Indien et sioniste (Ryan Bellerose)


(ndlr : Le 13 mars 2013, Ryan Bellerose a publié un article dans le journal The Métropoltitain. Israëlia vous en propose pour la première fois la traduction en français suivi du texte en version originale.)

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Indien et Sioniste

Par Ryan Bellerose, le 13 mars 2013, et traduit en français pour la première fois par ‘Ami Artsi pour Israëlia)

Je suis un Métis d’Alberta du Nord. Mon père, Mervin Bellerose était le co-auteur de la loi sur les Métis de 1989, qui a été adoptée par la législature de l’Alberta en 1990 et a renforcé nos droits fonciers. J’ai fondé l’organisation « Canadiens pour la Responsabilité », un groupe de défense des droits indigènes, et je suis un organisateur et participant du mouvement «Idle No More » («Inactif, plus jamais ») à Calgary. Et je suis Sioniste.

Laissez-moi vous dire pourquoi.

J’ai grandi dans une réserve Métis, dans ce que beaucoup qualifieraient de conditions difficiles : nous n’avions pas d’électricité, d’eau courante ou le téléphone. Lorsqu’il pleuvait, les chemins de terre qui nous reliaient aux autoroutes étaient inondés et condamnés. J’ai vécu dans un dortoir avec mes deux demi-frères, tandis que mon père et ma belle-mère ont vécu dans une petite cabine tout près. Nous faisions un jardin, nous chassions et nous péchions, nous cueillions des baies et nous faisions un étrange voyage jusqu’en ville pour acheter des provisions. Mon père travaillait dans la construction et a vécu pendant de longues périodes dans des camps et je restais souvent chez des amis pour échapper aux abus de ma belle-mère. Malgré cela, je considérais mon enfance comme normale.

Mon intérêt pour Israël a commencé très tôt dans ma vie. Mon père m’avait offert les tomes de l’Encyclopedia  Britannica pour mon 5è anniversaire et, à partir de ce jour-là, une passion pour l’Histoire est née. Je m’asseyais et lisais même lorsque le temps était mauvais.  En fait, il y avait une plaisanterie dans ma famille qui disait que me confisquer mes livres pendant quelques heures était une façon de me discipliner plus efficace que de me fesser.

Un article qui avait particulièrement attiré mon regard était la naissance d’Israël en 1948. Elle m’avait marqué en tant qu’ultime histoire de David et Goliath : Israël, un petit pays qui s’est battu pour son indépendance de l’Empire britannique, était forcé, depuis ses tous premiers instants, de défendre son existence contre les armées combinées du monde arabe. Israël, contre toute attente, a survécu, et l’a fait dans une histoire véritablement épique de volonté et d’héroïsme. Cette histoire m’a inspiré.

En grandissant, je suis resté un très petit enfant (on m’appelle « Tiny Ryney » (petit Ryney) aujourd’hui encore, bien que je sois défenseur dans l’équipe des Calgary Wolfpack. J’ai été traité d’ « hybride », entre autres insultes, par les enfants blancs alors que les enfants, dans ma réserve, plaisantaient sur ma peau claire. Je n’étais de nulle-part. Et je devais être ingénieux pour me protéger, parce que j’étais plus faible que les autres. Être la victime de harcèlement a formé ma personnalité et ma perception du bien et du mal.  C’est une des raisons pour lesquelles je défends Israël, un pays qui a été l’objet de harcèlement et de manipulation depuis sa naissance. Israël a aussi dû être ingénieux pour se défendre de ses ennemis qui le surpassaient. Et, comme moi, il a surmonté.

Constatant ma curiosité à propos d’Israël, mon père m’a offert, comme cadeau d’anniversaire, un livre sur le raid de 1976 à Entebbe, un sauvetage brillant, par les commandos israéliens, des otages séquestrés par des terroristes palestiniens en Ouganda. Une fois encore, j’ai été impressionné. Israël a fait l’impossible pour sauver son peuple, sans se soucier des conséquences politiques. Cela m’a poussé à lire davantage sur le conflit arabo-israélien. En le faisant, j’ai appris ce qu’il s’était passé aux Jeux Olympiques de Munich de ’72, où des terroristes palestiniens ont massacré 11 athlètes israéliens pendant un événement censé être une célébration de fraternité et de paix. Je me demande pourquoi plus de gens n’ont pas été aussi retourné que je l’étais.

