Israël / Palestine, Juifs / Arabo-musulmans : Qui sont les bons ? Qui sont les mauvais ?

J’ai voulu intituler cet article « Israël / Palestine, Juifs / Arabo-musulmans : Qui sont les bons ? Qui sont les mauvais ? »… Qu’on ne vienne pas m’accuser de manichéisme, qu’on ne vienne pas prétendre qu’il n’y a ni bon ni mauvais. Ce genre d’affirmation relativiste est stupide et complètement invalide…

Dans un conflit, il y a toujours un bon et un mauvais, une cause juste et une cause dégueulasse qui s’affrontent. Le relativisme est l’argument des gens ne connaissant pas les racines du conflit et ne veulent pas se fatiguer à les apprendre.

Que ceux qui ne veulent pas s’informer passent leur chemin, ce blog s’adresse aux autres !

Beaucoup de gens ignorent beaucoup de choses sur le conflit israélo-palestinien, ainsi que la nature même de celui-ci. Un certain nombre pense que les Palestiniens sont des victimes et les Israéliens sont d’insupportables racistes, colonisateurs, cruels et fanatiques…

Qu’en est-il réellement ?

Il faut d’abord savoir que ceux que l’on appelait « Palestiniens » jusqu’en 1948, c’était les Juifs vivant en Palestine. Les Arabes ne se sont appelés « Palestiniens » qu’en 1965, avec le discours nationaliste de Yasser Arafat.

drapal

palestine_flag_in_larousse_1934

Il faut déjà comprendre que, contrairement aux idées reçues, le problème n’est pas d’ordre territorial mais d’ordre ethnique. Ce qui se joue en réalité n’est pas un affrontement entre Israéliens et « Palestiniens » mais entre Arabo-musulmans et Juifs et c’est d’ailleurs le  cœur du problème : si le problème était simplement d’ordre territorial, il serait déjà résolu quand lorsque l’O.N.U en 1948, avait proposé la résolution 181 appelant à la création d’un État juif et d’un État arabe vivant en paix et en sécurité côte à côte, résolution que les Juifs, dans leur désir insatiable de  la paix, de l’amitié et la co-existence ont instantanément accepté, tandis que les Arabes l’ont catégoriquement rejetée préférant lancer deux guerres d’anéantissement contre les Juifs (1948 et 1967) et devenir des collaborateurs actifs du régime nazi, il serait déjà résolu depuis 1948, quand le tout jeune Etat d’Israël a tendu une main amicale et fraternelle aux Arabes dans sa déclaration d’indépendance. Mais le vrai problème est d’une toute autre nature : une des deux parties veut purement et simplement la destruction de l’autre, sa disparition totale de la surface de la terre et ne sera jamais satisfaite tant que cet objectif ne sera pas atteint. Le problème, c’est l’aspiration génocidaire des Arabes à l’encontre des Juifs et le refus de mourir des Juifs.

Pour preuve :

En 1929, bien avant la renaissance de l’Etat d’Israël (19 ans plus tôt !), les Arabes ont massacré des Juifs à ‘Hevron (Hébron).

1929-newspaper-hebron

Pendant la « grande » révolte arabe, en Palestine mandataire, entre 1936 et 1939, les Arabes ont attaqué les Britanniques, mais ils s’en prirent également aux Juifs. Il n’était pourtant pas encore question de territoires ni de l’Etat d’Israël puisque ce dernier n’a été créé que 9 ans plus tard !

destruction-par-les-arabes-des-maisons-juives-yaffo-jaffa-1936

Destruction par les Arabes des maisons juives à Yaffo (Jaffa) (1936)

La haine que les Arabes ont pour les Juifs les a poussé à faire alliance avec les nazis en 1942, dans l’espoir de pouvoir étendre la Shoah jusqu’en Palestine. Le mufti de Jérusalem, ‘Haj Amin Al ‘Husseini était alors le représentant  Arabes en Palestine, il  n’hésita pas à copiner avec Heinrich Himmler…

Großmufti Amin al Husseini, Heinrich Himmler

Le mufti Al ‘Husseini avec Heinrich Himmler

himmler-an-husseini

Dédicace de Himmler

Heinrich Himmler with Haj Amin El Husseini --- Image by © Bettmann/CORBIS

Le mufti Al ‘Husseini et Heinrich Himmler (photo de Bettmann/CORBIS)

