustice. »

Le 10 décembre 1986, Elie Wiesel disait « Nous devons toujours prendre parti. La neutralité aide l’oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté »

Que Trump agisse avec justice dans ce dossier ou non, qu’il se démarque de ses prédécesseurs et des dirigeants d’un certain nombre de pays du monde pour défendre les véritables victimes de ce conflit et non pas celles que les Nations se sont inventées en falsifiant les faits historiques et les actualités, en les manipulant pour jeter continuellement  l’opprobre sur le peuple juif et judaïser les Arabes,  tout comme ce qui est fait à l’encontre Trump, ou qu’il perpétue cette injustice insupportable et monstrueuse dignes de la combinaison des deux maîtres ès propaganda qu’étaient la Nazis et les Communistes, on ne peut pas justifier ou cautionner le mensonge, la manipulation, l’appel à la haine et au lynchage !

On peut critiquer des idées, des mesures, les condamner, les haïr même, si l’ont veut…

Mais c’est une chose très différente que d’appeler à la haine gratuite d’une personne, et en l’occurrence une démocratiquement élue à la présidence (après et avant même qu’elle ne le soit) et de fabriquer cette haine en déformant ses propos, en mentant sur son histoire, sur ses lois, en la comparant à des excréments, à un dictateur,  à Hitler, etc… et en la jetant à la vindicte populaire ! Rien ne peut excuser cela, rien ne peut le justifier !

_____________________________________________

EDIT du 13 mars 2017 : Après visionnage de la vidéo de la conférence de Presse de Trump et de Netanyahou, il est devenu clair que son propos n’est pas exactement celui relayé par les blogs juifs. S’il a effectivement parlé de compromis des deux parties, c’était pour reprocher à l’A.µP de n’en avoir jamais fait alors qu’il a toujours été demandé à Israël d’en faire.

Trump a dit ceci, à la conférence de presse :

« Ce sont les parties elles-mêmes qui devront directement négocier un tel accord. Nous nous tiendrons à leurs côtés, nous travaillerons avec elles… Et comme pour toutes les négociations réussies, les deux parties vont devoir faire… des compromis »

Puis, détournant son regard du prompteur et se tournant vers Netanyahou, il a ajouté

« Vous savez ça, pas vrai ? » avec un sourire (sous-entendu « Ô combien de fois vous l’avez entendu ! »).

Il n’a jamais dit à Netanyahou, comme le prétend aujourd’hui Ehud Barak (Ehud Barak… Obama) « Vous comprenez bien entendu que dans un deal, vous allez devoir faire des compromis » en faisant allusion aux Juifs…

Pour moi, il est clair que la première partie du propos « Ce sont les parties elles-mêmes qui devront directement négocier un tel accord. » implique le respect et la non ingérence des Etats-Unis pour les deux parties.

La 2nde partie « Nous nous tiendrons à leurs côtés, nous travaillerons avec eux… » indique le soutien de l’administration Trump à l’accord qui sera trouvé par les deux parties.

Et enfin la 3è partie « Et comme pour toutes les négociations réussies, les deux parties vont devoir faire… des compromis » s’adressait aux Arabes dits « Palestiniens », et le clin d’œil à la fin envers Netanyahou « Vous savez ça, pas vrai ? » impliquer très clairement un sous-entendu aux Arabes dits « Palestiniens » « il est temps de faire à votre tour des concessions, Israël en a déjà fait énormément ! »

Passage en question : de 3:00 à 3:54

4 thoughts on “Trump : la fabrication d’un monstre (‘Ami Artsi עמי ארצי)

  1. En effet, on attend de voir si les guerres claniques au sein du pouvoir américain vont lui laisser suffisamment de temps pour agir en faveur d’Israel. C’est loin d’être gagné, des réseaux puissants veulent sa peau, et la défaite des républicains aux élections de mid-term. Sans résultat au niveau de l’emploi, les démocrates vont gagner et bloquer toute initiative pro-israélienne.

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    1. Houlà, désolé contrecourant1, je n’avais pas vu ton commentaire jusqu’à maintenant (5 mois de retard, un record !)