C’est à cette période, alors que je rendais visite à des amis travaillant sur des plateformes pétrolières, que je découvrit, en regardant une télévision de l’hôtel, l’horreur du massacre de l’aéroport de Lod en 1972 où les terroristes avaient abattu 26 civils attendant leurs avions, parmi lesquels 17 pèlerins chrétiens. Je me rappelle aussi de l’attaque des forces de Yasser Arafat en 1985 sur le bateau de croisière Achille Lauro, où un vieil homme handicapé a été jeté par dessus bord dans son fauteuil roulant et dont le seul crime était d’être Juif. Plus j’en voyais et plus j’avais besoin de comprendre pourquoi de telles choses se produisaient. Plus j’en apprenais et plus grandissait mon appréciation pour l’intégrité morale d’Israël face à la haine brutale. Et j’en suis venu à croire que le peuple juif et Israël devait servir d’exemple à tous les indigènes. C’est avec les Juifs – et leur survie têtue après avoir été décimés et dispersés par de puissants empires – que nous avons le plus en commun.

Mon peuple, les Métis, s’est rendu en Alberta après la Révolution américaine, sur demande du gouvernement, pour prévenir l’installation d’Américains dans l’ouest canadien. Nous avons établit le pays et suivi les règles de l’homme blanc.  Mais nous avons été finalement évincés, nos maisons ont été données à des pionniers blancs. Personne ne voulait de nous. Nous étions forcés de vivre dans la clandestinité, sur des réserves routières, dans les buissons. Nous n’avions pas de droit et nous étions tués, en tant que « nuisibles ». L’exil a fracturé notre nation. Notre peuple a erré sans espoir et sans maison. Jusqu’à ce qu’au milieu des années 1900, nos guides ont réussi  à sécuriser le territoire pour nous, pas le territoire que nous avions voulu, mais un territoire qui nous permettait néanmoins de construire un meilleur avenir. Nous l’avons pris, y avons bâti nos implantations et formé un gouvernement pour améliorer la vie de notre peuple. Nous avons encore beaucoup de problèmes à résoudre, bien sûr, mais nous avons aussi un peuple plus instruit que jamais et qui, lentement, devient autonome, comme nos guides l’avaient prévus. En cela, le peuple juif et le peuple Métis ont marché sur la même route.

Les Juifs aussi ont souffert du génocide et ont été expulsés de leur pays. Ils ont aussi été rejetés par tout le monde et forcé d’errer. Comme nous, ils se sont rebellés contre l’injustice impériale quand cela le nécessitait et, en dépit de leurs griefs, ont œuvré pour la paix dès que cela était possible. Comme nous, ils leur a été cédé un petit morceau minuscule de leur terre après des siècles de souffrances et de persécutions, terre que personne d’autre ne voulait appeler « home » jusque-là. Comme nous, ils ont pris cette terre malgré leurs craintes et ont forgé une nation à partir d’un peuple fracturé et blessé. Et comme nous, ils ont systématiquement montré un empressement à accepter un compromis pour le bien de leur peuple.

J’espère que les Métis continueront de marcher sur la même route que le peuple juif. Grace à leurs efforts, les Juifs ont été capables de préserver leur identité en dépit des terribles persécutions et de faire revivre leur culture et leur langue dès qu’ils sont revenus dans leur pays. Ils n’ont jamais perdu la notion de qui ils étaient, mais n’ont jamais non plus perdu de vue l’importance de regarder en avant. Etant donné leur Histoire, il aurait été logique pour eux de devenir égoïstes et réactionnaires. Mais au lieu de ça, ils travaillent dur pour être productifs et sont amicaux y compris avec les pays qui leur ont causé d’immenses souffrances. Je veux que nous fassions, de la même façon, de l’instruction et de la préservation de notre ancienne culture, une priorité. Je veux que nous continuons à œuvrer pour la paix et la productivité.

Beaucoup prétendent que nous, les Natifs, avons plus en commun avec les Palestiniens, que leur lutte est notre lutte. Au-delà des similarités superficielles, rien ne peut être plus éloigné de la vérité. Au-delà de l’assimilation facile de notre cause, la comparaison avec les Palestiniens est absolument insoutenable. Elle banalise notre souffrance.

Assimiler la lutte des Natifs à la guerre de propagande palestinienne est fallacieux. Bien que les Palestiniens ont d’indéniables liens au pays, de nombreux compte rendus de première main par Mark Twain ainsi que ceux d’innombrables voyageurs vers la Terre Sainte à travers les âges suggèrent qu’un large pourcentage du peuple palestinien a immigré en Palestine dans les récentes décennies.  Et pendant 65 ans, les Palestiniens ont convaincu le monde qu’ils sont plus mal lotis que beaucoup d’autres nations sans Etat, en dépit de toutes les preuves du contraire. Les Palestiniens prétendent avoir été colonisés, mais c’était leurs propres leaders qui ont refusé de négocier et qui ont perdu le pays en menant une guerre inutile contre Israël. Ils prétendent avoir subit un génocide mais ils n’ont jamais subit une telle chose : leur population a explosé de quelques centaines de milliers en 1948 à plus de 4 millions aujourd’hui. Ils se plaignent de privation mais leurs élites vivent dans le luxe pendant que leur peuple vit dans la pauvreté délabrée.