… avec Adolf Hitler …

hitler-hosts-the-mufti-792x543

Le mufti Al ‘Husseini avec Adolf Hitler

… et avec d’autres nazis notoires.

faynh

Le mufti Al ‘Husseini avec un responsable nazi

Le mufti Al ‘Husseini à une réunion nazie

091204-mufti

Le mufti Al ‘Husseini avec ses copains nazis

090104-tap-husseini-bosnia

Le mufti Al ‘Husseini passant ses troupes en revues en faisant le salut nazi

muftiandnazis2

Le mufti Al ‘Husseini à table avec ses copains nazis

Le mufti Al ‘Husseini a d’ailleurs déclaré :

 » Les principes de l’islam et ceux du nazisme présentent de remarquables ressemblances (…) Tuez les juifs partout où vous les trouverez. Cela plaît à Dieu, à l’Histoire et à la religion (…) Les Allemands n’ont jamais causé de tort à un musulman, et ils combattent à nouveau contre notre ennemi commun, mais surtout, ils ont résolu le problème juif » *

(* propos recueillit dans le magasine Axe & Alliés, juillet-août 2010, numéro 21)

Une collaboration monstrueuse qui n’a jamais été condamnée ni déplorée par les Arabes dits « palestiniens » ensuite.

palestine-drapeau-reich

Arabes dits « palestiniens » posant devant des drapeaux avec des symboles nazis et le nom « Palestine »

D’ailleurs la famille ‘Husseini est très fière de son passé et a même son site en ligne : http://sahusseini.com

En 1948, dès la déclaration d’indépendance de l’État d’Israël dans laquelle les Juifs lançaient un signal fort et chaleureux d’amitié aux Arabes, 5 armées arabes (Égypte, Syrie, Jordanie et Liban) ont ouvert, contre le tout jeune État juif, une guerre d’anéantissement.

Le Liban et la Syrie arrivent par le nord, l’Égypte pénètre dans la bande de Gaza,…

les-arabes-envahissent-la-palestine

la Jordanie franchit le Jourdain et détruit les synagogues et les maisons juives la ville de Jérusalem et s’y installe

destruction-des-quartiers-juifs-de-jerusalem

Destruction des quartiers juifs de Jérusalem par la Jordanie (1948)

expulsion21

Destruction des rues juives de Jérusalem par la légion arabe (la Jordanie)(1948)

h-20-1735500-1255187227

Juifs évacuant Jérusalem conquise par les Jordaniens (1948)

jewish-girl-rachel-levy-7-fleeing-from-street-w-burning-bldgs-as-the-arabs-sack-jerusalem-after-its-surrender-may-28-1948-john-phillips

Rachel Levy, jeune fille juive de 7 ans, fuyant pendant que les Arabes mettaient à sac la ville de Jérusalem après l’avoir conquise (28 mai 1948) (photo John Phillips)

jewish-people-attempting-to-leave-portion-of-city-surrendered-to-arab-forces-jerusalem-israel-june-1948-john-phillips

Juifs sur le point de quitter Jérusalem encerclée par les Jordaniens (juin 1948) (photo de John Phillips)

(ci-dessus, expropriation et expulsion des habitants juifs de la partie est de Jérusalem)

1928452369

la-destruction-des-quartiers-juifs-de-jerusalem-a-la-dynamite-lors-de-lannexion-de-jerusalem-par-la-legion-arabe-1948

Destruction des quartiers juifs de Jérusalem à la dynamite lors de l’annexion de Jérusalem par les Jordaniens (1948) (photo de John Phillips)

sephardic-rabbi-in-jerusalem-with-arab-legion-soldiers-june-1948-john-phillips

Vieux rabbin exproprié, chassé de chez lui par la légion arabe (les Jordaniens) (1948) (photo de John Phillips)

shaar-tsion-1948-expulsion-des-hebreux

Shaar letsion, expulsion des Juifs (1948) (photo de John Phillips)

Aujourd’hui, l’Autorité Palestinienne (présidée par Ma’hmoud Abbas, plus connu au Moyen-Orient sous le nom d’Abu Mazen) n’a en rien renoncé aux liens étroits qui a lié les Arabes avec les nazis du temps du mufti Al ‘Husseini.

