Une misère de fabrication arabe

(Article de Nonie Darwish publié dans le Wall Street Journal Europe le 18 mars 2009, et traduit en français par ‘Ami Artsi עמי ארצי  pour Israëlia, le 21 février 2017)

Des donateurs internationaux ont versé près de 4,5 milliards de dollars d’aide à Gaza un peu plus tôt dans le mois. Cela a été très douloureux pour moi d’être témoin, au cours des dernières années, de la situation humanitaire dans cette bande étroite où j’ai vécu étant enfant dans les années 1950.

Les médias ont tendance à attribuer seulement le déclin de Gaza à l’armée israélienne et des actions économiques contre le ‘Hamas. Mais une analyse aussi myope ignore la cause première du problème: 60 ans de politique arabe visant à la cimentation du statut de réfugiés pour les Palestiniens afin d’utiliser leur souffrance comme une arme contre Israël.

Ayant été enfant à Gaza, dans les années 50, j’ai ressenti les premiers résultats de cette politique. L’Egypte, qui contrôlait alors le territoire, menait des opérations de type guerrilla contre Israël depuis Gaza. Mon père dirigeait ces opérations, effectuées par les fedayeen palestiniens, les Arabes candidats au « sacrifice de soi ». Revenons donc en arrière, Gaza était déjà la première ligne du jihad arabe contre Israël. Mon père a été assassiné par les forces israéliennes en 1956.

C’était au cours de ces années (1) que la Ligue Arabe a débuté sa politique du réfugié palestinien. Les pays arabes ont mis en oeuvre des lois spéciales conçues pour rendre impossibles l’intégration des réfugiés de la guerre arabe de 1948 contre Israël. Même les descendants de réfugiés palestiniens qui étaient nés dans un autre pays arabe et qui y vivaient leur vie entière ne pouvaient jamais obtenir le passeport de ce pays. Ils ne pouvaient pas l’obtenir, même s’ils se mariaient avec le citoyen d’un pays arabe, ils ne pouvaient pas devenir citoyens du pays de leur conjoint. Ils devaient rester Palestiniens, même s’ils n’avaient jamais mis les pieds sur la Rive Occidentale ou à Gaza

Cette politique d’imposer une identité palestinienne à ces gens pour l’éternité et les condamner à une vie malheureuse dans un camp de réfugiés a été conçue pour perpétuer et exacerber la crise du réfugié palestinien.

Tout comme l’était la politique arabe de surpopulation à Gaza. L’UNRWA  (United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East), dont le principal soutien politique provient des pays arabes, encourage les taux de natalité élevé par des primes versées aux familles ayant beaucoup d’enfants. Yasser Arafat a dit que l’utérus de la femme palestinienne était sa meilleure arme.

Les pays arabes poussent toujours à enregistrer le plus possible de Palestiniens en tant que « réfugiés ».  En conséquence, environ un tiers des Palestiniens à Gaza vivent toujours dans des camps de réfugiés. Pendant 60 ans, les Palestiniens ont été utilisés et abusés par des régimes arabes et des terroristes palestiniens dans leur combat contre Israël.

Aujourd’hui, c’est le ‘Hamas, une organisation islamiste terroriste soutenue par l’Iran, qui use et abuse des Palestiniens à cette fin. Pendant que les leaders du ‘Hamas se cachaient dans les bunkers bien approvisionnés qu’ils avaient préparés avant de provoquer Israël en l’attaquant, les civils palestiniens étaient exposés et pris dans les feux croisés mortels entre le ‘Hamas et les soldats israéliens. (2)

Résultat de 60 ans de cette politique arabe, Gaza est devenu un camp de prisonniers pour 1,5 million de Palestiniens. Aussi bien Israël que l’Egypte sont effrayés à l’idée d’une infiltration terroriste depuis la bande de Gaza – et plus encore depuis que le ‘Hamas la gouverne – et ont toujours maintenu un contrôle strict sur leurs frontières avec Gaza.

Les Palestiniens continuent d’endurer les privations (3) parce que Gaza continue de servir de rampe de lancement pour les attaques terroristes contre les civils israéliens. Ces attaques surviennent sous forme de missiles du ‘Hamas qui visent sans distinction les jardins d’enfants, les maisons et les entreprises israéliens.