Qui plus est, les leaders palestiniens n’ont jamais été intéressés par une solution pacifique pour leur peuple. Il leur a été donné de nombreuses opportunités d’avoir leur propre Etat – pour la première fois dans l’Histoire – et ils ont refusé à chaque fois, préférant la guerre à la paix parce qu’ils ne considéraient jamais les offres comme suffisantes. Ils n’ont eu de cesse d’utiliser le terrorisme pour attirer l’attention sur leur cause et leurs leaders ont célébré le meurtre de civils en donnant aux parcs et aux écoles les noms des meurtriers.  Et tout Palestinien qui met en doute la rhétorique maximaliste ou qui suggère un réel compromis est immédiatement frappé d’ostracisme, marqué comme un traître, ou tué.

Les Palestiniens ne sont pas comme nous. Leur combat n’est pas notre combat. Nous, les Natifs, croyons que le changement ne peut avoir lieu que paisiblement et nous refusons d’être affiliés à quiconque s’engage dans la violence visant des civils. Je ne peux pas rester silencieux et permettre aux Palestiniens de gagner en crédibilité à nos dépens en prétendant avoir des points communs avec nous. Je ne peux pas supporter qu’ils banalisent notre situation critique en la liant à la leur, qui est en grande partie auto-infligée. Notre population de plus de 65  millions de personnes a violemment été réduite à 10 millions, un massacre sans précédent dans l’Histoire. Comparer cela de quelque façon que ce soit à l’Histoire des Palestiniens est profondément offensant pour moi. Les Palestiniens ont perdu le pays qu’ils prétendent être le leur, mais il leur a été donné à maintes reprises l’opportunité de bâtir leur propre Etat dessus et d’établir un partenariat avec les Juifs – or ils ont constamment refusé des ouvertures de paix et ont choisi la guerre. Il ne nous a jamais été donné cette chance. Nous n’avons jamais fait ce choix.

(Texte traduit par ‘Ami Artsi pour Israëlia. Merci de le préciser si vous souhaitez diffuser cette traduction)

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A Native and a Zionist

By Ryan Bellerose on March 13, 2013

I am a Métis from Northern Alberta. My father, Mervin Bellerose, co-authored the Métis Settlements Act of 1989, which was passed by the Alberta legislature in 1990 and cemented our land rights. I founded Canadians For Accountability, a native rights advocacy group, and I am an organizer and participant in the Idle No More movement in Calgary. And I am a Zionist.

Let me tell you why.

I grew up on a Métis colony in what many would say are rough conditions: we had no electricity, running water or telephone. When it rained, the dirt roads that linked us to the highways flooded and we were stranded. I lived in a bunkhouse with my two stepbrothers, while my father and stepmother lived in a small cabin nearby. We raised a garden, hunted and fished, picked berries and made the odd trip to town to buy supplies. My father worked construction and lived in camps for long stretches and I would often stay at relatives’ to escape my stepmother’s abuse. Still, I considered my childhood normal.

My interest in Israel started at a young age. My father gave me a set of Encyclopedia Britannica for my 5th birthday and, from there, a passion for history was born. I would sit and read whenever the weather was bad. In fact, it was a family joke that taking away my books for a few hours was a better way to discipline me than a spanking. One entry that caught my eye was that of Israel’s birth in 1948. It struck me as the ultimate David and Goliath story: Israel, a tiny country that had fought for independence from the British Empire, was forced from its first moments to defend its existence against the combined armies of the Arab world. Israel survived against all odds, and did so in a truly epic story of will and heroism. This story inspired me.

Growing up, I was a very small child. (I am called « Tiny Ryney » to this day, though I play defensive tackle for the Calgary Wolfpack). I was called a « half-breed » and other slurs by white kids while the children in my colony made fun of my paler skin. I didn’t belong anywhere. And I had to be resourceful to protect myself, since I was weaker than the others. Being the victim of bullying shaped who I am and my sense of right and wrong. It is one reason that I support Israel, a country that has faced bullying and manipulation since its birth. Israel too has had to be resourceful to defend itself against enemies that dwarf it. And, like me, it overcame.

Noticing my curiosity about Israel, my father bought me as a birthday gift a book about the 1976 Raid on Entebbe, a brilliant rescue by Israeli commandos of hostages taken by Palestinian terrorists to Uganda. Again, this impressed me. Israel was willing to do the impossible to rescue its people, regardless of the political fallout. This pushed me to read more about the Arab-Israeli conflict. In so doing, I learned about the ’72 Munich Olympic Games, where Palestinian terrorists massacred 11 Israeli athletes during an event meant to be a celebration of brotherhood and peace. I wondered why more people weren’t as upset as I was.