Israël a, en son sein, 2 millions d’Arabes. L’Autorité Palestinienne, suivant le plan d’éradication par étape prôné plus tôt par Yasser Arafat, veut, dans un 1er temps un État palestinien sans le moindre Juif.

Netanyahu, le Premier ministre israélien, a déclaré ceci en septembre 2016 :

« J’ai toujours été perplexe quant à l’affirmation que les localités juives de Judée-Samarie sont un obstacle à la paix. Personne ne pourrait sérieusement prétendre que les deux millions d’Arabes vivants en Israël sont un obstacle à la paix. Ils ne le sont pas. Au contraire (….) La diversité d’Israël exprime son ouverture d’esprit et sa volonté pour la paix. Pourtant, les dirigeants palestiniens exigent un État palestinien avec une condition préalable – Pas de Juifs. Cette demande de nettoyage ethnique est purement scandaleuse (…) C’est d’autant plus scandaleux que le monde ne trouve pas cela scandaleux. Certains pays favorisent même cet outrage.

Posez-vous la question : accepteriez-vous un nettoyage ethnique dans votre État ? Un territoire sans Juifs, sans Hispaniques, sans Noirs ?

Depuis quand l’hypocrisie est une base pour la paix ? En ce moment, les écoliers juifs en Judée-Samarie jouent dans des bacs à sable avec leurs amis.

Leur présence rend-elle la paix impossible ? Je ne le pense pas. (…) Je pense que ce qui rend la paix impossible est l’intolérance envers les autres. Les sociétés qui respectent chaque individu sont celles qui aspirent à la paix. Les sociétés qui exigent le nettoyage ethnique ne souhaitent pas la paix. Je rêve d’un Moyen-Orient où les jeunes Arabes et les jeunes Juifs étudient ensemble, travaillent ensemble et vivent ensemble côte à côte dans la paix. Notre région a besoin de davantage de tolérance et non le contraire.

La prochaine fois que vous entendez que les Juifs ne peuvent pas vivre quelque part, et encore moins dans leur patrie ancestrale, prenez le temps de penser aux conséquences.

Le nettoyage ethnique comme solution pour la paix est absurde. Il est temps que quelqu’un le dise. Je viens de le faire »

Et il est vrai que dans un conflit, toutes les personnes (Nelson Mandela, Martin Luther King Jr, etc.) dont le combat est juste ont prôné la  fin de la discrimination, la fin de la ségrégation, l’arrivée victorieuse de la co-existence, de la tolérance et de la paix :  En revanche, toutes les personnes mauvaises rejettent toute coexistence et prône la disparition totale d’un peuple ou la mise en place de sociétés non-mixtes et à deux vitesses (Ku Klux Klan, Boers, etc…)

Voici, par exemple, le discours intégral de Martin Luther King Jr « I Have A Dream » traduit en français :

« Je suis heureux de me joindre à vous aujourd’hui pour participer à ce que l’Histoire appellera la plus grande démonstration pour la liberté dans les annales de notre nation.

Il y a un siècle de cela, un grand Américain qui nous couvre aujourd’hui de son ombre symbolique signait notre Proclamation d’Émancipation. Ce décret capital se dresse, comme un grand phare illuminant d’espérance les millions d’esclaves marqués au feu d’une brûlante injustice. Ce décret est venu comme une aube joyeuse terminer la longue nuit de leur captivité.

Mais, cent ans plus tard, le Noir n’est toujours pas libre.

Cent ans plus tard, la vie du Noir est encore terriblement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination.

Cent ans plus tard, le Noir vit à l’écart sur son îlot de pauvreté au milieu d’un vaste océan de prospérité matérielle.

Cent ans plus tard, le Noir languit encore dans les coins de la société américaine et se trouve exilé dans son propre pays.

C’est pourquoi nous sommes venus ici aujourd’hui dénoncer une condition humaine honteuse. En un certain sens, nous sommes venus dans notre capitale nationale pour encaisser un chèque. Quand les architectes de notre République ont magnifiquement rédigé notre Constitution de la Déclaration d’Indépendance, ils signaient un chèque dont tout Américain devait hériter. Ce chèque était une promesse qu’à tous les hommes, oui, aux Noirs comme aux Blancs, seraient garantis les droits inaliénables de la vie, de la liberté et de la quête du bonheur.