Et le ‘Hamas a poursuivi ces attaques plus de 2 ans après qu’Israël se soit retiré de la bande de Gaza dans l’espoir que ce premier pas ouvrirait le processus de la création d’un Etat palestinien, conduisant inévitablement à la pacifique solution à deux Etats dans le but de clore le conflit israélo-palestinien.

Il n’y avait alors pas de « cycle de violence », pas de justification pour quoi que ce soit d’autre que la paix et la prospérité. Mais à la place, le ‘Hamas a choisi le jihad islamique. Les réponses aux espoirs gazaouis et israéliens ont été la misère pour les Palestiniens et les missiles pour les Israéliens… (4)

Le ‘Hamas, un proxy de l’Iran, est devenu un danger non seulement pour Israël mais pour les Palestiniens, tout autant que pour les Etats arabes voisins, qui ont peur que la propagation de l’islam radical ne déstabilise leurs pays.

Les Arabes prétendent aimer les Palestiniens (5), mais ils semblent plus intéressés à l’idée de les sacrifier. S’ils les aimaient vraiment leurs frères palestiniens, ils feraient pression sur le ‘Hamas pour l’empêcher de lancer des roquettes vers Israël. À plus long terme, le monde arabe doit mettre fin au statut de réfugié des Palestiniens ainsi qu’à leur désir de nuire à Israël. Il est temps que les 22 pays arabes ouvrent leurs frontières et absorbent les Palestiniens de Gaza qui souhaitent commencer une nouvelle vie. Il est temps, pour le monde arabe, d’aider les Palestiniens, et de cesser de les utiliser.

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Note personnelle :

1) En réalité, ce n’était pas dans les années 50 mais dans les années 60, en 1965 précisément, lorsque Yasser Arafat a décidé de nationaliser la lutte que les Arabes non Israéliens ont été appelés « Palestiniens » et c’est à ce moment-là, dans ce discours qu’est née la dimension nationale de la lutte et le statut de réfugiés (faisant partie de cette lutte contre Israël).

2) En fait Tsahal n’est pas le ‘Hamas, l’armée israélienne ne tire pas n’importe où sur des civils. Tsahal prévient la population civile de la Bande de Gaza par un lâché de tracts écrit en arabe qu’une réplique aux tirs de missiles du ‘Hamas est imminente et leur prie de se réfugier dans les zones désignées à cette effet sur un plan tracé sur le tract. Ceci afin d’éviter le plus possible les pertes civiles. Tsahal, enfin, crée des hôpitaux de campagne pour venir en aide et soigner les personnes blessées (qu’il s’agisse de civils ou de terroristes). L’objectif étant de détruire les infrastructures du ‘Hamas et ses rampes de lancement pas de tuer ou blesser les gens. Lorsqu’Israël veut liquider des responsables d’organisations terroristes, il fait ce que l’on appelle des « assassinats ciblés », ce qui lui est d’ailleurs reproché par la communauté internationale… Mais comme le disait très justement Golda Meïr (qui figure sur la bannière du blog) « Nous préférons vos condamnations à vos condoléances »

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Tracts en arabe lancés par Tsahal avant une frappe (traduction en anglais sur l’image de droite)
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Tract lancé par Tsahal

Il est, cependant, difficile de ne blesser ou tuer aucun civil, bien que ce soit l’objectif recherché par Tsahal (d’autres armées dans le monde, y compris celles de pays occidentaux, ne peuvent pas en dire autant !), les organisations terroristes islamistes ayant pris la sale et lâche habitude de se servir de civils comme des boucliers humains, lançant des roquettes depuis des écoles et des hôpitaux. Le ‘Hamas ne fait pas exception à la règle. Lors de l’opération Tsuk Eitan, le bilan fait état d’un ratio de 1/1 (un civil tué pour un terroriste tué). La presse européenne a condamné le bilan… Mais pas les chiffres officiels du bilan, ceux grossi et démultiplié par le ‘Hamas et diffusés par lui (la propagande fait aussi partie de la guerre contre l’Etat hébreu). Les médias n’ont tenu aucun compte du bilan officiel, préférant se baser sur les chiffres d’une organisation islamiste et terroriste dont le but déclaré est de détruire Israël, la jugeant sans doute plus honnête et digne de confiance (???).