It was during this time, while visiting relatives working oil rigs, that I learned while watching a hotel TV of the horrific 1972 Lod Airport massacre where terrorists shot dead 26 civilians waiting for their flights, including 17 Christian pilgrims. I also remember the 1985 attack by Yasser Arafat’s forces on the Achille Lauro cruise ship, where an old disabled man was thrown overboard in his wheelchair for the crime of being a Jew. The more I saw, the more I needed to understand why such things were happening. The more I learned, the more I grew to appreciate Israel’s moral integrity in the face of brutal hatred. And I came to believe that the Jewish people and Israel should serve as an example to indigenous people everywhere. It is with the Jews – and their stubborn survival after being decimated and dispersed by powerful empires — that we have the most in common.

My people, the Métis, came to Alberta after the American Revolution, at the government’s request, to prevent the settling of the Americans in western Canada. We settled the land and followed the white man’s rules. But we were eventually evicted, our homes given to white pioneers. No one wanted us. We were forced to live in hiding, on road allowances, in the bush. We had no rights, and we were killed out of hand, as « nuisances ». Exile fractured our nation. Our people wandered with no hope and no home. Then, in the mid 1900’s, our leaders managed to secure land for us, not the land we had wanted but land that would nonetheless allow us to build a better future. We took it, built our settlements and formed a government to improve the lives of our people. We still have many problems to solve, of course, but we also have more educated people than ever and are slowly becoming self-sufficient, as our leaders envisioned. In this, the Jewish people and the Métis have walked the same road.

The Jews also suffered genocide and were expelled from their homeland. They were also rejected by everyone and forced to wander. Like us, they rebelled against imperial injustice when necessary and, despite their grievances, strived for peace whenever possible. Like us they were given a tiny sliver of their land back after centuries of suffering and persecution, land that nobody else had wanted to call home until then. Like us, they took that land despite their misgivings and forged a nation from a fractured and wounded people. And like us, they consistently show a willingness to compromise for the good of their people.

I hope the Metis keep walking the same road as the Jewish people. Through their efforts, the Jews were able to preserve their identity despite terrible persecution and to revive their culture and language once back in their homeland. They never lost their sense of who they were, but neither did they lose sight of the importance of looking forward. Given their history, it would have been natural for them to become insular and reactionary. But instead, they work hard to be productive and are friendly even to countries that have caused them tremendous suffering. I want us to similarly make education and the preservation of our ancient culture a priority. I want us to continue to strive for peace and productivity.

Many claim that we Natives have more in common with the Palestinians, that their struggle is our struggle. Beyond superficial similarities, nothing could be farther from the truth. Beyond the facile co-opting of our cause, the comparison with the Palestinians is absolutely untenable. It trivializes our suffering.

Co-opting today’s native struggle to the Palestinian propaganda war is a fallacy. Though the Palestinians have undeniable ties to the land, first hand accounts by Mark Twain and countless other travelers to the Holy Land through the ages suggest that a large percentage of the Palestinian people immigrated to Palestine in recent decades. And for 65 years, the Palestinians have convinced the world that they are worse off than many other stateless nations, despite all evidence to the contrary. The Palestinians claim to have been colonized but it was their own leaders who refused to negotiate and who lost the land that they want by waging a needless war on Israel. They claim to have faced genocide but they suffered no such thing: their population has exploded from a few hundred thousand in 1948 to over 4 million today. They claim deprivation but their elites live in luxury while their people live in ramshackle poverty.

What’s more, the Palestinian leaders have never been interested in a peaceful solution for their people. They were given several opportunities to have their own state – for the first time in history — and refused each time, choosing war over peace because the offers were never deemed sufficient. They have persistently used terrorism to bring attention to their cause and their leaders have celebrated the killing of civilians by naming parks and schools after murderers. And any Palestinian that questions the maximalist rhetoric or who suggests real compromise is immediately ostracized, branded a traitor, or killed.

The Palestinians are not like us. Their fight is not our fight. We natives believe in bringing about change peacefully, and we refuse to be affiliated with anyone who engages in violence targeting civilians. I cannot remain silent and allow the Palestinians to gain credibility at our expense by claiming commonality with us. I cannot stand by while they trivialize our plight by tying it to theirs, which is largely self-inflicted. Our population of over 65 million was violently reduced to a mere 10 million, a slaughter unprecedented in human history. To compare that in whatever way to the Palestinians’ story is deeply offensive to me. The Palestinians did lose the land they claim is theirs, but they were repeatedly given the opportunity to build their state on it and to partner with the Jews — and they persistently refused peace overtures and chose war. We were never given that chance. We never made that choice.

http://www.themetropolitain.ca/articles/view/1235

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