      Oui, nous verrons, mais je n’étais pas pour Trump, j’étais contre le lynchage qu’il subissait avant même qu’il n’ouvre la bouche. Pour ma part, je préférais attendre de voir pour me faire une idée.

      Et aujourd’hui, j’ai pu commencer à me faire une idée et celle-ci est la suivante : Je ne crois pas que Trump soit un véritable ami d’Israël. Un certain nombre d’éléments me permet d’en douter. J’ai d’ailleurs écrit un article sur le sujet. Peut-être l’as-tu déjà lu… Si ce n’est pas le cas, bonne lecture et n’hésite pas à commenter, je ferai plus attention cette fois-ci, promis 😉 (ici : https://jsuisjreste.wordpress.com/2017/06/20/si-trump-etait-un-vrai-ami-ami-artsi-%D7%A2%D7%9E%D7%99-%D7%90%D7%A8%D7%A6%D7%99 )

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  2. Voter pour une femme, bien sûr. Je le fais autant que je le peux. J’ai voté avec un immense plaisir pour Simone Veil, je n’ai même jamais voté avec autant de plaisir pour quelqu’un de toute ma vie. Mais il ne suffit pas qu’un candidat soit femme pour que je vote pour elle, bien sûr, ce serait stupide.

    L’animosité contre Israël est bien sûr activée par des intérêts économiques. Les lobbies arabes soutiennent et répandent cette tendance d’autant plus facilement que le vieux fond antijudaïque-antisémite européen s’en trouve flatté. Presque tout le monde trouve son compte dans cette répugnante soupe. Le sioniste en Europe est un homme presque seul et volontiers conspué.

    Quant à Trump, laissons-lui sa chance. Il vaut probablement mieux que la caricature que les média en font.

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    1. Oui, Olivier… Cela dit je n’ai jamais dit, écrit ou même pensé qu’être une femme suffirait à légitimer de voter pour elle. Si je m’arrêtais à cela, j’appellerais à voter Marine Lepen ! Or ce n’est pas du tout le cas, bien au contraire.

      J’avais, d’ailleurs, précisé, en début d’article une ligne qui a toute son importance « Chacun des candidats me posait des problèmes avec leurs affiliations ou certaines de leurs revendications. »

      … Le fait qu’une personne se proposant comme candidate à des élections soit une femme, un Juif, un Noir, un Natif, un gay ou une lesbienne ne suffit pas pour voter pour cette personne.

      C’est un bon point de départ, c’est un +, mais ce n’est pas suffisant.

      Ce qui compte, et ce qui est décisif, c’est ce que revendique cette personne et ses affiliations.

      C’est comme pour un homme blanc, non-Juif et hétérosexuel.

      … Bien sûr, je préférerais une femme, un Juif, un Noir, un Asiatique, un Latino, un Indien d’Amérique, un gay ou une lesbienne, car c’est si rare que l’on peut espérer qu’une personne faisant partie de ces communautés apporterait une perspective et une sensibilité nouvelle dans le champ politique.

      Nous sommes bien d’accord toi et moi que voter pour une personne uniquement en raison de son sexe, de son appartenance ethnique, de sa couleur de peau, ou de sa sexualité est complètement superficiel et stupide.

      Obama est la preuve vivante que l’on peut être Noir et être catastrophique en matière politique. Cela ne veut pas dire non plus que tous les Noirs le sont. Je précise, par avance, que ce ne sont pas du tout mes propos. Cela veut seulement dire qu’une couleur de peau, que l’appartenance à un sexe, à un peuple, à une orientation sexuelle n’est pas forcément gage de qualité dans les décisions. Bernie Sanders, qui est Juif, ou Hilary Clinton, qui est une femme, ne pouvaient cependant pas porter le gage d’une qualité éthique dans leur politique. C’est pour cela que je n’ai jamais espéré qu’ils soient élus.

      Pour le reste de ton commentaire, à partir de « L’animosité contre Israël est bien sûr activée par des intérêts économiques. » jusqu’à « la caricature que les média en font. », rien à redire, nous sommes bien d’accord. C’est aussi ce que je dis explicitement dans mon article.

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