Le ratio 1/1 qui est avancé par Tsahal et corroboré par les multiples enquêtes effectuées par des organismes de vérification, est un bilan qu’Israël trouve déjà désastreux parce que l’objectif était d’épargner les civils et que le ‘Hamas a réussi à entraîner avec lui dans la mort le même nombre de terroristes que de civils. Mais objectivement, le ratio 1/1 est un bilan de pertes très bas si l’on prend en compte que le ‘Hamas se mêle souvent à des familles entières, à des groupes entiers de civils. Le ratio logique d’une armée ne se préoccupant pas d’épargner des innocents serait bien plus élevé en ce qui concerne les civils.

3) Le blocus le plus stricte est celui fait par l’Egypte. Israël autorise plusieurs centaines de tonnes quotidiennes de produits alimentaires, pharmaceutiques et des jouets pour les enfants. En réalité, seuls certains éléments pouvant servir à la fabrication de bombes ou d’explosifs sont interdits d’entrer dans la Bande de Gaza.

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Aide turque à Gaza

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Les lieux et commerces de Gaza ne semblent pas si misérables que Nonie Darwish le dit…

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La plupart des biens (alimentaire et autres) apportés à la Bande de Gaza provient d’Israël. Ci-dessous des biscuits de la marque israélienne Osem…

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Des corn flakes israéliens…

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D’autres produits israéliens de la marque Osem…

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Comment expliquer alors ces images qui sont celles que montrent en boucle les médias ?

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… Il faut d’abord savoir que les médias ne font jamais la différence entre la Bande de Gaza (le territoire, qui comprend différentes villes, dont une qui s’appelle Gaza) et Gaza (la ville), ils appellent tout « Gaza », qu’ils choisissent de photographier exclusivement les immeubles détruits par les frappes israéliennes (en riposte aux roquettes lancées par le ‘Hamas sur Israël, ce qu’ils ne mentionnent jamais non plus !), ou alors les terrains vagues ou les villes plus pauvres que la ville de Gaza et qu’ils se gardent bien de montrer les places, les rues, les hôtels, les restaurants, les supermarchés de la ville de Gaza.

Certaines photos qui sont utilisées par les médias proviennent au départ de Syrie et sont détournées par les organisations anti-israéliennes pour montrer un horizon complètement dévasté, des personnes horriblement mutilées, etc… et envoyées aux médias pour publication. On a même vu des images provenant de films d’horreurs détournées par les anti-israéliens pour prétendre qu’il s’agit d’actions perpétrées par Israël.

Ci-dessous, une photo détournée par le ‘Hamas (la fameuse organisation terroriste islamiste digne de confiance selon les médias occidentaux), cette photo vient du film Final Destination 4. Le ‘Hamas l’a détournée afin de l’utiliser pour accuser Israël de crimes de guerre… Pas de bol, certains ont vu le film (et personnellement, j’ai vu l’extrait du film en question où se déroulait cette scène. Trop gore, cependant, il a été retirée de Youtube).

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Ceux qui ont vu le film Final Destination 4 reconnaîtront immédiatement cette image.

Il faut aussi savoir que l’argent qui est envoyé aux Palestiniens de la bande de Gaza est en très grande partie détourné par le ‘Hamas et que les hôtels et restaurants de luxe sont les lieux où séjournent les journalistes européens, ceux-là mêmes qui sélectionnent les photos de villes délabrées et pauvres de la Bande de Gaza, tout en accusant le blocus israélien d’être responsable de la crise humanitaire (ils ne disent rien du fait que le blocus israélien est très permissif, ne parlent jamais du blocus égyptien et occultent complètement le fait que s’il y a des villes misérables dans la Bande de Gaza, c’est bien parce que le ‘Hamas ne diffuse pas correctement les fonds qu’il reçoit, qu’il préfère les empocher. La façon qu’a le ‘Hamas de gérer les villes sous son contrôle ne peut honnêtement être imputé à Israël qui n’a rien à y voir !

4) Un grand merci à Tina pour avoir mis le doigt sur l’erreur de traduction précédente.

5) Les « Palestiniens » sont des Arabes, ils font partie du peuple arabe, Nonie Darwish et l’ensemble des médias ne le disent jamais clairement. Ils font partie intégrante du peuple arabe, tout comme les Egyptiens, les Irakiens, les Jordaniens, etc… Le problème est que beaucoup en Europe confondent « peuples » et « nationalités ».