Il est évident aujourd’hui que l’Amérique a manqué à ses promesses à l’égard de ses citoyens de couleur. Au lieu d’honorer son obligation sacrée, l’Amérique a délivré au peuple Noir un chèque en bois, qui est revenu avec l’inscription “ provisions insuffisantes ”. Mais nous refusons de croire qu’il n’y a pas de quoi honorer ce chèque dans les vastes coffres de la chance, en notre pays. Aussi, sommes-nous venus encaisser ce chèque, un chèque qui nous donnera sur simple présentation les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

Nous sommes également venus en ce lieu sacrifié pour rappeler à l’Amérique les exigeantes urgences de l’heure présente. Ce n’est pas le moment de s’offrir le luxe de laisser tiédir notre ardeur ou de prendre les tranquillisants des demi-mesures.

C’est l’heure de tenir les promesses de la démocratie.

C’est l’heure d’émerger des vallées obscures et désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justice raciale.

C’est l’heure d’arracher notre nation des sables mouvant de l’injustice raciale et de l’établir sur le roc de la fraternité.

C’est l’heure de faire de la justice une réalité pour tous les enfants de Dieu.

Il serait fatal pour la nation de fermer les yeux sur l’urgence du moment. Cet étouffant été du légitime mécontentement des Noirs ne se terminera pas sans que n’advienne un automne vivifiant de liberté et d’égalité.

1963 n’est pas une fin, c’est un commencement. Ceux qui espèrent que le Noir avait seulement besoin de se défouler et qu’il se montrera désormais satisfait, auront un rude réveil, si la nation retourne à son train-train habituel.

Il n’y aura ni repos ni tranquillité en Amérique jusqu’à ce qu’on ait accordé au peuple Noir ses droits de citoyen. Les tourbillons de la révolte ne cesseront d’ébranler les fondations de notre nation jusqu’à ce que le jour éclatant de la justice apparaisse.

Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, debout sur le seuil accueillant qui donne accès au palais de la justice : en procédant à la conquête de notre place légitime, nous ne devons pas nous rendre coupables d’agissements répréhensibles.

Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant à la coupe de l’amertume et de la haine. Nous devons toujours mener notre lutte sur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications créatrices dégénérer en violence physique.

Sans cesse, nous devons nous élever jusqu’aux hauteurs majestueuses où la force de l’âme s’unit à la force physique.

Le merveilleux esprit militant qui a saisi la communauté noire ne doit pas nous entraîner vers la méfiance de tous les Blancs, car beaucoup de nos frères blancs érigent, par leur présence ici aujourd’hui, la preuve, qu’ils ont compris que leur destinée est liée à la nôtre.

L’assaut que nous avons monté ensemble pour supprimer les remparts de l’injustice doit être mené par une armée bi-raciale. Nous ne pouvons marcher tout seul au combat. Et au cours de notre progression il faut nous engager à continuer d’aller de l’avant, ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière.

Il y a des gens qui demandent aux militants des Droits Civiques : “ Quand serez-vous enfin satisfaits ? ”

Nous ne serons jamais satisfaits aussi longtemps que le Noir sera la victime d’indicibles horreurs de la brutalité policière.

Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos corps, lourds de la fatigue des voyages, ne trouveront pas un abri dans les motels des grandes routes ou les hôtels des villes.

Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que la liberté de mouvement du Noir ne lui permettra guère que d’aller d’un petit ghetto à un ghetto plus grand.

Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos enfants, même devenus grands, ne seront pas traités en adultes et verront leur dignité bafouée par les panneaux “ Réservé aux Blancs ”.

Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps qu’un Noir du Mississippi ne pourra pas voter et qu’un Noir de New-York croira qu’il n’a aucune raison de voter.

Non, nous ne sommes pas satisfaits et ne le serons jamais, tant que le droit ne jaillira pas comme l’eau, et la justice comme un torrent intarissable.

Je n’ignore pas que certains d’entre vous ont été conduis ici par un excès d’épreuves et de tribulations.

D’aucuns sortent à peine d’étroites cellules de prison.

D’autres viennent de régions où leur quête de liberté leur a valu d’être battus par les orages de la persécution et secoués par les bourrasques de la brutalité policière.

Vous avez été les héros de la souffrance créatrice.

Continuez à travailler avec la certitude que la souffrance imméritée vous sera rédemptrice.