‘Ami Artsi עמי ארצי

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An Arab-Made Misery

By Nonie Darwish from The Wall Street Journal Europe
Updated March 18, 2009

International donors pledged almost $4.5 billion in aid for Gaza earlier this month. It has been very painful for me to witness over the past few years the deteriorating humanitarian situation in that narrow strip where I lived as a child in the 1950s.

The media tend to attribute Gaza’s decline solely to Israeli military and economic actions against Hamas. But such a myopic analysis ignores the problem’s root cause: 60 years of Arab policy aimed at cementing the Palestinian people’s status as stateless refugees in order to use their suffering as a weapon against Israel.

As a child in Gaza in the 1950s, I experienced the early results of this policy. Egypt, which then controlled the territory, conducted guerrilla-style operations against Israel from Gaza. My father commanded these operations, carried out by Palestinian fedayeen, Arabic for « self-sacrifice. » Back then, Gaza was already the front line of the Arab jihad against Israel. My father was assassinated by Israeli forces in 1956.
It was in those years that the Arab League started its Palestinian refugee policy. Arab countries implemented special laws designed to make it impossible to integrate the Palestinian refugees from the 1948 Arab war against Israel. Even descendants of Palestinian refugees who are born in another Arab country and live there their entire lives can never gain that country’s passport. Even if they marry a citizen of an Arab country, they cannot become citizens of their spouse’s country. They must remain « Palestinian » even though they may have never set foot in the West Bank or Gaza.

This policy of forcing a Palestinian identity on these people for eternity and condemning them to a miserable life in a refugee camp was designed to perpetuate and exacerbate the Palestinian refugee crisis.

So was the Arab policy of overpopulating Gaza. The United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East, whose main political support comes from Arab countries, encourages high birth rates by rewarding families with many children. Yasser Arafat said the Palestinian woman’s womb was his best weapon.

Arab countries always push for classifying as many Palestinians as possible as « refugees. » As a result, about one-third of the Palestinians in Gaza still live in refugee camps. For 60 years, Palestinians have been used and abused by Arab regimes and Palestinian terrorists in their fight against Israel.

Now it is Hamas, an Islamist terror organization supported by Iran, which is using and abusing Palestinians for this purpose. While Hamas leaders hid in the well-stocked bunkers and tunnels they prepared before they provoked Israel into attacking them, Palestinian civilians were exposed and caught in the deadly crossfire between Hamas and Israeli soldiers.

As a result of 60 years of this Arab policy, Gaza has become a prison camp for 1.5 million Palestinians. Both Israel and Egypt are fearful of terrorist infiltration from Gaza — all the more so since Hamas took over — and have always maintained tight controls over their borders with Gaza. The Palestinians continue to endure hardships because Gaza continues to serve as the launching pad for terror attacks against Israeli citizens. Those attacks come in the form of Hamas missiles that indiscriminately target Israeli kindergartens, homes and businesses.

And Hamas continued these attacks more than two years after Israel withdrew from Gaza in the hope that this step would begin the process of building a Palestinian state, eventually leading to a peaceful, two-state solution to the Israeli-Palestinian conflict. There was no « cycle of violence » then, no justification for anything other than peace and prosperity. But instead, Hamas chose Islamic jihad. Gazans’ and Israelis’ hopes have been met with misery for Palestinians and missiles for Israelis.

Hamas, an Iran proxy, has become a danger not only to Israel, but also to Palestinians as well as to neighboring Arab states, who fear the spread of radical Islam could destabilize their countries.

Arabs claim they love the Palestinian people, but they seem more interested in sacrificing them. If they really loved their Palestinian brethren, they’d pressure Hamas to stop firing missiles at Israel. In the longer term, the Arab world must end the Palestinians’ refugee status and thereby their desire to harm Israel. It’s time for the 22 Arab countries to open their borders and absorb the Palestinians of Gaza who wish to start a new life. It is time for the Arab world to truly help the Palestinians, not use them.

4 thoughts on “Une misère de fabrication arabe

  1. « Gazans’ and Israelis’ hopes have been met with misery for Palestinians and missiles for Israelis. » : Aux espoirs gazaouis et israéliens ont répondu la misère pour les Palestiniens et les missiles pour les Israéliens… :o)

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