Retournez dans le Mississippi, retournez en Alabama, retournez en Caroline du Sud, retournez en Georgie, retournez en Louisiane, retournez dans les taudis et les ghettos des villes du Nord, sachant que de quelque manière que ce soit, cette situation peut et va changer. Ne croupissons pas dans la vallée du désespoir.

Je vous le dis ici et maintenant, mes amis, bien que, oui, nous ayons à faire face à des difficultés aujourd’hui et demain, je fais toujours ce rêve : c’est un rêve profondément ancré dans l’idéal américain.

Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : “ Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux ”.

Je rêve qu’un jour sur les collines rousses de Georgie les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je rêve qu’un jour, même l’État du Mississippi, un État où brûlent les feux de l’injustice et de l’oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.

Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère.

Je fais aujourd’hui un rêve !

Je rêve qu’un jour, même en Alabama, avec ses abominables racistes, avec son gouverneur à la bouche pleine des mots “ opposition ” et “ annulation ” des lois fédérales, que là même, en Alabama, un jour les petits garçons noirs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme frères et sœurs.

Je fais aujourd’hui un rêve !

Je rêve qu’un jour toute la vallée sera relevée, toute colline et toute montagne seront rabaissées, les endroits escarpés seront aplanis et les chemins tortueux redressés, la gloire du Seigneur sera révélée à tout être fait de chair.

Telle est notre espérance. C’est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud.

Avec cette foi, nous serons capables de distinguer dans la montagne du désespoir, une pierre d’espérance.

Avec cette foi, nous serons capables de transformer les discordes criardes de notre nation en une superbe symphonie de fraternité.

Avec cette foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d’aller en prison ensemble, de défendre la cause de la liberté ensemble, en sachant qu’un jour, nous serons libres. Ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter ces paroles qui auront alors un nouveau sens : “ Mon pays, c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante. Terre où sont morts mes pères, terre dont les pèlerins étaient fiers, que du flanc de chacune de tes montagnes, sonne la cloche de la liberté !”

Et, si l’Amérique doit être une grande nation, que cela devienne vrai.

Que la cloche de la liberté sonne du haut des merveilleuses collines du New Hampshire !

Que la cloche de la liberté sonne du haut des montagnes grandioses de l’État de New-York !

Que la cloche de la liberté sonne du haut des sommets des Alleghanys de Pennsylvanie !

Que la cloche de la liberté sonne du haut des cimes neigeuses des montagnes rocheuses du Colorado !

Que la cloche de la liberté sonne depuis les pentes harmonieuses de la Californie !

Mais cela ne suffit pas.

Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Stone de Georgie !

Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Lookout du Tennessee !

Que la cloche de la liberté sonne du haut de chaque colline et de chaque butte du Mississippi !

Du flanc de chaque montagne, que sonne le cloche de la liberté ! »

Quand nous permettrons à la cloche de la liberté de sonner dans chaque village, dans chaque hameau, dans chaque ville et dans chaque État, nous pourrons fêter le jour où tous les enfants de Dieu, les Noirs et les Blancs, les Juifs et les non-Juifs, les Protestants et les Catholiques, pourront se donner la main et chanter les paroles du vieux Negro Spiritual : “ Enfin libres, enfin libres, grâce en soit rendue au Dieu tout puissant, nous sommes enfin libres ! . »

(Source : http://www.jeuneafrique.com/168911/politique/i-have-a-dream-le-texte-int-gral-en-fran-ais-du-discours-de-martin-luther-king)

Israël appelle encore (il le fait inlassablement depuis 1948, et le peuple juif même avant) à la co-existence, Israël l’applique déjà au quotidien (2 millions d’Arabes vivent en Israël) tandis que  l’AP appelle à un État « purifié » de tout Juif, un État Judenrein.

Voilà qui en dit long sur où sont les bons, où sont les mauvais, où sont les pacifiques et où sont les belliqueux, où sont ceux qui appellent à la co-existence et au respect mutuel et ceux qui appellent à la disparition de l’autre (dans tous les sens du terme), où sont les colonisés et où sont les colonisateurs, où sont les antiracistes  et où sont les racistes…

La véritable nature du conflit n’est pas territoriale. Ce conflit est généré par l’antisémitisme. Si l’État d’Israël avait été un État musulman, personne ne le contesterait, ni chez les Arabes, ni chez les Européens ! Mais cet État est un État juif, et ça change tout.